I. Retour en arrière
Il
y a quatre mois (n° 2010-238 du 9 mars 2010) lorsque
la loi sur les détecteurs de fumée est parue - loi
qui prévoyait un décret concernant non seulement
les détecteurs de fumée mais les systèmes de sécurité dans les immeubles
- nous avons immédiatement saisi le ministère pour
lui demander de participer à la négociation de ce
décret (voir notre lettre au Ministre Benoit Apparu,
abus numéro 2238).
Pourquoi ?
Parce que confrontés chaque jour à la malhonnêteté
(nous pesons nos mots) de certaines sociétés qui
profitent des textes sur la sécurité incendie (et
parfois n’hésitent pas à leur faire dire ce qu’ils
ne disent pas), nous avions à cœur d’éviter (à nos
adhérents en particulier et aux copropriétaires
en général) un texte fait pour tondre la laine des
moutons [voir par exemple notre abus numéro 2323
concernant la société RIF - bien connue de nos visiteurs
- et le syndic Benard-Dumesnil]. Mais il y a d’autres
abus très intéressants ; tapez : BOUVIER,
SAGEX, sécurité incendie sur le moteur de recherche
du site].
II.
L’ARC en première ligne
Le
ministre nous avait rapidement fait savoir qu’il
allait créer une commission de négociation du décret,
ce qu’il a fait.
Une
première réunion de négociation du décret a donc
eu lieu le 8 juillet dernier.
A
priori nous avons réussi à écarter toutes les obligations
(par ailleurs inutiles) qui auraient entraîné des
frais parfois très importants et n’auraient fait
que le bonheur des vendeurs d’extincteurs.
Nous
avons, en particulier, empêché :
-
la pose d’extincteurs
inutiles dans les immeubles anciens ;
-
la pose de détecteurs
de fumée sur parties communes.
La
seule obligation concernera peut-être la pose de
porte entre les caves et le hall d’entrée (quand
elles n’existent pas) ainsi qu’entre les locaux
vide-ordures et les parties communes. Ceci pour
éviter la propagation trop rapide des fumées, dont
il faut rappeler que c’est leur TOXICITÉ
qui « tue »
plus que les flammes elles-mêmes.
Nous
y reviendrons. En attendant suivez notre conseil.
Conseil de l’ARC
1. Ne faites a priori confiance à AUCUN marchand (forcément bien intentionné)
d’équipement de lutte contre l’incendie.
2.
Ne croyez à aucune de leurs affirmations quand
ils vous certifient qu’il y a des nouvelles obligations en matière de lutte contre l’incendie et vérifiez
le moindre devis reçu.
3. Consultez-nous (si vous êtes adhérents collectifs) sur :
-
les obligations réelles qui incombent aux copropriétés ;
-
les prix (NB :
sachant que les prix pratiqués par ces bons samaritains
peuvent être quatre fois supérieurs à ceux
négociés par l’ARC).