- Résister, c’est résister
à la pression commerciale, aux vexations commerciales
mais, aussi aux pratiques honteuses et pénalisantes
de certains professionnels qui peuvent friser l’ignominie.
- L’histoire qui suit
met en scène un syndicat de copropriétaires « résistant » et un ascensoriste au-dessous de tout, qui a
tenté de faire céder de braves gens en mettant à
l’arrêt de façon illégitime de l’ascenseur
de la copropriété pendant plusieurs semaines, ce
qui est un acte gravement préjudiciable pour les
copropriétaires.
- Une précision, encore :
nous sommes particulièrement fiers - oui, fiers
- d’avoir dans nos rangs des adhérents de cette
trempe et invitons les tièdes - adhérents ou non
- à suivre leur courageux chemin.
- Si vous ne deviez
lire qu’un seul des « abus »
de l’ARC, c’est bien celui-ci. Ames éprises de récits
humbles et épiques, chaussez vos lunettes et retenez
votre souffle.
COPROPRIÉTÉ DU 3 RUE…………..
Syndic bénévole
Ascenseurs DRIEUX COMBALUZIER
153
Rue de Noisy-Le-Sec
B.P.71,
93261 LES LILAS Cedex
recommandé AR
À
l’attention de la direction générale
Madame,
Monsieur
Vous nous avez fait parvenir
par courrier un nouveau contrat d’entretien pour notre
ascenseur.
Nous avons pris la décision de ne pas le signer. Notre ancien contrat
a été annulé de fait par le nouveau contrat qui le
remplace conformément au décret n° 2004-964 du 09
septembre 2004.
Mais notre décision a
été motivée principalement par votre volonté avérée
de faire du commerce forcé.
Vous avez arrêté notre
ascenseur du mardi 22 mai au jeudi 7 juin, soit pendant
une période de 17 jours en prenant le
prétexte de la panne de notre cellule de passage,
et en nous offrant comme unique alternative la mise
au normes relative à la nouvelle loi SAE (fourniture
et adaptation d’un rideau de cellule), due au mois
de juillet 2008, soit dans plus de un an, et en nous
offrant des prestations d’un coût prohibitif par rapport
à ce qui se pratique dans le marché. Vous avez refusé
d’envisager le changement de cette cellule, prétextant
l’interdiction de ce genre de réparation.
Nous avons alors mandaté
un expert en ingénierie ascenseur d’une société… conseillée
par l’ARC. Dans son rapport après sa visite, l’expert
écrit : nous précisons que l’installation a été mise
à l’arrêt par le prestataire pour une cellule de réouverture
de porte hors service. Nous rappelons que l’ascenseur
est équipé d’un dispositif mécanique de réouverture
( contact choc), d’un bouton
stop en cabine et que ces deux éléments sont opérationnels.
Le contrat d’entretien normal signé par les 2 parties
stipule la prise en charge de ce matériel. Cette mise
à l’arrêt est donc abusive.
Une des copropriétaires
habitant le quatrième étage est âgée de 75 ans. Moi-même,
habitant au 5ème étage souffre d’asthme qui nécessite
un traitement quotidien. Quant à ma femme, elle a
des problèmes aux genoux.
À l’issue d’un coup de
téléphone de Mr T….,
conseiller à l’ARC dans le domaine des ascenseurs
le mercredi 6 juin, un réparateur de votre société
est venu revoir l’ascenseur, pour confirmer lors de
sa visite qu’il ne remettrait pas cet appareil en service
selon les consignes
de Mr V…….. avec lequel
il était en contact téléphonique. Ce même jour, en
début d’après-midi, Mr V……..
s’est rendu sur les lieux.
Il a continué d’affirmer à Mme L………., copropriétaire habitant au troisième étage et à moi-même
qu’il était impossible de changer de cellule, celles-ci
étant introuvables sur le marché et irréparables.
J’ai alors descendu le
contrat à Mr V…. qui a pu constater qu’au 6ème paragraphe
des conditions d’entretien figurait pour la cabine
la mention dispositif de sécurité de cellule photo-électrique,
la cellule a été réparée le lendemain, jeudi 7 juin
2007.
Comme par enchantement
l’opération impossible pendant 17 jours a été réalisée
le lendemain.
Nous pensions que ces méthodes dataient d’un autre âge. Nombre de syndics
bénévoles de petites copropriétés comme la nôtre peuvent
être impressionnées par un arrêt brutal des installations
sans autre forme d’explication qu’un devis abusif
envoyé dans la foulée de l’incident.
Il y a dans notre copropriété
une parfaite entente et un échange constant de renseignements
sur le fonctionnement de cette celle-ci. Nous ne sommes
pas à l’abri d’erreurs car nous ne sommes pas des
professionnels du bâtiment mais la prudence et l’écoute
des autres limites sans doute les éventuels dégâts
causés par des bonimenteurs avides de chiffres d’affaires
destinés à plaire aux actionnaires.
La légèreté de votre
conduite dans notre affaire est donc suffisante pour
cesser toutes relations commerciales avec votre entreprise
à partir du 30 juin 2007, date de fin du contrat.
Mr K………, représentant du syndic du 3 rue………..
PS : copie de ce courrier sera transmise à l’ARC,
au ministère de tutelle ainsi qu’à d’autres organisations
de défense des consommateurs ».
Admettez tout de même…