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Ascenseurs : merci au « PARTICULIER Immobilier »

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Oui, merci au PARTICULIER Immobilier qui - face à l’offensive indécente des ascensoristes (voir plus bas) - donne la parole à l’ARC et rééquilibre les points de vue.

 

Voyons cela.

 

1-     L’impossible mise en conformité des ascenseurs dans les délais

 

Tout le monde en est persuadé, maintenant (alors que, de notre côté, nous le disons depuis longtemps) : il est impossible que l’échéance de 2008 soit tenue (voir ici même :  l’ARC avait trois fois raison).

 

Or, que prétendent les ascensoristes ?

Ceux-ci continuent à dire que si les délais ne pourront pas être tenus c’est uniquement la faute des propriétaires d’appareil et qu’il faut que ceux-ci se réveillent.

C’est inouï !

 

2-     La responsabilité totale des ascensoristes

 

Oui, c’est inouï,car se sont les ascensoristes et eux seuls qui sont - et ceci pour trois séries de raison - responsables de la situation.

Première série : les ascensoristes - au lieu d’aider les copropriétaires à faire les travaux sur quinze ans les ont forcé à les faire en une fois, donc sur cinq ans.

Conséquence : les ascensoristes ont créé eux-mêmes un engorgement et sont INCAPABLES de faire face aux gros travaux qu’ils ont encouragés à faire faire en une fois.

 Deuxième série : les ascensoristes ont tellement exagéré les prix (de l’ordre de            50 %) qu’ils ont créé un réflexe de rejet et de prudence de la part des copropriétaires.

Là encore, leur appétit commercial est seul responsable.

Troisième série : les ascensoristes - faute d’avoir su créer des emplois qualifiés en nombre suffisant - s’avèrent incapable de réaliser la mise en conformité dont leur lobby a obtenu l’obligation.

 

3-     Merci au PARTICULIER Immobilier

 

Oui, le PARTICULIER doit être remercié pour tenter de rééquilibrer le discours des ascensoristes (ce qui n’est pas le cas de tous les médias…), ceci en donnant la parole à l’ARC.

Voici quelques extraits d’un article du PARTICULIER du mois de juin :

« Plus de 400000 ascenseurs doivent être révisés avant juillet 2008, dont 230000 équipant des copropriétés: une obligation instaurée par la loi « Urbanisme et habitat » du 2 juillet 2003. Mission impossible, compte tenu de la charge de travail des ascensoristes ? En tout état de cause, casse-tête technique et financier pour nombre de copropriétés.

 

A qui se fier? Alors que les travaux de mise en sécurité des ascenseurs doivent être réalisés essentiellement en deux tranches, la première avant juillet 2008 et la seconde avant juillet 2013 (seul un nombre restreint d'appareils étant concernés par la troisième échéance de juillet 2018), la plupart des diagnostics réalisés par les bureaux d'études recomman­dent aujourd'hui de grouper l'ensemble des travaux avec pour date butoir juillet 2008. Même suggestion de la part des ascensoristes qui, dans leurs devis, ne manquent pas de souligner les inconvénients d'une double intervention : deux immobilisations succes­sives des appareils et un coût global plus élevé, surtout si de nouvelles pièces, utilisées pour répondre aux Impératifs de 2008, sont incompatibles avec les systèmes électroni­ques imposés par ceux de 2013.

Que penser de ces arguments ?

 

L'ARC (Association des res­ponsables de copropriété) les récuse formellement, rétor­quant qu'en échelonnant les travaux, non seulement les copropriétaires échelonnent la dépense, mais qu’ils mettent aussi l'ascensoriste en place dans l'obligation de rempla­cer à ses frais les pièces hors d'usage, comme prévu au contrat d'entretien.

 

En atten­dant 2013 pour installer les dispositifs les plus coûteux, lesquels seront déjà vieux de cinq ans si tous les travaux sont réalisés simultanément en 2008, les copropriétaires gagnent ainsi cinq ans. Sans compter que des avancées technologiques sont toujours possibles et qu'il vaut mieux bénéficier des der­nières en date.

Vers une prorogation ?

 

Par ailleurs, alors même qu'ils engagent l'ensemble des copropriétés concernées à commander au plus vite l'ensemble des travaux, les ascensoristes reconnaissent qu'ils ne pourront faire face à cet afflux de commandes. Presque toutes les entreprises avouent, en effet, rencontrer des difficultés pour recruter du personnel qualifié et elles sont pratiquement unanimes à prédire l'impossibilité de respecter l'échéance de 2008. Mais, au dire d'une majorité d'entre elles, les copropriétai­res seraient les premiers res­ponsables, leur processus de décision étant trop lent. Les ascensoristes citent également, au rang des freins à la décision, les difficultés de financement rencontrées par les coproprié­taires. Une préoccupation qui est aussi aujourd'hui celle des pouvoirs publics, conscients que, notamment dans les immeubles constitués d'un faible nombre de lots, les quotes-parts de chacun sont conséquentes. Une réflexion est donc engagée sur des dis­positifs de financement qui les rendraient plus supporta­bles. Une autre solution qui semble se faire jour consiste­rait à reporter les échéances. Comme l'ARC s'est empres­sée de le suggérer, début avril, dans une lettre à Jean-Louis Borloo, alors ministre du Logement, soulignant qu'une prorogation aurait pour effet de « desserrer l'étau commer­cial autour des copropriétés » et de permettre à des centaines de milliers de copropriétaires de ne pas se trouver « hors la loi » en juillet 2008. Le nou­veau gouvernement sera-t-il sensible à ces arguments ? ».

 

Exact. Et nous espérons bien que le nouveau Gouvernement saura entendre notre demande et nos arguments.

 

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