L’ARC
a déjà souligné la nécessité pour les syndics
de régler les factures des entreprises mandatées par le syndicat dans des
délais raisonnables (par exemple 30 jours
fin de mois).
En
agissant ainsi, le syndicat permet à ses cocontractants professionnels:
-
de pouvoir pérenniser leur activité ;
-
de lui garantir des prestations impeccables à
des prix compétitifs ;
Or,
comme nous l’avons dénoncé par le passé, les syndics
sont souvent enclins à honorer très
tardivement les factures des sociétés intervenues
sur les parties ou les installations communes.
Ces
syndics ont tôt fait de justifier leur lacune,
par une prétendue défaillance de trésorerie du
syndicat, ou pour des raisons internes (comptable
absent ou surchargé).
Ces
motivations ne tiennent bien évidemment pas la
route.
D’une
part, il n’appartient pas au syndicat de supporter
les dysfonctionnements du syndic.
D’autre
part, les comptes du syndicat révèlent dans la
plupart des cas, des liquidités suffisantes pour
faire face depuis belle lurette à ces factures.
Et
de se demander les motifs d’une telle inertie ?
La
réponse est toute simple : le
syndic fait probablement fructifier les fonds
du syndicat des copropriétaires.
Ces
dernières semaines, à l’occasion de la vérification
des comptes annuels, les conseils syndicaux se
sont aperçus de la recrudescence de délais importants
(parfois plus de 6 mois) dans le règlement
des factures des prestataires du syndicat par
le syndic.
Ce
comportement préjudiciable pour le syndicat (augmentation
des prix, refus d’intervention ou d’établissement
de devis par les entreprises) doit être combattu
avec la plus grande fermeté.
Il
existe une solution simple à ce fléau fortement
répandu. Il suffit aux conseils syndicaux de solliciter régulièrement
du syndic copie des documents
intéressant le syndicat, conformément à l’article
21 de la loi du 10 juillet 1965 (tels qu’un extrait
des comptes fournisseurs, un état des dettes et
des créances du syndicat), et d’exiger le paiement immédiat des factures qui sont en attente injustifiée :
-
saisies depuis plus de 30 jours (fin de mois) ;
-
correspondant à des prestations parfaitement exécutées ;
-
règlement d’autant plus incontestable, que les
fonds sont disponibles.
En l’absence de trésorerie du syndicat, le
syndic se devra d’attester des moyens mis en œuvre
pour recouvrer les arriérés de provisions et de
charges auprès des copropriétaires débiteurs.