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Copropriétaires,
vous êtes formidables. Les nouveaux contrats
de syndic 2009 affluent à l’ARC et grâce
à vous nous allons sans doute pouvoir montrer
au Parlement que la DGCCRF et la FNAIM se trompent lourdement.
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Si
vous n’avez pas encore envoyé votre contrat
de syndic 2009, faites-le.
Quatre contrats pris
au hasard, quatre nids de non-conformités
Les
personnes en charge de l’étude de ces contrats
à l’ARC ont décidé de prendre quatre contrats
au hasard pour pouvoir se mettre d’accord
sur ce qui est ou non conforme à l’avis du CNC. L’exercice
est particulièrement instructif puisqu’il
montre que même quand un syndic fait mine
de reprendre à
la lettre l’avis du CNC, son contrat
peut comporter jusqu’à SEPT non-conformités dont certaines assez
graves.
Mais
au-delà de la non-conformité il est préoccupant
de s’apercevoir que les syndics multiplient
les dispositions tarifaires ILLÉGALES.
La DGCCRF a raison : un arrêté des prix pour enrayer ces
dérives ne servirait à rien. Il faut au
minimum un décret pris en Conseil d’État
et qui aille bien au-delà des points évoqués
par l’avis du CNC qui - comme on sait -
était resté au milieu du gué.
NB : dans
les commentaires joints, nous avons volontairement
évité de parler du fait que les syndics
continuaient à imposer les assemblées
générales annuelles et conseils syndicaux
les précédant aux heures ouvrables dans
leur contrat pour pouvoir facturer des
vacations supplémentaires.
En effet les syndics estiment - contre
toute logique - qu’il ne s’agit pas là
d’une non-conformité.
Nous, si, mais nous avons décidé de ne
pas en faire état pour bien montrer que
- mis a part ces points - il existe de
nombreuses autres non-conformités.
1. Contrat CHAMORAND
(syndic parisien CSAB, devenu UNIS)
Il
s’agit d’un contrat particulièrement non
conforme.
I-
Gestion courante
- Manquent les dispositions qui concerne le fait que le syndic s’engage à élaborer
le budget prévisionnel avec le conseil
syndical. Non conforme.
- Avance permanente.
Le fait que le syndic impose dans son contrat de prélever
une « avance permanente » égale au 3/12è du budget et
à la fois non conforme et illégale.
-
il
oublie que cette avance doit soit être prévue
au règlement soit être votée à la majorité
de l’article 26 ;
-
quand
au 3/12è, c’est illégal, l’article
35 du décret fixant un plafond à 2/12é.
- Le compte bancaire séparé est, semble-t-il, prévu
dans la gestion courante.
Or, on découvre plus loin dans le contrat, que c’est
une tromperie et que le compte séparé est
facturé en plus (en honoraire supplémentaire, ce qui est une non-conformité
importante, car l’avis du CNC prévoit des
honoraires de base différenciés (avec minoration en cas de
compte unique). Non
conforme.
- Imputation des consommations individuelles.
Le contrat de base n’inclut pas la gestion des forfaits.
Non-conforme.
- Transmission des archives au successeur en gestion
courante.
Là encore, il y a tromperie. On verra
qu’en facturation supplémentaire il y
a « clôture
d’un dossier en fin de gestion ».
Non conforme.
- Visites de la copropriété.
NI le nombre NI
les modalités des visites ne sont fixés
dans le contrat (le contrat prévoit que
la fixation des modalités se fera en assemblée
générale, on croit rêver !!). Non
conforme.
- Souscription de la seule police multirisque en
gestion courante à l’exclusion des autres
polices. Non conforme.
- DUERSST
Seule la « mise en place » est évoquée ;
pas la mise à jour ! Non
conforme.
II-
Gestion particulière
En gestion particulière, on note les non
conformités suivantes :
-
souscription
de la police d’assurance dommage-ouvrage ;
-
vacation
pour gestion des « novations » (exemple :
nouvelles obligations intervenues en cours
de contrat) ;
-
tenue
du compte bancaire séparé
(ce n’est pas la tenue qui doit être facturée ;
c’est la dispense qui doit entraîner minoration) ;
-
facturation
de prise en charge de la copropriété ;
-
facturation
de la remise de dossiers au successeur.
2. Contrat SENÉCHAL
(syndic parisien, affilié à aucun syndicat professionnel)
I-
Problèmes rencontrés dans la partie « Gestion courante »
- Manque la préparation
du budget prévisionnel avec le conseil
syndical.
- Manque l’affichage
du procès-verbal réduit.
- Manque la vérification
des factures avant paiement.
- Assurance : restriction
à la seule assurance multirisque.
- NI le
nombre NI
les modalités des visites ne sont précisées.
- La mise en place du
carnet d’entretien est évacuée.
- Seul l’établissement
du contrat de base
des employés est prévu.
- Manque le DUERSST
ainsi que la gestion de la facturation,
la formation.
- Par ailleurs le syndic
inscrit la clause suivante, très curieuse
et incompréhensible : « Gestion
courante s’entend comme étant la réalisation
des tâches réglementaires et obligatoires non compris
la convocation, tenue et diffusion des
assemblées générales et procès-verbaux ».
II-
Problèmes rencontrés dans la partie
« Prestations
particulières »
- Mise à jour des fichiers
« copropriétaires ». Cela doit
rentrer dans la « gestion courante ».
- Le contrat prévoit
une facturation pour :
« gestion des compteurs divisionnaires d’eau ».
Cela doit être inclus dans la gestion
courante quand les compteurs sont déjà
posés en début de mandat.
- Facturation d’un forfait
« frais de bureau ». Non conforme.
- Frais de recherche
d’archives.
Le syndic ne dit pas si ces frais sont facturés uniquement
pour un particulier ou pour le conseil syndical.
Donc non conforme.
- Modification et avenant
aux contrats des employés d’immeuble.
Non conforme.
3. Contrat CITYA Etoile
(syndic parisien, FNAIM)
Ce
contrat reprend intégralement
l’avis du CNC, ceci au mot près. On pourrait
donc penser que ce contrat est entièrement
conforme à l’avis du CNC. Or ce n’est PAS DU TOUT LE CAS. Voyons comment un syndic s’y prend pour être en
apparence conforme et ne pas l’être du tout,
en fait, avec SEPT non-conformités.
- Il n’y a rien de prévu
sur les modalités des visites de la copropriété.
Non conforme.
- Police d’assurance :
il y a contradiction avec ce qui est facturé
en charge particulière (facturation de
l’assurance dommage-ouvrage).
- Le contrat prévoit
un forfait par lot pour la « diffusion » des procès-verbaux
d’assemblée générale (en plus des frais
de timbres et de RAR). Or ceci est non
conforme !
- Le contrat prévoit
l’administration des vérifications périodiques
en gestion particulière, ce qui est également
non
conforme.
- Le contrat prévoit
un forfait pour recensement des attestations
pour TVA à taux réduit et questionnaires divers suite AGO,
ce qui ne veut rien dire. Il s’agit là
d’un prétexte à facturer un nouveau forfait.
Non
conforme.
- Le forfait consultation
Internet est, lui aussi,
non
conforme et illégal.
- Enfin, le contrat
prévoit des honoraires pour la mise à
jour du contrôle VIGIK (du jamais vu)
ce qui est non
conforme.
4. Contrat ORLAREI
(syndic parisien, FNAIM)
Ce
contratst a priori conforme à la
FNAIM puisqu’il reprend
le contrat-type.
Or,
il y a des différences et pas mal de problèmes.
- Ce syndic distingue
« tirage » et « télécopie » !!!
Ainsi il fait coup double (jamais vu)
et facture DEUX fois les photocopies : affreuse non-conformité.
- Les attestations TVA
à 5,5 % sont facturées en
plus. Non
conforme.
- Les modalités des
visites ne sont pas précisées. Non
conforme.
- La gestion des consommations
d’eau est facturée en plus. Non conforme.
- La prise en charge
de la copropriété lorsque les comptes
ne sont pas approuvés est facturée. Non conforme.
- Toute heure commencée
est due. Or seul le temps effectif peut
être facturé. Donc non conforme.
- L’ouverture des dossiers
sinistres est facturée en plus. Non conforme.
Ça
fait beaucoup pour un contrat qui reprend
le contrat-type FNAIM.
Contrat CHAMORAND ( format
pdf )
Contrat SENÉCHAL (
format pdf )
Contrat ORLAREI (
format pdf )