I. Un syndic nous écrit
Un
syndic qui semble-t-il assez proche des « dirigeants syndicaux » nous écrit de façon anonyme :
« Les
syndics se sont aperçus qu’ils avaient fait une erreur
en ne venant pas négocier et en faisant pression sur
le Gouvernement pour qu’il retire son texte.
En
conséquence, ils vont revenir dans les négociations
mais avec deux objectifs :
-
faire perdre
le plus de temps possible à tout le monde, pour gagner
du temps et éviter un passage rapide au Parlement ;
-
tenter, naturellement
de restreindre au maximum la partie du texte en discussion
pour le rendre inefficace.
Vous
voilà prévenu, Mesdames et Messieurs les représentants
des copropriétaires.
Personnellement
je trouve cette stratégie suicidaire et la condamne,
car si nous sommes dans cette situation très négative
en terme d’image de la profession, c’est justement
parce que nos représentants se contentent depuis des
années ;
-
de gagner
du temps ;
-
de rogner
les ailes à toute loi ou texte à priori gênant.
Vous
voilà néanmoins prévenus.
Recevez
l’assurance de mes sentiments les meilleurs ».
II. Confirmation
Ce
syndic ne nous apprend rien. Nous avons, en effet,
été informé par les syndics professionnels eux-mêmes
qu’ils allaient « revenir dans la négociation ».
Conséquence : la course de lenteur va commencer.
Comme
dit le dicton : « Un homme averti en vaut deux ». C’est déjà ça.