Voici
un des nombreux témoignages qui nous parviennent tous
les jours et qui permettent de comprendre pourquoi
il est indispensable
de reporter les délais concernant la mise en conformité
des ascenseurs. Nous reviendrons la semaine
prochaine sur notre action auprès du Gouvernement
à ce sujet.
« Monsieur le Président de l’ARC,
J'ai pris connaissance des très intéressantes
fiches que vous publiez sur votre site à propos delà
mise en sécurité des ascenseurs. Dans ma copropriété de 35 lots
principaux, nous avons un énorme problème puisque,
seule une entreprise qui est chargée de l'entretien
des 4 ascenseurs a présenté un devis ; celui-ci a
d'ailleurs augmenté en un an de 26%, et la dépense
va de 1500 euros à 10.000 euros par ménage (je dis
bien 10.000 euros pour le ménage situé au 5e niveau
et représentant 3800/10.000 millièmes).
Cet exemple confirme, et rejoint vos
propres observations. Notre syndic
nous dit qu'il y a peu de chances qu'une autre entreprise
soumissionne et nous enjoint d'accepter ce marché
pour réaliser les 19 opérations de sécurité et ajoute
que nous ne serons plus assurés si les travaux ne
sont pas réalisés avant le 3 juillet 2008 !
Je viens, en reprenant, notamment, votre
argumentaire, d'attirer l'attention de mon député
ainsi que du Président de la
République qui entre nous a bien d'autres
chiens à fouetter en ce moment. En effet, il est clair
qu'il faut observer là la fois le décret du 9 septembre
2004 et le Code de la
Consommation qui exige que les règles de
concurrence comme vous l'indiquez soient observées.
Or, pour des milliers d'ascenseurs, il est clair que
l'on ne pourra satisfaire à ces deux exigences. Je
pense que cela doit être assez facile à comprendre
!
Question : puisque vous
dites que l'ARC n'est pas le seul concerné dans la
défense des copropriétaires, mais qu'entre autres
la CGL,
l'union nationale des HLM sont également interpellées
par ce problème, pourquoi n'intervenez pas tous ensemble
au niveau des Ministères concernés (Justice, Logement,
Industrie) pour leur demander de modifier le décret
du 9 septembre 2004 et proroger le délai actuel d'une
année; ce qui permettrait une certaine respiration
et amènerait les ascensoristes à modérer leurs prétentions
en matière de prix.
Comme je l'indique à mes deux destinataires,
il n'y a pas le feu au lac, car avec une dizaine de
morts par an, le caractère mortifère des ascenseurs
n'est pas évident ; comparé aux morts causés par la
route, les hôpitaux, les passages à niveau et les
conduites en fonte de GDF. Mais, vu le caractère spectaculaire
des incidents, la résorption rapide de ceux-ci est
devenue politiquement correct.
Je vous dis cela car, à la lecture de vos
fiches, je n'ai pas le sentiment que vous ayez effectué
une telle démarche. Or, votre association est suffisamment
représentative pour exercer une action de lobbying.
Je vous remercie de votre attention et
vous prie de recevoir, M. le Président, l'expression
de mes sentiments les meilleurs ».