À
GONESSE il y a une copropriété de 67 logements - adhérente
à l’ARC depuis cinq ans - qui - lassée
d’essayer de faire faire à son syndic son travail
(surtout en matière de suivi des entreprises et de
petits travaux), lassée
d’avoir à corriger ses erreurs comptables, lassée
d’avoir à négocier en permanence des honoraires supplémentaires
toujours plus forts, lassée
d’avoir à payer 20 % de plus pour avoir un compte
séparé, lassée d’avoir à refuser l’entrée dans la
copropriété des filiales de ce syndic, lassée
d’avoir à refuser de payer des contrats de type ARCHIVECO
(gestion des archives), etc,
etc. a décidé de se passer des services coûteux de
son syndic professionnel et de se gérer elle-même.
C’est
vrai, quoi ! Est-il normal qu’il faille passer
tant de temps (qui épuise et décourage) et consacrer
tant d’argent à essayer d’obtenir que son syndic professionnel
fasse simplement son travail ?
Les
copropriétaires - à l’unanimité - ont dit « non » et sont donc
passés à la gestion directe.
Voici l’interview effectué par l’ARC auprès de la nouvelle
syndic bénévole, jusque là Présidente du Conseil syndical :
1-
Pourquoi
êtes-vous passé en gestion directe ?
Voilà les raisons
qui nous ont poussé à nous séparer de notre syndic :
-
mauvaise gestion de nos problèmes ;
-
délai de réactivité trop long ;
-
prestations non conformes au contrat ( ex : les visites annuelles prévues au contrat ne sont
pas effectuées) ;
-
tâches de gestion courante transférées en tâches particulières
(ex : externalisation de la gestion des archives)
-
coût des frais de mutation trop élevés et injustifiés
pour l’acquéreur ;
-
coût prohibitif pour ouverture d’un compte séparé ;
-
honoraires sur travaux trop élevés et non négociables
dans le cadre de gros travaux.

2-
Cela
a-t-il été difficile ?
Le plus difficile
a été de prendre la décision car je savais que la
charge serait lourde ;
Les copropriétaires
n’attendaient que cela car lorsqu’ils avaient un problème
je les ai toujours aidé à le régler.
L’aide de l’ARC sur
le plan juridique me rassure et j’ai testé celle-ci
déjà à plusieurs reprises.
Au démarrage il y
a un gros travail de saisie, mais cette tâche est
facilitée par la bonne connaissance qu’un président
de conseil syndical a de la copropriété.
Il faut s’investir
beaucoup, mais après deux semaines, je suis en mesure
de ventiler les charges, le PV d’AG grâce au logiciel
.
Là aussi, si un problème
se pose on trouve au bout du fil à l’ARC un interlocuteur
à l’écoute de nos problèmes et très compétent.
J’ai une charge de
travail supplémentaire mais je vais y gagner en sérénité.
En effet, c’est très éprouvant de se « battre »
sans arrêt avec son syndic pour arriver à ce que le
travail soit fait correctement...

3-
Combien
serez-vous pour assumer la tâche dans la copropriété ?
Pour assumer toute
la gestion comptable et financière ainsi que toutes
les tâches incombant au syndic, je serai seule, mais
le conseil syndical existe toujours (7 personnes)
et je sais que je pourrai compter sur lui pour m’aider
à faire respecter le règlement (si besoin est) ,
ventiler les convocations aux AG, distribuer les PV,
faire émarger, poster les lettres recommandées ...
De plus, ce dernier
s’investit beaucoup dans l’entretien de la résidence
et réalise de nombreux travaux.
Je suis assurée de
leur soutien.

4-
Comment
allez-vous vous organiser ?
Lorsque toutes les
saisies auront été faites, que le syndic m’aura rendu
les comptes, je pense qu’après ça devrait bien se
passer.
Je travaillerai de
façon régulière et réglerai sans attendre les litiges
avec les fournisseurs, saisirai les factures dès réception
et les paierai après vérification des révisions de
prix et des bordereaux de travaux.
Je vérifierai le
respect de tous les contrats et si un fournisseur
me pose problème, je le rencontrerai et si les choses
ne s’arrangent pas, je n’hésiterai pas à en changer.
Je vais d’ailleurs
reprendre tous les contrats et, si besoin est, les
renégocier.
Les charges seront
éditées 15 jours avant la date d’échéance et les chèques
encaissés dans les meilleurs délais.
Si une relance doit
avoir lieu elle sera faite.
Une réunion mensuelle
syndic/conseil syndical sera organisée (excepté en
juillet/août).
Nous passerons dans
tous les bâtiments et noterons les problèmes en indiquant
« qui fait quoi » et « quand »,ce
qui permettra lors des réunions suivantes de faire
le point.
Tous les copropriétaires
ont accès à ma boîte aux lettres et peuvent y déposer
leurs problèmes.
J’ai également ouvert
une adresse e-mail à leur intention.
J’étudierai également
la nécessité de réaliser certains travaux afin de
les proposer en AG.

5-
Qu’est-ce
qui vous fait peur (si quelque chose vous fait peur) ?
Comme je le disais
tout à l’heure, le fait de savoir qu’en cas de problème
je peux compter sur différents intervenants dissipe
mes craintes.

6-
Avez-vous
quelques conseils à donner aux adhérents de l’ARC ?
Difficile de donner
des conseils car je démarre juste.
Toutefois, je leur
dirai que si leur syndic pose problème et qu’ils sont
organisés, ont de bonnes relations avec les
copropriétaires et veulent réduire les coûts de gestion,
alors qu’ils se lancent !
Merci,
chère adhérente et longue vie à votre copropriété.
Comme vous le dites, nous serons toujours à vos côtés.