I-
Un décret inapplicable
-
Quand
les répartiteurs de frais de chaleur sont
mis en place de manière adaptée et réfléchie
et que leur pose et le contrat de relevé qui
les concernent ont fait l’objet de négociations
sérieuses, ces équipements peuvent s’avérer
des dispositifs efficaces entraînant des économies.
Pour expliquer QUOI
faire et QUOI
ne pas faire, l’ARC a d’ailleurs réalisé un
guide
gratuit très pratique et très complet
(en collaboration avec ISTA) qui permet aux
copropriétaires d’installer ces appareils
dans de bonnes conditions (voire de renoncer
à leur installation si les bonnes conditions
ne peuvent être réunies).
-
Il
existe néanmoins un problème de taille :
alors que ces répartiteurs sont sensés être
obligatoires sauf exception, le décret qui
a fixé les règles de départ n’a jamais été
mis à jour et est - de fait - inapplicable
et peu appliqué (500.000 répartiteurs seraient
posés alors que 6 millions devraient l’être).
-
Cela
fait des années que tous les praticiens le
disent ; des années que le ministère
annonce qu’il va y avoir une mise à jour du
décret le rendant applicable, des années qu’il
ne se passe rien.
Il n’est pas jusqu’au Comité Opérationnel numéro III
du Grenelle de l’Environnement auquel participait
l’ARC qui n’ait réaffirmé la nécessité de
cette mise à jour, actée dans le rapport final
de mars 2008 de ce Comité qui en fait une
des priorités « réglementaires » du
Grenelle. Sans plus de succès.
II-
L’ARC écrit à Madame Chantal JOUANNO
-
Voilà
pourquoi, saisissant au vol une « réponse » ministérielle de Chantal
JOUANNO, secrétaire d’Etat à l’Ecologie sur
ce sujet, l’ARC a - une nouvelle fois - demandé
à ce qu’on se mette au travail rapidement
sur ce sujet et demandé à participer à ce
travail ainsi qu’à représenter les copropriétaires.
Voici la lettre adressée à Madame Chantal JOUANNO :
Ministère de l’Ecologie
du Développement et de
l’Aménagement Durable
Madame Chantal JOUANNO
Secrétaire d’Etat
Hôtel de Roquelaure
246, bld
Saint Germain
75007 PARIS
Paris, le 1er Juillet 2009
Madame le Ministre,
Vous connaissez notre association - la
principale association de conseils syndicaux
de copropriété et de syndics bénévoles et
à ce titre l’une des trois associations représentatives
des copropriétaires siégeant à la Commission
Relative à la Copropriété (qui comporte douze membres titulaires).
Vous savez aussi que notre association
est particulièrement active et impliquée depuis
des années en matière d’amélioration de l’efficacité
énergétique dans les bâtiments résidentiels
(réalisation par exemple du seul guide concernant
ces problèmes en copropriété : « Copropriété :
le temps des économies d’énergie et du développement
durable »). À tel point que Philippe
PELLETIER - Président du Comité Stratégique
Grenelle Bâtiment - nous a fait l’honneur
de désigner notre directeur comme co-animateur
du Chantier Copropriété du comité.
Le but de ce courrier est le suivant :
nous avons constaté en lisant une de vos réponses
ministérielles que vous aviez prévu d’actualiser
le décret relatif à la répartition des frais
de chaleur en habitat collectif, proposition
déjà formulée dans le cadre des travaux du
COMOP 3 du début 2008 dont nous faisions partie
Nous mêmes convaincus de l’importance
du sujet, nous avons - depuis - réalisé un
guide gratuit sur ce sujet en concertation
avec le groupe ISTA - principal fabricant
de répartiteurs et principal prestataire de
service dans ce secteur, l’ARC y défendant
l’idée que la répartition de chaleur n’est
profitable (à tous) que si certaines conditions
sont respectées.
Nous vous prions à cet égard de bien vouloir
trouver ci-joint ce document
et de bien vouloir prendre note également
du fait que nous serions très honorés d’être
associés aux travaux portant sur le toilettage
et l’amélioration du décret du 30 septembre
1991.
Vous remerciant de la suite que vous voudrez
bien donner à la présente démarche, nous vous
prions de recevoir, Madame le Ministre, l‘expression
de notre haute considération.
Pour le Conseil d’Administration de
l’ARC,
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».
Dans
notre pays, on publie tous les jours des dizaines
de décrets et de lois nouvelles et l’on ne
trouve pas le temps de retravailler un décret
vieux de vingt ans et dont chacun dénonce
pourtant l’obsolescence, l’inadaptation et
l’inefficacité. Curieux.
Nous
attendons pour cela avec impatience la réponse
de Madame JOUANNO.