I.
Dernier épisode
Le
dernier épisode en date.
En
fait il semble que depuis six mois tout le monde
savait (banques, Urbania,
ministère, syndicats professionnels) qu’Urbania
courrait à la faillite. Le ministère a tout fait
pour rechercher un « repreneur »
et éviter la débâcle.
Aucun
repreneur dans le monde de la copropriété n’a voulu
d’URBANIA ?
Pourquoi.
NEXITY
a jeté l’éponge il y a peu.
Reste
un drôle de repreneur qui - sans doute - a été sollicité
directement par le ministère et va obtenir les fonds
nécessaires à ce rachat.
Mais
est-ce que tout cela est bon pour les copropriétaires ?
Pas si sûr.
II.
URBANIA et les dirigeants de la profession
Nous
l’avons dit et le redirons même si cela ne fait
pas plaisir à entendre. L‘actuel président d’UNIS
a été pendant dix-neuf ans un homme d’URBANIA et
même un dirigeant. Son frère est aujourd’hui le
responsable d’URBANIA-Provence et le vice-président
d’UNIS-Provence.
Ce
qui fait qu’à l’UNIS tout le monde est au courant
de tout et qu’on aimerait bien savoir pourquoi l’UNIS
s’est tue depuis des mois, sauf quand Monsieur Ivars
- pour rassurer à bon compte les journalistes et
les copropriétaires - a cru très habile de faire
savoir qu’il avait téléphoné à la caution d’URBANIA
et que tout allait bien, Madame la
Marquise…
Nous
avons surtout l’impression que tout le monde a tout
fait pour éviter une
faillite qui aurait démontré, que le troisième
syndic de France avait une caution en papier mâché.
III.
Une reprise par un non professionnel de la gestion !
C’est
finalement IPE (Investors in Private Equity) qui
est sur les rangs dans le cadre de « négociations
exclusives ». [ Abus
n° 2316].
Qu’est-ce
que signifie le fait que le troisième administrateur
de biens de France soit « repris » par
une société d’investissements, non professionnelle
du métier de syndic ?
Y
a-t-il vraiment de quoi rassurer les copropriétaires ?
A part le fait qu’URBANIA et ses dirigeants aient
échappé à la faillite, tout ceci n’est pas forcément
très positif.
En
effet, l’ARC parle : « copropriétés », « gestionnaires présents »,
« maîtrise des charges », « cabinets de syndic »
et que dit Philippe Nguyen, dirigeant d’IPE :
« Notre objectif est de faire de ce groupe un prestataire immobilier
européen, pour le compte de grands investisseurs,
une activité en plein essor […] Le métier de syndic
a besoin de se moderniser en faisant appel aux techniques
d’information et surtout de mieux former ses équipes ».
Est-ce
qu’on ne serait pas en plein illusionnisme ?