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Le cabinet VILLA et la formation « électrique » des gardiens

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Voici une histoire extraordinaire qui nous vient du cabinet VILLA, cabinet qui fait désormais parti du groupe ICADE, lui-même dans le giron de la Caisse des Dépôts et Consignation.

 

I-                    Une formation non remboursée soi-disant de par la loi

 

Le cabinet VILLA a confié (le plus souvent illégalement - c’est-à-dire sans vote d’assemblée générale - et à grands frais) l’établissement de ses D.U.E.R. (Document Unique d’Evaluation des Risques - tapez ce mot sur notre moteur de recherche) à des bureaux d’études spécialisés dans la sécurité.

 

Une des conséquences de ces D.U.E.R. est celle-ci : dès qu’un gardien est sensé changé la moindre ampoule, le bureau d’études préconise une « formation électrique », évidemment cher et assurée par ce bureau d’études lui-même ou une filiale....

 

Jusque-là, aucun problème qui ne soit déjà connu de l’ARC. Mais les choses se compliquent quand nos adhérents s’aperçoivent que le stage très cher (environ 1.000 euros) imposé à la copropriété n’est pas pris en charge dans le cadre de la « formation professionnelle » à laquelle toutes les copropriétés cotisent via l’AGEFOS-PME.

 

Renseignements pris, le cabinet VILLA  fait savoir à nos adhérents que la « loi » (toujours LA loi, bien sûr) rendant cette formation obligatoire, celle-ci ne peut être pris en charge dans le cadre de la formation professionnelle.

 

II-                  Creusons le problème

 

Nous approfondissons le problème et nous apercevons alors que, bien évidemment, le personnel des copropriétés n’est pas visé par cette obligation, en effet celle-ci concerne uniquement des établissements et entreprises où les salariés sont mis en contact avec des machines ou équipements dangereuses.

 

 Entre nous soit dit, heureusement (pour les syndics en général et le groupe VILLA en particulier), qu’aucune « obligation » n’existe à ce sujet, car cela voudrait dire que 90 % des syndics seraient « hors la loi ».

 

III-                Manque de jugeote

 

Le plus singulier dans notre affaire est encore ailleurs : tout le monde sait que la collecte des taxes professionnelles dans la branche des « gardiens » rapporte beaucoup d’argent et que, par contre, les dépenses de formation sont très faibles, ce qui laisse donc une marge de manœuvre considérable (plusieurs dizaines de millions d’euros). Le groupe VILLA le sait comme tout le monde.

 

 

 

Où va tout cet argent  inutilisé ? On ne le sait pas très bien. Mais imaginons une seconde que cette formation « électrique » soit vraiment obligatoire, les syndics, au lieu de nous transmettre purement et simplement l’argument : « Ce n’est pas pris en charge parce que c’est obligatoire », n’auraient-ils pas pu agir auprès du collecteur pour assouplir la règle, eu égard aux centaines de millions d’euros non consommés ?

 

Voici la lettre adressée au groupe VILLA qui résume la situation et reprend nos arguments. Si vous êtes dans le même cas et êtes adhérents à l’ARC, prévenez-nous.

 

 

 

Cabinet VILLA

Monsieur Xavier GUERLAND

71, rue de Provence

75440 PARIS CEDEX 09

 











Paris, le 19 Juillet 2006

Monsieur,

 

Nous revenons vers vous au sujet du problème de l’absence de prise en charge par les AGEFOS- PME de la formation concernant « l’habilitation électrique » des gardiens.

 

Nous sommes très surpris de votre position, non seulement peu soucieuse de l’intérêt des copropriétaires, mais juridiquement non fondée.

 

1-     Rappel du problème

 

Plusieurs de nos conseils syndicaux adhérents se plaignent, en effet, que vous ayez imputé dans les charges des frais de « formation électrique » des gardiens et n’ayez pas obtenu le remboursement par les AGEFOS- PME qui collecte les taxes de formation.

 

2-     Votre réponse

 

Votre réponse est très curieuse. Vous dites ceci :

 

1)     La formation électrique est obligatoire pour les gardiens.

2)     Or, les formations obligatoires ne sont pas prises en charge dans le cadre de la formation professionnelle.

 

3-     Retour au texte

 

Or, après analyse du problème, la formation « obligatoire » dont vous parlez ne concerne pas les syndicats de copropriété :

 

a)     d’abord elle ne concerne que des « entreprises » et les « établissements » de ces entreprises ; or un syndicat de copropriété n’est pas une entreprise ;

b)     ensuite elle ne concerne que les salariés qui sont sensés être en contact avec des équipements électrique dangereux (comme il s’en trouve dans des ateliers).

 

L’habilitation électrique n’est donc pas une obligation en copropriété ; dès lors les éventuelles formations facultatives que suivraient les gardiens sont bien éligibles au bénéfice de la formation professionnelle, comme nous allons le voir.

 

4-     Formation électrique et copropriété

 

Si un syndicat veut faire changer des ampoules à un employé, il est normal qu’il lui assure une formation.

 

Cette formation doit être remboursée comme n’importe quelle formation.

 

Nous vous demandons donc de faire le dossier pour les AGEFOS.

 

En cas de refus écrit de leur part, nous interviendrions directement en tant que partenaire officiel de la formation des gardiens et employés d’immeuble.

 

5-     Equilibre financier

 

En tant que syndic, vous ne pouvez ignorer que la collecte des AGEFOS auprès des copropriétés est 100 fois supérieure aux dépenses de formations.

 

Votre position dans ce dossier est donc encore plus incompréhensible et même si vous aviez raison juridiquement (ce qui n’est pas le cas), vous auriez dû réagir et agir différemment, compte tenu de l’énorme écart signalé entre recettes et dépenses dans cette branche professionnelle.

 

Espérant que ce courrier aura pu - enfin - vous faire changer d’avis et comptant sur vous pour obtenir les remboursements attendus par nos adhérents, je vous prie de recevoir, Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées.

 

                                                                                              Fernand CHAMPAVIER

                                                                                              Le Président.

 

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