I-
Les copropriétaires abandonnés en rase campagne
Au
cours de l’émission de France-Inter, « service
public » du 11 septembre 2007 consacré
aux travaux d’ascenseurs, notre directeur a fait
savoir - à deux reprises - à quel point l’ARC était étonnée (restons polis)
de l’inaction de la
DGCCRF en matière de contrôle
des travaux obligatoires d’ascenseurs (réglementation
des prix, niveau des prix, travaux présentés comme
faussement obligatoires, ententes, etc.) et combien
nous considérions comme grave le fait que l’Etat
laisse les copropriétaires se débattrent seuls
sur ces questions, malgré nos multiples demandes
et « appels
au secours ».
Si un État peut imposer 8 milliards de travaux
à ses ressortissants ne peut-il pas mobiliser
- même légèrement - son administration pour faire
en sorte que le super-marché
qu’il a ouvert aux ascensoristes ne se transforme
en abattoir pour les copropriétaires ?
Un
adhérent nous écrit suite à l’émission de France-Inter :
« Je suis parfaitement d’accord avec vous. J’ai
moi-même saisi à quatre reprises la DGCCRF de faits précis et n’ai jamais obtenu de
réponse.
Je vous suggère de publier les lettres
qui ont été adressées par l’ARC à l’Administration
et dont vous parlez au cours de l’émission, c’est
le seul moyen de révéler cette incroyable incurie.
Par ailleurs, merci de saisir la
Ministre de l’Economie une fois
de plus ».
II-
Six lettres accablantes
Pourquoi
pas, cher adhérent ? En effet, la relecture
de nos courriers adressés à la DGCCRF avec régularité et
constance permet de mieux comprendre notre indignation
doublée d’incrédulité.
Voici donc nos lettres à la DGCCRF dont nous allons envoyer
un tirage à Madame LAGARDE, Ministre de l’Economie,
donc responsable de la
DGCCRF.
DGCCRF
Monsieur le Directeur
59, boulevard Vincent Auriol
Télédoc
071
75703 PARIS CEDEX 13
Paris, le 28 Décembre 2004
Monsieur
le Directeur,
Peut-être
le savez-vous : notre association a, depuis
deux ans, été la seule association de consommateurs
à avoir participé à toutes les négociations concernant
la rédaction du décret d’application de l’article
79 de la loi Habitat et Urbanisme relative à la
sécurité des ascenseurs et les arrêtés correspondants.
Depuis
deux ans nous ne cessons d’alerter les pouvoirs
publics sur la pression financière démesurée que
les ascensoristes vont exercer au nom de la « sécurité »
des usagers et du personnel, alors même qu’il
s’agit souvent de confort (exemple : le variateur
de fréquence, l’absence totale de contact en cas
de fermeture des portes, un niveau de précision
d’arrêt égal ou inférieur à un centimètre, etc).
Heureusement
notre opiniâtreté n’a pas toujours été vaine et
les Ministères du Logement et de l’Industrie ont
su écouter nos mises en garde sur certains points.
Aujourd’hui
nous voudrions vous alerter sur un autre problème
qui concerne ce secteur d’activité (maintenance
des appareils et sécurisation) : il s’agit
des prix pratiqués.
Nos
adhérents nous font remonter depuis de nombreux
mois des dossiers inquiétants concernant l’évolution
des prix dans ce secteur. Nous avons ainsi pu
- à l’occasion d’un dossier adressé par une Présidente
de Conseil syndical adhérente à l’ARC et par ailleurs
rédactrice à l’INC (Institut National de la Consommation) - révéler
des dérapages et pratiques incroyablement
préjudiciables aux consommateurs (les « abus »
numéros 234 et 246 mis en ligne sur notre site
Internet, en font l’historique ; notons qu’ils
n’ont pas, malgré leur caractère public et volontairement
très polémique, donné lieu à une action à notre
encontre, ce qui en atteste la véracité).
Mais
il y a encore plus préoccupant. Il ressort en
effet d’une enquête récente que nous avons également
mise en ligne sur notre site, que la moyenne
statistique (et non arithmétique) des prix horaires
pratiqués par les ascensoristes est sans commune
mesure avec celle des autres secteurs d’activité
et ceci sans que la qualification plus grande
du personnel puisse être invoquée.
Ainsi,
aujourd’hui, les syndicats de copropriété de l’Ile
de France se voient-ils facturer environ 100 Euros
TTC l’heure d’intervention d’un ascensoriste,
niveau de prix réellement alarmant.
Cette
situation est d’autant plus préoccupante que :
-
la
concurrence dans ce secteur est très difficile
à faire jouer (d’abord parce que la concentration
est extrême dans ce secteur ; ensuite parce
qu’il n’est pas facile de faire intervenir ponctuellement
un ascensoriste sur un ascenseur dont il n’a pas
la maintenance permanente) ;
-
le
plus gros des facturations, dans les années qui
viennent, va concerner des travaux OBLIGATOIRES.
Est-il
possible que votre administration laisse seuls,
face aux ascensoristes, des usagers qui d’une
part sont CAPTIFS, d’autre part sont CONTRAINTS
alors que les sommes en jeu sont si importantes ?
Nous
pensons qu’il est compréhensible que les pouvoirs
publics n’aient pas pu prévoir cette situation.
Nous pensons, néanmoins, qu’il est impératif,
maintenant que les dérives se révèlent, qu’une
action corrective soit engagée.
Le
Ministère du Logement envisage la création d’un
groupe de suivi de la réforme. La DGCCRF pourrait intervenir
dans ce groupe et aider à lancer des enquêtes
bien au-delà de nos adhérents ce qui, peut-être,
permettrait de limiter la surchauffe tarifaire…
C’est du moins ce que nous vous demandons au nom
des 7 millions de copropriétaires que nous représentons
au travers des 10.000 copropriétés adhérentes
à l’ARC, représentant elles-mêmes environ 500.000
logements.
Nous
espérons vivement pouvoir vous sensibiliser à
ces problèmes et attendons réellement de votre
administration une aide et une réponse à notre
appel.
Vous
remerciant de la suite que vous voudrez bien donner
à la présente démarche, nous vous prions de recevoir,
Monsieur le Directeur, l’assurance de nos salutations
distinguées.
Le Président
Fernand CHAMPAVIER
P.J : articles de notre site sur les abus d’ascensoristes ;
résultats de notre enquête sur les prix
horaires.
DGCCRF
Monsieur le Directeur
59, boulevard Vincent Auriol
Télédoc
071
75703 PARIS CEDEX 13
Paris, le 28 Janvier 2005
Objet : - pratiques
anti-concurrentielles de grands ascensoristes
-
verrouillages
technologiques.
Monsieur
le Directeur,
Nous
sommes saisis - en tant qu’Association Nationale
de Copropriétaires siégeant comme l’un des douze
membres titulaires permanents de la Commission Nationale
Relative à la
Copropriété à la copropriété
et membre de la Commission AFNOR
P 82 (ascenseurs existants) - de graves problèmes
concernant la distorsion de concurrence en matière
d’entretien des ascenseurs.
Les
faits dont nous sommes saisis sont particulièrement
préoccupants puisque :
-
d’une
part, ils concernent l’amélioration et l’entretien
des ascenseurs ;
-
d’autre
part, ils démontrent que les PME - entreprises
proches des préoccupations des copropriétaires
- sont de fait interdites de concurrence.
Voici
les faits :
I-
KONÉ refuse de livrer des pièces détachées
Une
PME d’ascenseurs bien connue et exerçant en PACA
et en Ile de France, se voit actuellement refuser
la livraison de pièces détachées d’ascenseurs
dont elle a la maintenance, sous des prétextes
(voir lettre jointe) dont nous vous laissons juge
( « protection de
notre propriété intellectuelle »).
La
société KONÉ n’accepte de livrer ces pièces qu’à
condition de faire le remplacement et donc de
facturer l’intervention. Vous trouverez jointe
des correspondances qui permettent d’attester
de la réalité des faits présentés.
Si
de tels comportements peuvent prospérer cela signifie
que - demain - aucune entreprise AUTRE que le
constructeur ne pourra assurer la maintenance
d’un ascenseur.
Il
n’y aura donc plus qu’un immense marché captif.
Il est impossible que les pouvoirs publics ne
puissent réagir à ces atteintes à la concurrence.
Le
deuxième cas que nous allons citer est aussi inquiétant,
puisqu’il montre que la mise en place de dispositifs
et matériels empêchant la concurrence s’installe
aussi en matière de rénovation partielle des installations,
désormais quasi-obligatoire.
II-
Des armoires de commande verrouillées
Une
copropriété adhérente nous a fait remonter le
problème suivant : elle a accepté il y a
plusieurs mois le changement d’une armoire de
commande ; conseillée, elle a demandé à ce que
l’armoire installée soit une armoire de type EPBV3F,
armoire que toutes les entreprises de maintenance
peuvent prendre en charge, car elles ont accès
à la technologie et aux pièces détachées de cet
équipement.
Or,
il apparaît que l’entreprise qui a installé l’armoire
(une fois encore KONÉ, mais cela aurait pu être
aussi bien OTIS ou un autre major) a mis en place
une armoire resolve
V3F, verrouillée par sa technologie ce qui
oblige la copropriété à maintenir un contrat d’entretien
avec l’entreprise KONÉ.
Nos
adhérents et les professionnels concernés ont
saisi la DDCCRF de ce qui apparaît
être une pratique frauduleuse.
III-
Une situation grave dénoncée depuis longtemps
Cela
fait plusieurs années déjà que de nombreuses personnes,
associations, organisations dénoncent cette situation.
L’ARC, l’USH, l’ANPA
mais aussi la FIEBCA ou des BET indépendants.
Ce
qui pouvait paraître marginal hier semble devenir
un phénomène généralisé dont les effets dévastateurs
vont s’accélérer avec la mise en place du décret
du 9 septembre 2004 sur la mise en sécurité des
ascenseurs, entraînant :
-
l’installation
à grands frais de matériels « verrouillés
» ;
-
l’impossibilité
de mettre en concurrence les entreprises de maintenance.
Cette
situation est d’autant moins admissible que, désormais,
la mise en place d’un contrat de maintenance est
obligatoire.
IV-
Les demandes de notre association
Nous
demandons :
a)
dans l’immédiat qu’un rappel à l’ordre et des sanctions
soient prises à l’encontre de la société qui pratique
cette véritable prise en otage des copropriétés
en l’occurrence KONÉ ;
b)
dans le moyen terme qu’un dispositif nominatif et réglementaire
empêche le verrouillage technologique dont est
victime le consommateur.
Vous
comprendrez qu’étant donné l’importance des sujets
évoqués, nous soyons obligés d’informer de notre
démarche nos mandants, mais aussi nos partenaires
ainsi que les autres administrations en charge
de ces problèmes, et plus particulièrement la
DGUHC du Ministère du Logement.
Nous
comptons vivement sur une réaction appropriée
de votre administration et une action à la hauteur
des problèmes qui se posent aux usagers.
Vous
remerciant vivement pour la suite que vous voudrez
bien donner à la présente démarche, nous vous
prions de recevoir, Monsieur le Directeur, l’assurance
de nos salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
LE Président.
P.J : comme indiqué
DGCCRF
Bureau Commerce et Artisanat
59, boulevard Vincent Auriol
Télédoc
071
75703 PARIS CEDEX 13
Paris, le 26 Mai 2005
Monsieur
le Directeur,
Notre
association continue à vivre la mise en œuvre
de la réforme sur les ascenseurs (travaux de sécurisation
et nouveaux contrats)
à son cortège d’abus.
Nous
souhaitons attirer une nouvelle fois votre attention
sur deux séries d’abus « génériques » concernant à la fois
les travaux et à la fois les contrats, ceci à
partir de deux cas très précis.
Nous
souhaiterions vivement que votre administration
puisse intervenir symboliquement dans ces deux
situations pour donner un coup d’arrêt à ces pratiques
déferlantes.
I-
Des travaux présentés faussement comme obligatoires
Nos
adhérents nous signalent en permanence et nous-mêmes
pouvons le constater de visu que les ascensoristes,
présentent certains travaux comme obligatoires
alors qu’il n’en est rien. Exemple :
-
mise
en place d’une cellule « toute
hauteur » alors qu’existe déjà un dispositif
satisfaisant du type « bord sensible » ;
-
remplacement
d’un limiteur de vitesse par ailleurs satisfaisant
et répondant aux critères de l’arrêté du 18 novembre
2004 ;
-
mise
en place d’une rambarde sur le toit de l’ascenseur,
présentée comme obligatoire ;
-
présentation
comme étant également obligatoire d’un variateur
de fréquence alors que la précision d’arrêt réglementaire
peut être obtenue par réglage, etc.
Tous
ces abus sont, néanmoins, difficiles à sanctionner
car ils demanderaient à chaque fois une enquête
sur place de vos services.
C’est
pourquoi nous vous adressons la preuve d’un abus
qui ne nécessite aucune enquête et se vérifie
sur simple document.
La
société OTIS vient, en effet, de présenter à un
syndicat de copropriété un devis de « mise
en conformité » des dix ascenseurs de
300
KG de la résidence (sise
à Massy, Essonne) en intégrant et facturant plus
de 3.000 €uros par appareil soit plus de 30.000
€uros, un dispositif de lutte contre la survitesse
en montée, alors que celui-ci ne concerne que
des ascenseurs de plus de 300
Kg, comme le spécifie
clairement l’arrêté du 18 novembre 2004.
Vous
trouverez ci-joint :
-
la
preuve que les ascenseurs concernés sont des 300Kg ;
-
la
preuve de l’abus.
Nous
pensons qu’il s’agit là d’une escroquerie caractérisée
qui doit appeler une sanction à titre d’exemplarité.
II-
Des contrats en deux morceaux
Pour
éviter que les usagers ne regardent de trop près
les contrats, des ascensoristes soumettent à la
signature à des copropriétés des contrats dont
l’essentiel n’est pas communiqué spontanément.
Nous
vous adressons, à titre d’exemple copie du dispositif
mis en place par KONÉ.
Celui-ci
indique explicitement que la partie du contrat
dit « conditions générales » et qui renferme en fait les clauses les
plus importantes et surtout les clauses obligatoires
est « disponible sur demande ».
Nous
pensons que ces pratiques sont non seulement abusives
mais illégales et peuvent par ailleurs favoriser
des manoeuvres. Nous pensons, en effet que :
a)
un
contrat ne saurait renvoyer à une série de clauses
qui n’ont pas été expressément portées à la connaissance
des contractants, surtout quand ces clauses sont
obligatoires au titre d’un décret d’application
;
b)
un
contrat est un tout et ne saurait être adressé
partiellement ;
c)
les
clauses d’un contrat qui n’ont pas fait l’objet
d’une approbation explicite ne sauraient prétendre
à l’opposabilité.
Cette
dissociation des contrats en deux peut, par ailleurs,
entraîner des manipulations puisque les « conditions
générales » non annexées au contrat signé
peuvent être changées unilatéralement et facilement.
Nous
vous serions très reconnaissants, là aussi, de
bien vouloir rappeler, à titre d’exemplarité,
la société KONÉ à ses obligations légales en matière
de présentation des contrats et de mettre en œuvre
des sanctions appropriées.
Restant
à votre disposition pour toute information complémentaire
et vous remerciant de la suite que vous donnerez
à la présente démarche, je vous prie de recevoir,
Monsieur le Directeur, l’assurance de mes salutations
distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président.
P.J :
DGCCRF
Monsieur CERRUTI - Directeur
59, boulevard Vincent Auriol
Télédoc
071
75703 PARIS CEDEX 13.
Paris, le 2 Février 2006
Monsieur
le Directeur,
La DGUHC nous a fait savoir que votre administration allait
engager une enquête sur les « ententes
» entre ascensoristes concernant les travaux obligatoires
de mise en sécurité des appareils.
Dans
ce cadre, nous nous permettons de vous signaler
qu’il est très fréquent que des syndics de copropriété
nous fassent savoir que, en cas d’appel à la concurrence,
les ascensoristes NON TITULAIRES du contrat d’entretien
d’ascenseur en cours refusent purement et simplement
de répondre.
À
titre illustratif, nous vous adressons le document
joint qui atteste une fois de plus de cette situation.
Conséquence : les usagers sont pratiquement
contraints de payer n’importe quel prix des travaux
par ailleurs obligatoires, chaque ascensoriste
« broutant
sur son prè ».
Dans
l’espoir que vos services sauront mettre rapidement
en lumière ces pratiques anticoncurrentielles
(comme vous le savez les délais sont rapprochés)
particulièrement préjudiciables aux usagers, nous
vous prions de recevoir, Monsieur le Directeur,
l’assurance de nos salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président.
P.J :
DGCCRF
Madame Virginie BEAUMAUNIER
59, boulevard Vincent Auriol
Télédoc 071
75703 PARIS CEDEX 13.
Paris, le 6 Septembre 2006
Objet : Travaux obligatoires de sécurisation des ascenseurs.
Enquête sur les ententes professionnelles.
Madame
la sous-directrice,
Par
lettre du 2 février 2006 nous vous adressions
un courrier où nous faisions état du problème
posé par ce que nous soupçonnons être des ententes
entre ascensoristes concernant les travaux de
sécurisation obligatoire des ascenseurs (article
79 de la loi de ROBIEN du 2 juillet 2003 et décret
du 9 septembre 2004 et arrêté du 18 novembre 2004).
Nous
avions d’ailleurs à plusieurs reprises saisi le
Ministre du Logement de ces pratiques.
Vous
aviez eu l’amabilité de nous accuser réception
dès le 15 février 2006 de notre courrier et nous
en avions déduit que votre administration allait
engager une enquête à ce sujet.
Comme
vous le savez sans doute, la Commission Européenne qui s’est elle-même auto-saisie du problème concernant les ententes dans ce secteur
et qui a auditionné notre association à
ce sujet, s’apprête à boucler son enquête et à
adresser des sanctions à différents grands groupes
d’ascensoristes.
Sept
mois après votre réponse, nous revenons donc vers
vous et nous nous permettons de vous demander
si l’enquête évoquée a été engagée et si votre
administration entend publier des conclusions
à ce sujet.
En
effet, les problèmes perdurent et les pratiques
évoquées semblent se développer.
Nous
nous étonnons, cependant de n’avoir jamais été
convoqués par vos services (comme nous l’avons
été par les agents de la Commission Européenne).
Nous
vous rappelons que ces problèmes sont d’autant
plus sensibles pour les consommateurs :
-
que
les travaux concernés sont OBLIGATOIRES (ce qui
justifie un contrôle rigoureux des professionnels
de la part des pouvoirs publics) ;
-
que
les sommes en jeu sont considérables (évaluées
entre huit et douze milliards d’euros).
Nous
vous remercions de la suite que vous voudrez bien
donner à cette nouvelle démarche et, restant à
votre entière disposition, vous prions de recevoir,
Madame la sous-directrice, l’assurance de nos
salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président.
DGCCRF
Monsieur CERRUTI - Directeur
59, boulevard Vincent Auriol
Télédoc
071
75703 PARIS CEDEX 13.
Paris, le 21 Février 2007
Monsieur
le Directeur,
Suite
à la lourde condamnation infligée par la Commission
Européenne aux quatre « grands » ascensoristes, nous nous permettons de revenir vers
vous au sujet des travaux obligatoires de sécurisation
des ascenseurs et des nouveaux contrats de maintenance,
imposés aux copropriétaires conformément aux dispositions
du décret du 9 septembre 2004 pris en application
de l’article 79 de la loi du 2 juillet 2003.
Voici
trois ans que nous alertons l’administration sur
les abus subis par les propriétaires d’appareils
en matière de travaux, les coûts excessifs et
l’impossible mise en
concurrence.
Trois
ans que les devis « tombent »
et que les pouvoirs publics nous laissent seuls
face aux quatre géants de l’ascenseur.
Voici
deux ans que, par ailleurs, nous protestons sur
le caractère abusif des clauses des nouveaux contrats
et demandons l’intervention de la Commission des Clauses
Abusives.
L’enquête
de la Commission Européenne
montre que nos craintes sont non seulement légitimes,
mais fondées.
Aussi
nous insistons à nouveau pour connaître les résultats
de l’enquête que votre Direction, dont chacun
apprécie le sérieux et l’efficacité, n’a pas manqué
de diligenter sur les problèmes visés plus haut,
résultats qui pourraient aider les associations
de copropriétaires comme la nôtre à mieux aider
les usagers à faire face aux abus constatés.
Nous
vous en remercions par avance et vous prions de
recevoir, Monsieur le Directeur, l’assurance de
nos salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le
Président.
Association des Responsables de Copropriété
29, rue Joseph Python
75020 PARIS
Madame,
Monsieur,
Siégeant
au conseil syndical de ma résidence, je suis à
l'origine de l'adhésion du conseil syndical à
l'ARC. Notre résidence étant équipée de 5 ascenseurs
300 Kg, 8 niveaux, et ayant
lu avec profit votre publication "Ascenseurs
: comment éviter le pire", je vous ai récemment
fait parvenir un courrier électronique pour vous
faire part des difficultés rencontrées sur ce
dossier :
- Des tarifs très lourds.
- Un devis global qui sort à
mon sens du cadre de la SAE.
- Difficulté d'obtenir un devis
détaillé rendant compte des pièces et de la main
d'oeuvre, malgré mes relances auprès d'Otis
ou de mon syndic
- Immobilisme du représentant d'Otis,
qui semble « jouer la montre ».
Dans
votre réponse en date du 15 juin 2007, vous m’invitez
à vous adresser copie des différents documents
échangés avec la société Otis :
vous les trouverez ci-joint.
Quelques
remarques :
- Après plus de 4
mois d’attente et plusieurs relances (ma demande
de devis détaillé datant du 10 février 2007, cf.
courrier joint), je reçois enfin ce jour un devis
Otis détaillant pièce et main d’œuvre (Cf. devis ci-joint
daté du 25 juin 2007).
- Ce devis n’est pas
aussi précis qu’espéré : pas de détail du
nombre d’heures, pas de coût horaire de la main
d’œuvre, pas de détail précis des fournitures
…
- Certaines fournitures
ont disparu du devis (notamment crosse de rétablissement,
protection sur le massif et échelons d’accès pour
des locaux techniques dont l’accès, rappelons-le,
est de plein pied)
- D’autres postes
de dépense ont diminué de façon importante (exemple :
le contrôleur de manœuvre à variation de fréquence
est passé de 20215 EUR HT à 11075 EUR HT)
- Cependant la somme
globale (24576 EUR HT par ascenseur) est restée
la même en raison de l’ajout de nouvelles dépenses
ne figurant pas dans les 2 précédents devis :
·
Canalisation électrique
palière multiplexée (1634 EUR HT)
·
Boîtes à boutons
palières (1894 EUR HT)
·
Boîte à boutons
cabine avec câblage électrique multiplexée (2076
EUR HT)
·
Pose d’une serrure
conforme sur porte d’accès machinerie (117 EUR
HT)
·
Motorisation d’entraînement
des portes cabine (1100 EUR HT)
- Pas de proposition de
fractionnement des travaux en 2 fois (2008, 2013),
contrairement aux devis précédents et malgré notre
demande explicite
- Des points à mon
sens sans réel rapport avec l’objectif de sécurisation
des ascenseurs imposé par
la SAE (motorisation d’entraînement des portes de cabine,
changement des boîtes à boutons…), et en tenant
compte du fait que,
un peu à mon étonnement, nous demeurons
encore aujourd’hui, aux dires de notre syndic,
sous le coup de notre ancien « contrat complet »
datant de 1974 (coût annuel du contrat de maintenance
en 2007 pour 5 ascenseurs : 15000 EUR).
- L’imprécision demeure
concernant la phonie en cabine : télésurveillance
ou téléalarme ?