ARC / Abus n°2337 : 13 07 10/©

Le syndic du promoteur : à éviter absolument

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Faut-il garder le syndic du promoteur ou s’en séparer le plus vite possible ?

Nous pensons depuis longtemps - à l’ARC - qu’il faut s’en séparer, et vite.

L’échange de mails qui suit entre CDB Gestion - syndic appartenant au promoteur VINCI - et un conseil syndical particulièrement vigilant le démontre.

La somme de dysfonctionnements, de carences, de négligences, etc, que révèlent ces échanges est particulièrement révélatrice.

Et encore on notera que - suite aux défaillances des gestionnaires et du cabinet - ce n’est que grâce à la pression constante et très vigilante du conseil syndical que la direction de CDB a fini par prendre la mesure des problèmes et a tenté (enfin) de les résoudre.

On s’imagine aisément comment cela se passe lorsque le conseil syndical n’est pas aussi efficace que celui dont nous allons découvrir les mails.

Echanges de mails conseil syndical/CDB Gestion :

 

9 avril 2010 : Mail du conseil syndical au Directeur général de CDB Gestion

 

Monsieur,

 

Je fais partie du Conseil Syndical de la résidence X.

Je me suis permis de vous adresser deux e-mails hier, qui, en fonctionnement normal, n'auraient été adressés qu'à Mr ……. de CDB Gestion, en charge du suivi de notre immeuble.

Cependant, compte tenu de quasi absence de retours formels et de réactivité que l'on a depuis plusieurs mois de la part de CDB Gestion, je souhaitais que vous commenciez à être mis au courant de la situation. Vous recevrez d'ailleurs très prochainement un courrier du Conseil Syndical pour vous faire part de notre mécontentement global, étayé par des exemples précis.

Je me permets de vous rappeler que personne n'a obligé CDB Gestion à prendre en charge la gestion de notre immeuble. Par contre, les copropriétaires qui accèdent à la propriété en VEFA, eux, se retrouvent pratiquement obligés de choisir le syndic provisoire nommé lors de la première AG.

Si CDB Gestion n'est pas en mesure de travailler de manière réactive compte tenu du contexte toujours particulier d'un immeuble dans son année de parfait achèvement, et en toute indépendance par rapport à son actionnaire principal, qu'il ait au moins l'honnêteté de ne pas se présenter.

Quoi qu'il en soit, en appelant ce matin CDB Gestion, j'apprends que Mr ………. est absent jusqu'au 19 avril, que son assistante est absente jusqu'au 24 avril et qu'évidemment, personne n'est en mesure d'apporter des réponses au courrier recommandé que nous avons fait le 1er avril, et encore moins aux mails que j'ai faits hier.

(…)

Toutes ces questions restent encore une fois sans réponse, comme la plupart des questions que nous posons depuis près de 8 mois maintenant et pour lesquelles nous sommes sans cesse obligés de relancer et, la plupart du temps, de finir par traiter nous-mêmes directement. Tous les membres du Conseil Syndical ont des postes à responsabilités et n'ont ni le temps, ni l'envie de se substituer à un Syndic que nous payons (cher) pour s'occuper de ce genre de choses.

Vous comprendrez aisément pourquoi nous sommes amenés à proposer un nouveau syndic au vote des copropriétaires lors de la prochaine AG et nous tiendrons la Direction Générale de Vinci informée des raisons qui conduiraient potentiellement au non renouvellement du contrat avec CDB Gestion.

Il ne vous aura pas non plus échappé qu'il y a encore un bon nombre d'immeubles en cours de livraison ou à venir dans la ZAC dans lesquels CDB sera tout "naturellement" proposé comme syndic temporaire lors de la première AG. Je pense que les futurs copropriétaires seraient ravis d'avoir notre retour d'expérience dans le délai légal leur permettant de modifier l'ordre du jour de leur première AG.

Je vous demande donc de bien vouloir faire en sorte que les éléments que je vous ai transmis hier par mail soient pris en charge et traités au plus vite par CDB Gestion et que la qualité de service attendue soit irréprochable jusqu'à notre prochaine AG.

Si vous souhaitez que je fasse de nouveau un récapitulatif de tous les points en attente de réponse, n'hésitez pas à me le signaler.

Je vous remercie par avance de l'intérêt que vous porterez à cet e-mail et vous prie de croire à l'expression de mes sincères salutations.


9 avril 2010 : réponse du directeur général au conseil syndical :

 

Cher Monsieur

Je fais donc suite à votre courriel de ce jour.

Vous m’indiquez que vous n’êtes globalement pas satisfait des prestations de notre société, ce que je ne peux en l’état que regretter.

Pour la parfaite appréhension de mes réponses, je me permets de les structurer en fonction des thèmes que vous soulevez.

I Les interactions VINCI IMMOBILIER / CdB Gestion

Vous semblez penser que nous n’agissons pas en indépendance avec les services de promotion (effectivement VINCI IMMOBILIER est l’actionnaire unique de CdB Gestion, ce qui n’est pas un secret)  et mettez en doute notre honnêteté.

Je me dois de vous préciser que la vocation de CdB Gestion est, dans le cadre de son mandat de gestion,  de servir l’intérêt exclusif de nos clients copropriétaires.

Le promoteur VINCI IMMOBILIER partage cette préoccupation.

Tant le promoteur que le prestataire de services, dans des sphères d’intervention qui leur sont propres, partagent donc la même préoccupation.

Il se trouve que nous partageons également les mêmes clients : les copropriétaires.

Vous notez à juste titre que la prise en charge par un syndic d’un immeuble neuf est particulièrement délicat dans les mois qui suivent la livraison, et notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la Garantie de Parfait Achèvement.

Le promoteur et sa filiale d’administration de biens partagent ici aussi clairement le même objectif : fournir aux copropriétaires le produit attendu : le promoteur car il se doit de respecter ses engagements contractuels, le syndic car il se doit de faire respecter par le promoteur ses engagements contractuels.  Et c’est bien l’objet de la Garantie de Parfait Achèvement !

VINCI IMMOBILIER pense que le fait de confier à sa filiale de gestion syndicale la gestion des immeubles neufs est un gage pour ses clients communs (les copropriétaires) d’une coopération plus efficace dans le traitement des réclamations de GPA. Nous pensons que cette coopération est plus efficace qu’une logique d’affrontement que peut mettre en avant un syndic qui n’a a priori aucun lien avec le promoteur mais qui au bout du compte est assez stérile et à mon sens ne satisfait que les adeptes de la judiciarisassions des relations contractuelles. 

VINCI IMMOBILIER a en outre tout intérêt à ce que les désordres soient levés le plus rapidement possible. Nous n’avons en effet pas vocation à laisser perdurer des désordres qui nuisent doublement à notre image : du côté promoteur et en même temps du côté du syndic. En ce sens les équipes de syndic mènent régulièrement des points internes de coordination, et échangent notamment avec la Direction de la Qualité de VINCI IMMOBILIER.

Comme par contre vous le soulignez, la prise en charge d’un immeuble neuf  est particulièrement délicate. Elle l’est d’autant plus  que les conditions de livraison sont complexes et que la mise en œuvre de la vie de l’immeuble nécessite de faire intervenir le promoteur et les sociétés de construction dans le cadre justement de la GPA. Et il me semble bien que ce soit le cas en l’espèce, et ce quelque soit le syndic.

J’espère au vu de ce qui précède que vous aurez révisé votre sentiment sur l’honnêteté de nos interventions et le fait que nous agissons en toute indépendance du promoteur, malgré donc cette recherche d’objectif commun de vous satisfaire.

II Nos honoraires

Vous indiquez que par rapport à vos attentes et ce contexte particulièrement délicat vous considérez que nous sommes chers payés.

Je vous rappelle que notre mandat prévoit une rémunération annuelle de 8000 pour 45 lots principaux, soit 177 € lot/an, soit moins de 15€/mois.

(…)

III Plan d’action

Vous nous demandez « que la qualité de service attendue soit irréprochable jusqu'à notre prochaine AG.» tout en nous précisant que vous allez demander notre révocation (ou le non renouvellement de notre contrat) et que vous allez vous charger de faire une communication négative de nos prestations sur le périmètre. Cela ne me semble pas aller dans le sens d’un encouragement à améliorer nos prestations, ce que j’avais au départ de votre mail compris.

Quoi qu’il en soit, et comme je ne désespère pas non plus vous convaincre que non seulement un confrère ne ferait pas nécessairement mieux, que le poids des honoraires par rapport aux enjeux ne me semble pas le débat, et que vous avez finalement tout intérêt à conserver au moins pour un nouvel exercice CdB Gestion, je vous propose le plan d’action suivant :

Vous me transmettez comme vous me le proposez l’ensemble des points que vous souhaitez nous voir résoudre dans les meilleurs délais (indiquer les ordres de priorité de 1 à 3 idéalement de sorte que nous puissions nous organiser dans le traitement des priorités). 

Nous dressons un tableau de suivi de la levée de ces points.

Vous validez la forme du tableau.

Hebdomadairement, nous vous dressons les actions réalisées dans la semaine.

Vous êtes ès qualités l’interlocuteur privilégié du syndic (président du CS et membres). En ce sens je vous remercie de veiller à demander aux copropriétaires concernés dans cette phase de remise à niveau de ne pas relancer les équipes directement sur un des points concernant le tableau de suivi des demandes alors que le suivi est pris en charge par le CS (doublon et source de stress inutile).

Jusqu’à la complète résolution des désordres je suis en copie de l’envoi du CR par les équipes concernées à CdB Gestion.

 

Mme R……….., en copie des présentes, Directrice des Copropriétés, se charge également de la mise en œuvre de ce plan s’il vous agrée. Enfin elle vous précisera dès lundi les coordonnées de l’assistante de M…………. pendant ses congés.

J’espère sincèrement vous avoir convaincu de notre volonté de continuer de vous servir, dans un contexte qui n’est pas simple.

Je vous propose, si vous l’estimez nécessaire, que nous puissions, nous rencontrer sur site pour faire le point de l’avancé de notre dossier.

Restant d’ici là à votre disposition,

Directeur général CdB Gestion.

 

12/04/2010 : mail du conseil syndical au directeur général

 

Monsieur,

Je fais suite à votre retour du 9 avril dernier. Par souci de clarté, j'ai repris les points tels que vous les aviez évoqués dans votre précédent mail.

I - Les interactions VINCI IMMOBILIER / CDB GESTION

Vous indiquez que :

"VINCI IMMOBILIER pense que le fait de confier à sa filiale de gestion syndicale la gestion des immeubles neufs est un gage pour ses clients communs (les copropriétaires) d’une coopération plus efficace dans le traitement des réclamations de GPA.

Nous pensons que cette coopération est plus efficace qu’une logique d’affrontement que peut mettre en avant un syndic qui n’a a priori aucun lien avec le promoteur mais qui au bout du compte est assez stérile et à mon sens ne satisfait que les adeptes de la judiciarisassions des relations contractuelles."

Quelques contre-exemples les plus significatifs :

- Le 4/12/2009, malgré 8 jours d'envois de mails quotidiens concernant des problèmes de température d'eau chaude, l'absence d'eau chaude est totale pour l'immeuble. Je vous passe le nombre de mails échangés entre Vinci/Brezillon/Idex/le CS pour arriver à un plan d'action nous permettant de retrouver de l'eau chaude dans la journée et de manière pérenne. Nous faisons, le même jour, un mail à CDB Gestion pour demander des explications sur le pourquoi d'absence totale de retours et d'actions (confirmée par Idex) pendant les 8 jours d'alertes de notre part.

Réponse le 9/12/2009 pour indiquer simplement qu'un contrat d'entretien avec Idex avait été signé en date d'effet du 16 novembre 2009... Aucune justification sur l'absence d'actions et de retours sur la période.

- Le 11/01/2010, Vinci Immobilier nous indique avoir transmis toutes les pièces que nous demandions à CDB Gestion (plans, relevés de compteurs, clés, modes d’emploi, appareils de programmation, …). Mail de notre part le 14/01/2010 à CDB Gestion pour réclamer ces pièces. Relance nécessaire le 19/01/2010. Le 20/01/2010, envoi de la part de CDB d'une partie des contrats (dont un contrat dont les CGP ne correspondaient pas à notre immeuble !) en nous indiquant que le reste était en attente de Vinci Immobilier... La coopération pourrait manifestement être plus efficace sur ce point... Après une dernière relance le 12/02/2010 sur les pièces manquantes, n'ayant toujous aucun retour supplémentaire, nous avons fini par les lister dans le LRAR envoyé le 01/04/2010 et joint à ce mail.

Pour terminer cet inventaire à la Prévert, le plus grave :

-Suite à des gros problèmes de plomberie, Vinci Immobilier a mandaté la société SOCOTEC pour réaliser un audit de plomberie (qui a amené à l'assignation en référé du 09/04/2010). Le résultat de l'audit a été envoyé à Vinci Immobilier le 26/11/2009. Vinci Immobilier a fait suivre le rapport à CDB Gestion le 27/11/2009.

Nous avons finalement récupéré le document le 16 février 2010 (2 mois et demi après !), document qui faisait tout de même état, entre autres, d'un risque avéré de développement de légionelles. Le 04/01/2010, lors de la dernière AG, Vinci Immobilier et CDB, pourtant au courant des conclusions de ce rapport, ont répondu par la négative à un copropriétaire demandant si les conclusions de l'audit été connues...

Vous pourrez donc constater que la coopération attendue, dans notre cas, n'a pas été vraiment faite dans notre intérêt.

Sans vouloir faire de la judiciarisation à tout prix et sans entrer dans une logique de confrontation systématique, un syndic doit savoir agir en conséquence quand le besoin s'en fait sentir.

Je terminerai ce paragraphe en listant quelques exemples de prestations non conformes, à notre avis, à ce que nous sommes en droit d'attendre de CDB, même si cela concerne moins les interactions avec Vinci Immobilier :

- En septembre 2009, les ventouses électromagnétiques des portes principales étaient hors service pendant 15 jours, rendant l'immeuble ouvert aux 4 vents. Réponse de CDB : les déménageurs laissent les portes ouvertes... Il a fallu plusieurs mails de notre part pour expliquer que c'était un dysfonctionnement à traiter...

- CDB a fourni au CS des numéros de téléphone à appeler en cas d'urgence faisant référence à des contrats d'entretien non mis en place ou dont les devis n'avaient même pas encore été obtenus ! (cf nos portes de parkings dont les portes principales qui sont maintenant ouvertes depuis plus de 2 semaines sans aucune nouvelle de personne).

- Les PV d'AG, rédigés à la main (!), ne reprennent même pas certains paragraphes demandés précisément par certains copropriétaires pendant l'AG. Un des copropriétaires à envoyer des recommandés à ce sujet pour s'étonner de la pratique, sans pour autant obtenir qu'un correctif soit renvoyé. De plus, les engagements pris en AG et notés dans les PV ne sont toujours pas respectés 4 mois après la susdite AG (communication relevés compteurs, dépenses trimestrielles, statuts AFUL...)

- Le CS doit s'occuper de récupérer des devis pour les stores, les paillassons...

- Les devis compteurs ECS/Chauffage n'arrivent toujours pas. Nous perdons donc un an maintenant et devrons faire voter la résolution en 2011.

II - Les honoraires

Comme déjà indiqué dans mon précédent mail, le fond du problème n'est absolument pas là. Cependant, comme vous détaillez ce point, je me permets d'apporter les informations suivantes :

- En tant que personne physique, nous sommes soumis à la TVA. La rémunération est donc de 9400 € et non pas de 8000 €. Ce qui amène la note à 210 € par lot, à rapprocher du coût de l'étude publiée dans le Particulier du mois d'avril et qui fait état d'une moyenne de 160 € TTC par lot et par an en région parisienne (moyenne calculée avec compte séparé, ce qui n'est même pas le cas chez nous !)

- Vous indiquez que, "sur une période de l’ordre de 8 mois de gestion nous avons perçu 5300 €". Je pense que sur la même période, la société PKNet aurait aimé elle aussi être payée par CDB. Il semblerait qu'aujourd'hui, une seule facture mensuelle ait été réglée à ce prestataire. Nous en profitons pour vous rappeler que la loi LME de 2008 impose un règlement à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, sauf accord interprofessionnel spécifique pouvant réduire ce délai, et que tout retard de paiement nous expose à des dommages et intérêts.

- Vous précisez également qu'"au regard du temps passé, des frais de structure adossés et autre portage de risques ès qualité, il ne nous semble vraiment pas que le terme de « cher payé » soit adapté". Je vais passer sur les frais de structure et portage de risques qui n'intéressent que très peu les copropriétaires et pour lesquels vos contrats et vos tarifs sont certainement adaptés en conséquence. Néanmoins, au regard du temps passé par rapport au temps qui devrait être passé (et qui est heureusement compensé par l'implication du CS), nous continuons de penser que la prestation qui nous est fournie est chère payée.

Je rappelle encore une fois que, lorsque vous prenez un immeuble en GPA, il peut vous arriver de tomber sur un immeuble qui va nécessiter un énorme travail, ce qui est malheureusement le cas chez nous. A partir du moment où vous proposez un contrat, au prix que vous décidez, il faut mettre les moyens nécessaires pour rendre le niveau de services attendu, même si ce n'est pas "rentable".

III - Le plan d'action

Nous ne demandons pas la réalisation gracieuse de prestations non prévues au contrat. Par conséquent, nous ne pensons pas devoir vous encourager à améliorer vos prestations. Nous payons pour une prestation, nous souhaitons simplement que cette prestation soit effectivement fournie de manière irréprochable jusqu'à la prochaine AG. C'est loin d'être le cas jusqu'à présent et je pense que vous ne pourrez qu'être d'accord avec nous au vu des exemples (non exhaustifs) rappelés ci-dessus.

Concernant le plan d'action que vous proposez, je vous propose de prendre connaissance du courrier recommandé envoyé le 1er avril dernier, que vous retrouverez en pièce jointe) et qui synthétise tout ce que nous attendons aujourd'hui. Je laisse vos services coopérer avec Vinci Immobilier pour faire le point sur les réponses qui nous ont d'ores et déjà été fournies par leurs services sur certains de ces points depuis l'envoi du courrier.

Vous noterez au passage qu'il est étrange d'avoir des retours plus rapidement de la part du promoteur que du Syndic que nous payons pourtant pour cela.

Je vous propose de traiter l'ensemble de ces points pour le 30 avril au plus tard. Il ne semble donc pas forcément nécessaire de faire un tableau de suivi hebdomadaire intermédiaire.

Nous allons prévenir les copropriétaires de nos échanges afin d'éviter que leurs demandes éventuelles fassent doublons avec les sujets en cours. Ils restent néanmoins libres d'appeler le Syndic concernant tous points qui leur seraient gré.

En vous remerciant pour vos retours et pour votre implication.

Sincères salutations,

 

30/04/2010 : Mail du directeur général de CDB au conseil syndical :

 

Cher Monsieur,

 

Je viens de recevoir un courriel de la société Bouvier. Je vous remercie de considérer en conséquence que ce mail annule et remplace le précédent à compter du point 1 (j’en profite pour corriger deux trois coquilles …). Je reprends donc les différents points :

1 L’état des dépenses engagées

Nous vous prions de trouver ci-joint, l’état des dépenses engagées à ce jour. Par ailleurs, s’agissant des divers éléments rappelés dans l’AG du 4 janvier 2010, et plus particulièrement des index de consommation, ils seront à votre disposition lors de la vérification des comptes annuels, lorsque nous aurons reçu l’ensemble des factures.

2 Les consommations anormales d’ampoules.

La société Brézillon a fini par admettre que les « sources livrées sur le chantier sont des sources de type R7s de 150 W », alors même que le luminaire devait être de 100W maximum (ce qui effectivement entraîne une surchauffe).

 Brézillon s’est donc engagé à remplacer toutes les sources de 150W par des sources inférieures à 100W.

Cette intervention a sauf erreur été menée à son terme à ce jour.

3 Le tuyau  d’évacuation relève de la responsabilité de la ....... Il est depuis retiré. 

4 La problématique de la conformité des installations de système de désenfumage.

La société BOUVIER en charge de la maintenance du système de désenfumage nous a alertés par courrier reçu le 15 mars en nos locaux que certains travaux devaient être exécutés sur les installations. Elle nous soumettait un devis que nous validions le 16 mars compte tenu de l’urgence. Entretemps les travaux de remise en état étaient effectués directement par l’installateur dans le cadre de sa garantie. La société Bouvier nous a adressés un fax le 23 avril dans lequel cette société acte que les travaux demandés par ses soins ont bien été réalisés. Ce jour Bouvier nous confirme clairement par courriel que « le système est aux normes, il n'existe aucune anomalie sur le système. » Plus rien ne s’oppose donc à la prise en charge pleine et entière par Bouvier de l’entretien de ces équipements. 

5 Le nettoyage du parking. Nous avons proposé trois devis au promoteur qui s’est engagé à suivre directement ce chantier.

6 Concernant votre demande de rétroplanning, le promoteur vous a semble t il proposé une réunion ayant pour objet justement d’échanger sur ce point (mail du Mme ..... du 23 avril), rendez vous auquel votre syndic sera naturellement également présent. Je comprends du courriel en réponse de M. ...... que vous ne voyez à ce jour pas l’intérêt d’une telle réunion.

7 Le point de la visite de contrôle sur les toitures. La visite de contrôle a été mandatée directement par Vinci Immobilier. Nous avons demandé au promoteur les résultats de cette visite 

8 Les compteurs d’EF ont été posés. S’agissant des autres compteurs, les compteurs Farnier vont nous transmettre, le plus rapidement possible, un devis concernant les compteurs d’énergie thermique. Ce point pourra être utilement évoqué en conseil syndical.

9 Concernant le déploiement de la fibre optique, vous avez déjà entre les mains la proposition SFR, qui était jointe à l’AG du 4 janvier. Nous attendons les propositions d’Orange et Free.

Bon weekend.

02/05/2010 : Mail du conseil syndical  au directeur général :

 

Monsieur,

 

Je vous remercie pour la formalisation de vos retours.

Je vous fais part de mes remarques ci-dessous et, si vous le souhaitez, nous pouvons nous rencontrer mardi, jeudi ou vendredi de cette semaine à 18h30 pour en discuter plus en détails, ainsi que sur l'ensemble des points de dysfonctionnements plus ou moins importants listés dans les précédents mails et sur lesquels vous n'avez pas fait de retour.

1 – L’état des dépenses engagées

Des éléments attendus, à la fois suite à l’AG du 4 janvier, et suite à un mail du 14 janvier dernier (relancé le 19 janvier, puis le 12 février), n’ont pas besoin de factures :

- le rappel du règlement de copropriété à l’ensemble des copropriétaires

- un jeu des plans techniques de l’immeuble (deux jeux ont apparemment été remis par Vinci)

- les doubles de clés pour les différents locaux et équipements

- les modes d’emplois divers et variés permettant au CS d’intervenir dans les meilleures conditions possible si nécessaire.

Pourriez-vous également détailler les prestations facturées dans les lignes :

- 621000 REMUNERATIONS SYNDIC SUR, au 29/09/2009, pour un montant de 1966.85 €

- 622200 PRESTATIONS PARTICULIERE, au 29/09/2009, pour un montant de 1849.81 €

è en passant, vous noterez que nous en sommes déjà à près de 11000 € de factures CDB, bien loin des 5000 € dont vous parliez pour justifier les tarifs compétitifs de CDB.

- 603600 VENTE DE CHALEUR : difficile de comprendre les 500 € pour 20 jours en décembre et 4 fois plus pour les 10 derniers jours du mois.

- Toutes les lignes concernant BOUVIER : la ligne relative au contrat d’entretien est logique mais pas les autres. Les systèmes étant censés avoir été livrés dans les normes, tout ce qui est facturé en sus du contrat d’entretien doit être facturé à Vinci et non à la copropriété.

2 – Les consommations anormales d’ampoules

Nous avons reçu le 23 avril un accord de Vinci concernant le remplacement des ampoules et des appliques cassées. Néanmoins, aucune intervention n’a encore été faite et nous n’avons aucun planning malgré notre demande datant de la même date.

3 – Le sort des portes de parking

Nous prenons note de la régularisation de la situation concernant les contrats. Je rappelle néanmoins que cette situation traînait depuis le mois d’octobre et qu’il a fallu que ce soit le CS qui s’adresse directement à Brezillon pour faire avancer ce dossier (et ce n’est pas faute d’avoir relancé CDB auparavant).

4 – Evacuation

Les explications nous ont effectivement été données depuis sur le fonctionnement. Il reste néanmoins des analyses d’eau à faire compte tenu des odeurs qui proviennent du bac de rétention (et qui ressortent ensuite à l’extérieur via ces noues) et qui sont totalement anormales pour des eaux pluviales.

5 – Conformité des installations de système de désenfumage

Nous prenons acte de la mise en conformité. Concernant la facturation, merci de se reporter au point 1 et à la demande faite par mme ...... à l’entreprise Brezillon pour la prise en charge des coûts afférents aux interventions.

A noter que les déclencheurs d’alarme incendie sont toujours étiquetés comme HS depuis le 8 mars par l’entreprise Bouvier. Il devient donc urgent de s’assurer que la réponse de Bouvier concerne également ces déclencheurs et faire faire le nécessaire pour retirer les étiquettes indiquant qu’ils sont HS.

6 – Nettoyage du parking

Un premier nettoyage a effectivement été effectué les 21 et 22 avril derniers.

J’ai bien noté la forte coopération entre vous et notre promoteur mais elle ne doit pas empêcher CDB de communiquer vis-à-vis du CS concernant les actions effectuées et relancer éventuellement le promoteur pour obtenir des plannings d’intervention, comme avec n’importe quel sous-straitant que le syndic est censé suivre.

7 – Rétro planning pour les réserves

Vinci nous a effectivement proposé une rencontre. Le CS ne voit, à ce jour, pas l’intérêt de se rencontrer pour discuter de points maintes fois débattus et formalisés de notre côté. Nous attendons donc des actes concrets et une planification avant une éventuelle réunion. Nous avons tous d’autres choses à faire de nos soirées et nous serons prêts à les rencontrer quand nous aurons eu des retours formels de leur part sur tout ce sur quoi nous sommes en attente.

8 – Contrôle sur les toitures

Sauf erreur de ma part, il semble être un minimum que le CS soit présent pour la visite de contrôle. Nous ne satisferons pas d’un document de la part de Vinci attestant que tout va bien.

 

9 et 10

Nous prenons acte.

En vous remerciant par avance.

Cordialement,

 

04/05/2010 : mail du conseil syndical au directeur général

 

Monsieur,

 

Nous vous prions de bien vouloir prendre connaissance de la pièce jointe de ce mail.

A ce stade, ça dépasse l'entendement.

Que vos services en charge de notre copropriété assurent à peine le minimum des tâches qui leur incombent quant à la gestion courante de notre immeuble, nous le regrettions. Qu'ils ne paient pas certains fournisseurs pendant plusieurs mois comme nous l'a remonté PKNet, nous le déplorions. Mais qu'ils ne paient même pas l'électricité de nos parties communes et que nous ayons un avis comme celui-ci dans le hall d'entrée de notre résidence, c'est totalement inacceptable.

Nous vous prions de nous confirmer sous 24h que cette situation est régularisée avec EDF et nous faire un retour sur ce dysfonctionnement inexcusable qui ne fait que s'ajouter à la longue liste dont nous vous avions déjà fait part.

Pour information, nous allons vous envoyer un courrier en RAR pour formaliser ces points et mettre en copie la mairie de …………. et la Direction Générale de Vinci Immobilier afin de demander audience auprès de Mr ………… pour lui exposer notre situation depuis 9 mois dans cette résidence où tous ces problèmes de promoteur et de Syndic n'ont que trop durés.

En vous remerciant par avance de votre retour et votre diligence.

 

Sincères salutations.

 

 

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