I. Le contrat de trois ans
Nous
savons tous que le contrat de trois ans est un
contrat « à fuir » absolument. Si le syndic
est bon il n’a rien à craindre d’un contrat d’un
an ; s’il est mauvais c’est une catastrophe
pour les copropriétaires.
L’histoire
qui suit montre qu’il y a une nouvelle
raison pour refuser radicalement ce type de contrat
« longue durée ».
II. Un syndic qui impose un contrat de
trois ans
Notre
syndic (nous tairons son nom pour des raisons
expliquées plus loin) a tout fait pour imposer
le contrat de trois ans à nos adhérents en leur
chantant cette chanson : « Si vous m’élisez trois ans, je vais pouvoir
investir sur votre immeuble ; je vais me
donner à fond ; alors que si j’ai un simple contrat
d’un an je ne ferai rien de bon ; par ailleurs
si vous m’élisez trois ans, je vous fais un petit
prix ».
Nos
adhérents se laissent endormir et votent un contrat
de trois ans. Au bout de six mois c’est l’horreur.
Plus personne ne veut de ce syndic.
VienT
la première assemblée générale annuelle mais les
copropriétaires - se sentant coincéS par le contrat
de trois ans - n’osent révoquer le syndic. La
situation continue de se détériorer, cependant.
III. La révocation, enfin
Au
bout de deux ans les copropriétaires excédés sautent
le pas et - après avoir établi un bon dossier
sur les fautes du syndic - décident de le ré-vo-quer
pour fautes multiples et carence, ceci tout à
fait légalement.
En
assemblée générale le syndic et son compère tempêter
cependant : « Vous n’avez pas le droit ;
vous allez voir, je vais prélever mes honoraires
pour l’année à venir (la troisième), et en plus
je prélèverai le « forfait administratif »
à venir ».
Et
ce qui fut dit fut fait.
Cet
incroyable syndic osa, en effet, prélever sur
le compte de la copropriété avant restitution
des fonds :
-
un an d’honoraires
(2010-2011) : 3 558,10 € ;
-
le forfait administratif
pour l’année à venir !!! = 803,82 €
Du vol. En tout 4 381 €
(soit en FF 28 734,48)
IV. L’ARC à la rescousse
Ce
comportement incroyable et
incroyablement illégal nous choqua beaucoup.
Impossible de laisser passer un tel coup de force
sans réagir. Nous avons donc trempé notre plume
dans notre plus belle encre et avons écrit à ce
délinquant la lettre suivante :
« Monsieur,
Nos adhérents du SDC référencé nous font savoir que - suite à votre révocation
comme mandataire du syndicat des copropriétaires
- vous vous êtes permis de prélever l’intégralité
des honoraires restant à courir jusqu’au terme
de la durée initiale de votre mandat, soit 3.558,10
€ TTC ainsi que - ce qui est encore plus incroyable
- les frais forfaitaires administratifs futurs
pour 803,82 € TTC.
Nous souhaitons vous rappeler :
- (…)
qu’en l’occurrence la révocation de votre mandat
a été motivée pour manquement divers à vos obligations.
- Que
si vous estimez que cette révocation est abusive,
vous devez demander par voie de justice à obtenir
des indemnités (ce y compris le règlement des
honoraires qui auraient été versés à défaut
de révocation).
Comme vous le savez nous sommes dans un état de droit et celui qui entend
obtenir réparation de ce qu’il estime être un
préjudice doit aller en justice.
Le prélèvement effectué par vous s’apparente à un détournement de fonds.
Nous conseillons d’ailleurs à nos adhérents de
porter plainte auprès du procureur de la république.
Par ailleurs si vous n’adressez pas - par retour - les sommes ainsi prélevées
au nouveau syndic, nous vous informons que nous
publierons un article sur notre site Internet
concernant votre pratique en vous citant nommément,
nous réservant nous -même d’autres possibilités
d’actions et d’interventions.
Recevez, Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées ».
V. Remboursement immédiat
Dès
notre lettre reçue et par peur tout autant du
Procureur de la République que
d’une nouvelle citation sur notre site Internet
(voilà pourquoi - fidèle à nos engagements - nous
ne citons pas son nom), le syndic a adressé au
nouveau syndic un chèque de 4 361,92 €, non
sans avoir averti qu’il allait assigner le syndicat
des copropriétaires pour révocation abusive.
Sans
doute le syndic ne paye-t-il pas bien cher ses
avocats et pense-t-il effrayer les copropriétaires
et, comme on dit, faire un exemple.
Nous
lui souhaitons bon vent :
a)
nos adhérents
ont un dossier « béton »,
les erreurs accumulées par ce syndic pouvant alimenter
une chronique ;
b)
nous aiderons
nos adhérents à se défendre et non seulement à
convaincre le tribunal du bien fondé de la révocation
mais aussi à lui demander réparation des erreurs
par demande « reconventionnelle » ;
c)
enfin nous
ferons savoir à nos visiteurs - curieux de savoir
à qui l’on a affaire - quel est ce singulier syndic
qui peut confondre « Etat de droit » (la France) et « république bananière ».
Dès
que ce singulier syndic aura engagé son action
pour - défense de rire - révocation abusive, on
revient vers vous.