ARC / Abus n°2348 : 28 07 10/©

Décret sur les équipements concernant la sécurité incendie dans les immeubles :

l’ARC veille aux abus possibles mais un peu seule (comme toujours)

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I. Retour en arrière

 

Il y a quatre mois (n° 2010-238 du 9 mars 2010) lorsque la loi sur les détecteurs de fumée est parue - loi qui prévoyait un décret concernant non seulement les détecteurs de fumée mais les systèmes de sécurité dans les immeubles - nous avons immédiatement saisi le ministère pour lui demander de participer à la négociation de ce décret (voir notre lettre au Ministre Benoit Apparu, abus numéro 2238).

Pourquoi ? Parce que confrontés chaque jour à la malhonnêteté (nous pesons nos mots) de certaines sociétés qui profitent des textes sur la sécurité incendie (et parfois n’hésitent pas à leur faire dire ce qu’ils ne disent pas), nous avions à cœur d’éviter (à nos adhérents en particulier et aux copropriétaires en général) un texte fait pour tondre la laine des moutons [voir par exemple notre abus numéro 2323 concernant la société RIF - bien connue de nos visiteurs - et le syndic Benard-Dumesnil]. Mais il y a d’autres abus très intéressants ; tapez : BOUVIER, SAGEX, sécurité incendie sur le moteur de recherche du site].

 

 II. L’ARC en première ligne

 

Le ministre nous avait rapidement fait savoir qu’il allait créer une commission de négociation du décret, ce qu’il a fait.

Une première réunion de négociation du décret a donc eu lieu le 8 juillet dernier.

A priori nous avons réussi à écarter toutes les obligations (par ailleurs inutiles) qui auraient entraîné des frais parfois très importants et n’auraient fait que le bonheur des vendeurs d’extincteurs.

Nous avons, en particulier, empêché :

-          la pose d’extincteurs inutiles dans les immeubles anciens ;

-          la pose de détecteurs de fumée sur parties communes.

La seule obligation concernera peut-être la pose de porte entre les caves et le hall d’entrée (quand elles n’existent pas) ainsi qu’entre les locaux vide-ordures et les parties communes. Ceci pour éviter la propagation trop rapide des fumées, dont il faut rappeler que c’est leur TOXICITÉ qui « tue » plus que les flammes elles-mêmes.

Nous y reviendrons. En attendant suivez notre conseil.

 

Conseil de l’ARC

 

1. Ne faites a priori confiance à AUCUN marchand (forcément bien intentionné)

    d’équipement de lutte contre l’incendie.

2. Ne croyez à aucune de leurs affirmations quand ils vous certifient qu’il y a des nouvelles obligations en matière de lutte contre l’incendie et vérifiez le moindre devis reçu.

3. Consultez-nous (si vous êtes adhérents collectifs) sur :

- les obligations réelles qui incombent aux copropriétés ;

- les prix (NB : sachant que les prix pratiqués par ces bons samaritains

   peuvent être quatre fois supérieurs à ceux négociés par l’ARC).

 

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