Naturellement,
« l’affaire
URBANIA » n’existait pas ; naturellement
il n’y avait qu’un différend bancaire entre « URBANIA et la Société Générale »,
naturellement (selon Monsieur Ivars, Président de
l’UNIS, ex-dirigeant d’URBANIA dont le frère est aujourd’hui
un des « patrons » d’URBANIA-Provence
et Vice-président de l’UNIS-Provence) « les
copropriétaires n’avaient RIEN à craindre ».
Naturellement.
Voici
donc les dernières nouvelles à ce sujet, article du
journal le Monde
paru le 17 juin 2010 :
«
En grande difficulté, le groupe immobilier
Urbania va être repris par le fonds IPE
Depuis juin 2009, le troisième gestionnaire de biens français,
qui gère 400 000 appartements, est sous le contrôle de deux administrateurs
Urbania, le troisième administrateur de biens
qui gère au travers de 107 cabinets,
400 000 appartements en copropriété ainsi que
des immeubles de bureaux (17 millions de mètres
carrés gérés par sa filiale Adyal)
va être racheté par le fonds d'investissement IPE, Investors in Private Equity. Selon un
communiqué publié le 15 juin, ce fond est
entré en « négociations exclusive ».
Fondé par le Libanais Michel Moubayed, Urbania
est depuis un an en grave difficulté financière.
En juin 2009, il avait été placé
sous le contrôle de deux administrateurs
ad hoc.
Le groupe a surtout fait l'objet d'une plainte
de la Société
Générale déposée le 23 décembre 2009 (le Monde du 5 mai 2010).
L'établissement et à ses côtés d'autres
banques - le Crédit Agricole, Fortis, la Banque
Palatine,
la Banque Française et l'Italienne Monte dei Paschi di Siena - ont constaté,
il y a un an, la disparition de quasiment 500
millions d'euros qu'elles avaient avancées à Urbania. Pour la Société
Générale, la perte potentielle atteint les 200
millions d'euros.
L'organigramme d'Urbania est complexe, avec une centaine de sociétés qui s'autodétiennent.
L'argent prêté par les banques a servi
aux rachats des sociétés entre elles, alors que les sommes auraient dû être placées sur
des produits sécurisés pour générer des produits financiers, améliorant ainsi la rentabilité de l'activité de syndic. La holding, baptisée Laurad de Michel Moubayed, est devenue une coquille vide, ne possédant plus qu'une créance sur Urbania et un droit de
rachat.
Le gouvernement notamment par l'intermédiaire du Comité
interministériel
de restructuration
industrielle (CIRI), voulait régler
cette affaire au plus vite, sans
léser les centaines de milliers de
copropriétaires qui, avec la déconfiture de
leur syndic, auraient
pu perdre une partie de la trésorerie
de leur immeuble. Le CIRI
a organisé une médiation entre
les banques et chercher un repreneur,
le promoteur Nexity a ainsi été sollicité.
C'est finalement IPE, dirigé par " un ex-salarié de la Caisse des dépôts, Philippe
Nguyen, qui a remporté
l'offre pour un montant inconnu.
« Notre objectif est de faire de ce groupe un prestataire
immobilier
européen, pour le compte de grands investisseurs, une activité en plein essor», explique
M. Nguyen. Il assure s'engager sur
le long terme. «
Le métier de syndic a besoin de se moderniser
en faisant appel aux techniques d'information et surtout de mieux former ses équipes», souligne-t-il. Il affirme connaître le secteur pour avoir participé
au rachat du conseil immobilier
Atis Real, (cédé depuis à
BNP Paribas immobilier) et ne compte
pas en rester là. De fait, il lorgne
sur le réseau Laforêt issu du même groupe Laurad.
De son côté, le Ministère de la Justice a préparé un projet de loi encadrant la profession de syndic, projet dont la discussion au Parlement
est prévue en septembre. Une
première version du texte circule, qui fait réagir
les professionnels tant les mesures proposées sont
sévères. La pratique du compte
bancaire commun où tous les copropriétaires
versent leurs charges
sera prohibée ; un compte bancaire
séparé par immeuble sera désormais
la règle.
Ce qui prive les syndics des produits financiers
générés par l'abondante trésorerie
des immeubles. Surtout la profession sera contrôlée et sanctionnée par
une instance composée de magistrats
et de notaires.
Isabelle Rey-Lefebvre »