ARC Abus n°1071: 19 06 07 /©

L’esprit de la « résistance » face aux ascensoristes:

 un récit à ne pas manquer

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  • Résister, c’est résister à la pression commerciale, aux vexations commerciales mais, aussi aux pratiques honteuses et pénalisantes de certains professionnels qui peuvent friser l’ignominie.
  • L’histoire qui suit met en scène un syndicat de copropriétaires « résistant » et un ascensoriste au-dessous de tout, qui a tenté de faire céder de braves gens en mettant à l’arrêt de façon illégitime de l’ascenseur de la copropriété pendant plusieurs semaines, ce qui est un acte gravement préjudiciable pour les copropriétaires.
  • Une précision, encore : nous sommes particulièrement fiers - oui, fiers - d’avoir dans nos rangs des adhérents de cette trempe et invitons les tièdes - adhérents ou non - à suivre leur courageux chemin.
  • Si vous ne deviez lire qu’un seul des « abus » de l’ARC, c’est bien celui-ci. Ames éprises de récits humbles et épiques, chaussez vos lunettes et retenez votre souffle.

 

 

COPROPRIÉTÉ DU 3 RUE…………..

Syndic bénévole

 

Ascenseurs DRIEUX COMBALUZIER

153 Rue de Noisy-Le-Sec

B.P.71, 93261 LES LILAS Cedex                                   recommandé AR

 

À l’attention de la direction générale

Madame, Monsieur

 

            Vous nous avez fait parvenir par courrier un nouveau contrat d’entretien pour notre ascenseur.

Nous avons pris la décision de ne pas le signer. Notre ancien contrat a été annulé de fait par le nouveau contrat qui le remplace conformément au décret n° 2004-964 du 09 septembre 2004.

            Mais notre décision a été motivée principalement par votre volonté avérée de faire du commerce forcé.

            Vous avez arrêté notre ascenseur du mardi 22 mai au jeudi 7 juin, soit pendant une période de 17 jours en prenant le  prétexte de la panne de notre cellule de passage, et en nous offrant comme unique alternative la mise au normes relative à la nouvelle loi SAE (fourniture et adaptation d’un rideau de cellule), due au mois de juillet 2008, soit dans plus de un an, et en nous offrant des prestations d’un coût prohibitif par rapport à ce qui se pratique dans le marché. Vous avez refusé d’envisager le changement de cette cellule, prétextant l’interdiction de ce genre de réparation.

            Nous avons alors mandaté un expert en ingénierie ascenseur d’une société… conseillée par l’ARC. Dans son rapport après sa visite, l’expert écrit : nous précisons que l’installation a été mise à l’arrêt par le prestataire pour une cellule de réouverture de porte hors service. Nous rappelons que l’ascenseur est équipé d’un dispositif mécanique de réouverture ( contact choc), d’un bouton stop en cabine et que ces deux éléments sont opérationnels. Le contrat d’entretien normal signé par les 2 parties stipule la prise en charge de ce matériel. Cette mise à l’arrêt est donc abusive.

            Une des copropriétaires habitant le quatrième étage est âgée de 75 ans. Moi-même, habitant au 5ème étage souffre d’asthme qui nécessite un traitement quotidien. Quant à ma femme, elle a des problèmes aux genoux.

            À l’issue d’un coup de téléphone de Mr T…., conseiller à l’ARC dans le domaine des ascenseurs le mercredi 6 juin, un réparateur de votre société est venu revoir l’ascenseur, pour confirmer lors de sa visite  qu’il ne remettrait pas cet appareil en service selon les consignes  de Mr V…….. avec lequel il était en contact téléphonique. Ce même jour, en début d’après-midi, Mr V…….. s’est rendu sur les lieux. Il a continué d’affirmer à Mme L………., copropriétaire habitant au troisième étage et à moi-même qu’il était impossible de changer de cellule, celles-ci étant introuvables sur le marché et irréparables.

            J’ai alors descendu le contrat à Mr V…. qui a pu constater qu’au 6ème paragraphe des conditions d’entretien figurait pour la cabine la mention dispositif de sécurité de cellule photo-électrique, la cellule a été réparée le lendemain, jeudi 7 juin 2007.

            Comme par enchantement l’opération impossible pendant 17 jours a été réalisée le lendemain.

Nous pensions que ces méthodes dataient d’un autre âge. Nombre de syndics bénévoles de petites copropriétés comme la nôtre peuvent être impressionnées par un arrêt brutal des installations sans autre forme d’explication qu’un devis abusif envoyé dans la foulée de l’incident.

            Il y a dans notre copropriété une parfaite entente et un échange constant de renseignements sur le fonctionnement de cette celle-ci. Nous ne sommes pas à l’abri d’erreurs car nous ne sommes pas des professionnels du bâtiment mais la prudence et l’écoute des autres limites sans doute les éventuels dégâts causés par des bonimenteurs avides de chiffres d’affaires destinés à plaire aux actionnaires.

            La légèreté de votre conduite dans notre affaire est donc suffisante pour cesser toutes relations commerciales avec votre entreprise à partir du 30 juin 2007, date de fin du contrat.

Mr K………, représentant du syndic du 3 rue………..

PS : copie de ce courrier sera transmise à l’ARC, au ministère de tutelle ainsi qu’à d’autres organisations de défense des consommateurs ».

Admettez tout de même…

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