ARC Abus n°1078: 27 06 07 /©

Des adhérents qui passent à la « gestion directe »

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À GONESSE il y a une copropriété de 67 logements - adhérente à l’ARC depuis cinq ans - qui - lassée d’essayer de faire faire à son syndic son travail (surtout en matière de suivi des entreprises et de petits travaux), lassée d’avoir à corriger ses erreurs comptables, lassée d’avoir à négocier en permanence des honoraires supplémentaires toujours plus forts, lassée d’avoir à payer 20 % de plus pour avoir un compte séparé, lassée d’avoir à refuser l’entrée dans la copropriété des filiales de ce syndic, lassée d’avoir à refuser de payer des contrats de type ARCHIVECO (gestion des archives), etc, etc. a décidé de se passer des services coûteux de son syndic professionnel et de se gérer elle-même.

 

C’est vrai, quoi ! Est-il normal qu’il faille passer tant de temps (qui épuise et décourage) et consacrer tant d’argent à essayer d’obtenir que son syndic professionnel  fasse simplement son travail ?

 

Les copropriétaires - à l’unanimité - ont dit « non » et sont donc passés à la gestion directe.

 

Voici l’interview effectué  par l’ARC auprès de la nouvelle syndic bénévole, jusque là Présidente du Conseil syndical :

 

1-         Pourquoi êtes-vous passé en gestion directe ?

Voilà les raisons qui nous ont poussé à nous séparer de notre syndic :

-          mauvaise gestion de nos problèmes ;

-          délai de réactivité trop long ;

-          prestations non conformes au contrat ( ex : les visites annuelles prévues au contrat ne sont pas effectuées) ;

-          tâches de gestion courante transférées en tâches particulières (ex : externalisation de la gestion des archives)

-          coût des frais de mutation trop élevés et injustifiés pour l’acquéreur ;

-          coût prohibitif pour ouverture d’un compte séparé ;

-          honoraires sur travaux trop élevés et non négociables dans le cadre de gros travaux.

 

2-         Cela a-t-il été difficile ?

Le plus difficile a été de prendre la décision car je savais que la charge serait lourde ;

Les copropriétaires n’attendaient que cela car lorsqu’ils avaient un problème je les ai toujours aidé à le régler.

L’aide de l’ARC sur le plan juridique me rassure et j’ai testé celle-ci déjà à plusieurs reprises.

Au démarrage il y a un gros travail de saisie, mais cette tâche est facilitée par la bonne connaissance qu’un président de conseil syndical a de la copropriété.

Il faut s’investir beaucoup, mais après deux semaines, je suis en mesure de ventiler les charges, le PV d’AG grâce au logiciel .

Là aussi, si un problème se pose on trouve au bout du fil à l’ARC un interlocuteur à l’écoute de nos problèmes et très compétent.

J’ai une charge de travail supplémentaire mais je vais y gagner en sérénité. En effet, c’est très éprouvant de se « battre » sans arrêt avec son syndic pour arriver à ce que le travail soit fait correctement... 

3-         Combien serez-vous pour assumer la tâche dans la copropriété ?

Pour assumer toute la gestion comptable et financière ainsi que toutes les tâches incombant au syndic, je serai seule, mais le conseil syndical existe toujours (7 personnes) et je sais que je pourrai compter sur lui pour m’aider à faire respecter le règlement (si besoin est) , ventiler les convocations aux AG, distribuer les PV, faire émarger, poster les lettres recommandées ...

De plus, ce dernier s’investit beaucoup dans l’entretien de la résidence et réalise de nombreux travaux.

Je suis assurée de leur soutien.

4-         Comment allez-vous vous organiser ?

Lorsque toutes les saisies auront été faites, que le syndic m’aura rendu les comptes, je pense qu’après ça devrait bien se passer.

Je travaillerai de façon régulière et réglerai sans attendre les litiges avec les fournisseurs, saisirai les factures dès réception et les paierai après vérification des révisions de prix et des bordereaux de travaux.

Je vérifierai le respect de tous les contrats et si un fournisseur me pose problème, je le rencontrerai et si les choses ne s’arrangent pas, je n’hésiterai pas à en changer.

Je vais d’ailleurs reprendre tous les contrats et, si besoin est, les renégocier.

Les charges seront éditées 15 jours avant la date d’échéance et les chèques encaissés dans les meilleurs délais.

Si une relance doit avoir lieu elle sera faite.

Une réunion mensuelle syndic/conseil syndical sera organisée (excepté en juillet/août).

Nous passerons dans tous les bâtiments et noterons les problèmes en indiquant « qui fait quoi » et « quand »,ce qui permettra lors des réunions suivantes de faire le point.

Tous les copropriétaires ont accès à ma boîte aux lettres et peuvent y déposer leurs problèmes.

J’ai également ouvert une adresse e-mail à leur intention.

J’étudierai également la nécessité de réaliser certains travaux afin de les proposer en AG.

5-         Qu’est-ce qui vous fait peur (si quelque chose vous fait peur) ?

Comme je le disais tout à l’heure, le fait de savoir qu’en cas de problème je peux compter sur différents intervenants dissipe mes craintes.

6-         Avez-vous quelques conseils à donner aux adhérents de l’ARC ?

Difficile de donner des conseils car je démarre juste.

Toutefois, je leur dirai que si leur syndic pose problème et qu’ils sont organisés,  ont de bonnes relations avec les copropriétaires et veulent réduire les coûts de gestion, alors qu’ils se lancent !

Merci, chère adhérente et longue vie à votre copropriété. Comme vous le dites, nous serons toujours à vos côtés.

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