I. Retour sur l’abus
Oui,
retour sur les abus numéros 2684
et 2703
dans les quels nous avons évoqué le
système mis en place par ASC pour ponctionner
des ristournes. Dans l’abus 2703
nous citions l’article du MIDI LIBRE
du 1er juin et la réponse
du syndic. Voyons cela.
II. L’Argument du syndic
Monsieur
Jérôme BOURGEOIS, directeur du syndic
ASC répond ceci au Midi Libre :
« Easy home offre une palette de services aux artisans.
Il est normal qu’ils versent une commission
pour ce service. Certes, les adhérents
d’Easy home
peuvent avoir accès aux chantiers dans
les immeubles dont nous assurons la
gestion mais il n’y a pas de favoritisme.
Nous faisons jouer la concurrence. Et
au final, le conseil syndical, qui représente
les copropriétaires, peut toujours choisir
l’artisan qu’il souhaite faire travailler.
Pas de risques, donc, selon Jérôme Bourgeois, de faire
payer aux copropriétaires des factures
surgonflées,
incluant cette “taxe” de 10 % ».
1.
Monsieur
Jérôme BOURGEOIS oublie de dire que
EASY Home est propriété à 77 % d’ASC,
donc du syndic. Monsieur Jérôme BOURGEOIS
passe assez vite sur le fait que le
système est totalement ILLÉGAL.
Curieux, non ? Mais l’essentiel
n’est pas là.
2.
Monsieur
Jérôme BOUGEOIS fait, en effet, croire
qu’EASY Home offre une « palette de services aux artisans ».
-
quelle
palette si ce n’est de leur donner le
nom d’une copropriété pour faire un
devis ?
-
quelle
concurrence fait jouer EASY ? Jérôme
BOURGEOIS va-t-il nous faire croire
qu’il met les artisans d’EASY en concurrence ?
De qui se moque-t-il ?
3.
Par
ailleurs et même si EASY faisait jouer
la concurrence, c’est le travail du
syndic que de mettre les artisans en
concurrence ; il faudrait donc
qu’ASC reverse aux copropriétés les
10 % prélevés par sa filiale EASY Home
et qui correspondent au travail du syndic.
Or alors, il faudrait que le syndic
baisse ses honoraires de 10 %...
Nous allons d’ailleurs demander à la direction
d’ASC et à la
FNAIM qu’ASC reverse
à TOUTES ses copropriétés 10 % des factures
des artisans passés par EASY Home,
puisque le syndic avait DÉJÀ été payé
pour ce travail et a donc été payé illégalement
une deuxième fois.
4.
Le
conseil syndical peut « toujours
choisir l’artisan qu’il souhaite faire
travailler », dit enfin,
très hypocritement, Monsieur Jérôme
BOURGEOIS. Nous connaissons cela. Le
syndic laisse passer de temps en temps
des artisans qui ne reversent pas de
ristourne, mais il paye ces artisans
à 90, 120, 180 jours, ce qui fait que
très vite ces artisans refusent de travailler
avec ce syndic et laissent la place
à ceux qui sont plus « compréhensifs ».
Voilà
la vérité. Et voilà pourquoi nous sommes
scandalisés par les réponses satisfaites
et trompeuses de Monsieur Jérôme BOURGEOIS.
Misère.
Voilà
ce que nous souhaiterions que le MIDI
LIBRE puisse publier comme réponse.
Affaire
à suivre