I.
Rappel sur le contrôle
Un
contrôle technique périodique obligatoire pour tous
les ascenseurs a été instauré par la Loi Urbanisme et Habitat (art.
L.125-2-3 du Code de la construction et de l’habitation)
Les
modalités de ce contrôle technique sont précisées
par les articles R 125-2-4 à R 125-2-6 CCH et par
un arrêté du 18 novembre 2004.
Le
propriétaire d’un ascenseur est tenu de faire réaliser
tous les 5 ans un contrôle de son installation.
Le premier contrôle technique obligatoire
devra intervenir en fonction de la date de l’installation
de l’ascenseur : avant ou après le 27 août 2000.
-
ascenseurs
installés avant le 27 août 2000 :
.
le 3 juillet 2009 si la mise en place des dispositifs
de sécurité réglementaires a
été faite avant le 3 juillet 2008,
.
un an après la date d’achèvement des travaux si la
mise en conformité est effectuée à partir du 3 juillet
2008
Les
ascenseurs n’ayant pas fait l’objet de la mise en
place de l’un ou plusieurs des dispositifs obligatoires
doivent être contrôlés avant le 31 décembre 2011.
-
ascenseurs
installés à partir du 27 août 2000 :
.
avant le 30 juin 2009 pour les ascenseurs installés
avant le 1er juillet 2004,
.
pour les équipements installés à partir du 1er
juillet 2004, la date limite est de 5 ans maximum
après la date d’installation.
Le
propriétaire de l’ascenseur fait appel à son choix
à une personne habilitée ou certifiée à cet effet.
Le
contrôleur remet au propriétaire, dans un délai de
30 jours suivant l’exécution de sa mission, un rapport
détaillé.
Ce
rapport devra être communiqué, à sa demande, à toute
personne disposant d’un titre d’occupation dans l’immeuble.
Le
propriétaire transmet le rapport de contrôle à l’entreprise
chargée de l’entretien de l’ascenseur.
Pour
ceux d’entre vous qui souhaitent plus de détails,
notre guide
« Ascenseurs : comment
éviter le pire ? »
est toujours à votre disposition.
Par
ailleurs, sur le site internet de l’ARC, sur la « zone
adhérents », rubrique « Comment
faire/comment ça marche », sous rubrique
« ascenseurs », vous trouverez de nombreux articles relatifs
au contrôle technique périodique obligatoire, aux
mesures à adopter pour accompagner la sécurisation
de son ascenseur et négocier un nouveau contrat.
II.
Les chiffres de la FIEBCA
La FIEBCA (Fédération des Indépendants
Experts et Bureau de Contrôle Ascenseurs), est l’association
qui regroupe les « petits » bureaux d’études et de contrôles en matière d’ascenseurs.
Cette
association vient de faire savoir :
a)
que, selon elle,
seulement 15 % des copropriétés concernées avaient
réalisé leur contrôle ;
b)
que ces contrôles
révélaient souvent de gros problèmes :
-
travaux mal faits ;
-
travaux inutiles.
c)
communiqué AFP
de la FIEBCA :
« Nous tirons la sonnette d’alarme car seulement
15 % de ces contrôles obligatoires, qui doivent être
effectués dans l’année qui suit la réalisation de
ces travaux, ont eu lieu », a déclaré M. Hervé
Lasseigne, président de la
Fiebca lors d’une conférence de presse ».
« Le nombre de réserves de maintenance relevé :
7 à 10 en moyenne, plus de 20 dans deux cas extrêmes »,
indique M. Lasseigne.
La Fiebca affirme par ailleurs que les ascensoristes
minorent le nombre de pannes par appareil qui serait,
selon elle, non pas de 3, par appareil et par an mais
de « 6 à 12, hors vandalisme ».
III.
Que penser des informations de la FIEBCA ?
1.
Même si le chiffre
de 15 % est minoré, disons qu’en effet, beaucoup de
copropriétés n’ont pas encore fait leur contrôle.
2.
Il y a pour cela
trois raisons :
a)
Beaucoup de syndics
ont « oublié » de faire voter un audit.
b)
Lorsqu’ils proposent
un audit souvent il n’y a pas mise en concurrence
et les prix proposés sont très élevés (deux ou trois
fois le prix normal). Les copropriétaires ne sont
pas d’accord et ils ont raison.
c)
Enfin beaucoup
de contrôles sont simplement des « constats » que les travaux ont été faits (check-list, come
on dit) et les copropriétaires n’ont pas trop envie
de payer entre 500 et 1 000 € pour cela.
IV.
Notre conseil ?
N’attendez
pas que votre syndic vous propose un bureau d’études.
Demandez des devis et choisissez un bon bureau à qui
vous demanderez aussi (c’est dans la loi) de vérifier
que l’ascensoriste fait correctement son travail.
Si
vous êtes adhérents collectifs à l’ARC nous vous orienterons
vers des bureaux référencés qui ne se contenteront
pas de faire une « check-list ».