I-
Ne pas laisser le syndic sortant se
« servir dans la caisse »
Nos
adhérents sont comme ça : ils
ne laissent jamais leur ancien syndic
« puiser
dans la caisse » sans réagir.
Par
là, nous voulons parler de cette
mauvaise habitude qu’ont les syndics
révoqués de puiser dans la trésorerie
des copropriétés (avant de restituer
le reliquat) pour se payer à eux-mêmes
des factures d’honoraires plus ou
moins justifiées (plutôt moins d’ailleurs).
La
plupart du temps, les copropriétaires
- s’ils ont élu un syndic professionnel
- assistent impuissants à ce pillage.
Pensez ! Pendre un avocat pour
récupérer 1 500 ou 2 000
€… (car le nouveau professionnel
prendra forcément un avocat, ce
qui dissuade totalement les copropriétaires
d’engager une action).
Avec
un syndic bénévole, ça change tout.
Allez
devant le juge de proximité ne coûte
rien et s’avère même - pour ces
hommes et femmes curieux de tout
et adhérents à l’ARC - une expérience
doublement… enrichissante.
Un
adhérent nous en a fait, une fois
encore, la démonstration.
II-
Un syndic bénévole « récupère » 1 381,81 € + 500 €
L’affaire
est simple : GEO-Conseil,
un syndic de la bonne ville de SARZEAU
dans le Morbihan est révoqué. Avant
de partir et de remettre les fonds
disponibles et archives, il prélève
des honoraires :
-
773,89
€ d’honoraires supplémentaires ;
-
179,40
€ pour le carnet d’entretien ;
-
381,52
€ de frais de transmission de dossiers.
Le
nouveau syndic bénévole adhérent
à l’ARC ne l’entend pas de cette
oreille et, sur nos conseils, assigne
l’ancien syndic devant le juge de
proximité (après s’être fait spécialement
autorisé par l’assemblée générale,
naturellement).
Rappelons
que la procédure
est entièrement gratuite (pas
besoin d’huissier) : il suffit
de demander au greffe du Tribunal
d’Instance du lieu de la copropriété
qu’il convoque l’adversaire ;
nul
besoin d’avocat non plus.
III-
Un juge de véritable proximité
Après
quelques mois, le juge vient de
donner raison à notre adhérent-syndic.
Mais
ce qui est intéressant, c’est que
ce juge de proximité a jugé tout
à la fois en droit, en équité et
- dirons-nous - avec un grand BON
SENS.
En
particulier et bien que certains
frais contestés aient été prévus
(de façon abusive) dans le contrat
du syndic, il donne raison au syndic
bénévole et refuse ces frais en
invoquant le fait :
-
que
le carnet d’entretien n’a pas été
correctement rempli (voir abus numéro 1481.) ;
-
que
les archives n’ont pas été transmises
en totalité ! (voir abus numéro 1480).
Du
jamais vu.
Notre
syndic a ainsi récupérer 1 381,81
€ plus 500 € d’article 700 qui font
1 881,81 € soit près de 12 000
de nos vieux francs.
Si les juges commencent à refuser aux
syndics des honoraires pour travail
non fait, les syndics ont vraiment
du souci à se faire.
On
vous conseille d’aller lire les
abus correspondants, numéro 1480 et 1481.