ARC / Abus n°2319 : 23 06 10/©

Affaire URBANIA :

Est-ce qu’on ne se moquerait pas de nous

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I.                   Dernier épisode

Le dernier épisode en date.

En fait il semble que depuis six mois tout le monde savait (banques, Urbania, ministère, syndicats professionnels) qu’Urbania courrait à la faillite. Le ministère a tout fait pour rechercher un « repreneur » et éviter la débâcle.

Aucun repreneur dans le monde de la copropriété n’a voulu d’URBANIA ?

Pourquoi.

NEXITY a jeté l’éponge il y a peu.

Reste un drôle de repreneur qui - sans doute - a été sollicité directement par le ministère et va obtenir les fonds nécessaires à ce rachat.

Mais est-ce que tout cela est bon pour les copropriétaires ? Pas si sûr.

II.                 URBANIA et les dirigeants de la profession

Nous l’avons dit et le redirons même si cela ne fait pas plaisir à entendre. L‘actuel président d’UNIS a été pendant dix-neuf ans un homme d’URBANIA et même un dirigeant. Son frère est aujourd’hui le responsable d’URBANIA-Provence et le vice-président d’UNIS-Provence.

Ce qui fait qu’à l’UNIS tout le monde est au courant de tout et qu’on aimerait bien savoir pourquoi l’UNIS s’est tue depuis des mois, sauf quand Monsieur Ivars - pour rassurer à bon compte les journalistes et les copropriétaires - a cru très habile de faire savoir qu’il avait téléphoné à la caution d’URBANIA et que tout allait bien, Madame la Marquise

Nous avons surtout l’impression que tout le monde a tout fait pour éviter une  faillite qui aurait démontré, que le troisième syndic de France avait une caution en papier mâché.

III.              Une reprise par un non professionnel de la gestion !

C’est finalement IPE (Investors in Private Equity) qui est sur les rangs dans le cadre de « négociations exclusives ». [ Abus n° 2316].

Qu’est-ce que signifie le fait que le troisième administrateur de biens de France soit « repris » par une société d’investissements, non professionnelle du métier de syndic ?

Y a-t-il vraiment de quoi rassurer les copropriétaires ? A part le fait qu’URBANIA et ses dirigeants aient échappé à la faillite, tout ceci n’est pas forcément très positif.

En effet, l’ARC parle : « copropriétés », « gestionnaires présents », « maîtrise des charges », « cabinets de syndic » et que dit Philippe Nguyen, dirigeant d’IPE :

« Notre objectif est de faire de ce groupe un prestataire immobilier européen, pour le compte de grands investisseurs, une activité en plein essor […] Le métier de syndic a besoin de se moderniser en faisant appel aux techniques d’information et surtout de mieux former ses équipes ».

Est-ce qu’on ne serait pas en plein illusionnisme ?

 

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