Cet
été, on a pu lire sur certains forums certaines affirmations
gravement erronées concernant la taxe d’habitation des gardiens,
affirmations que nous nous devons de corriger sans attendre.
I-
Les faits
Le
10 janvier 2002 la
Commission départementale paritaire des gardiens
et employés d’immeuble du RHONE négociait la prise en charge
partielle de la taxe d’habitation des logements de fonction
des gardiens par les syndicats de copropriété.
Cela ne concernait QUE les signataires de cet accord et leurs adhérents.
Le
16 juin 2002 cet accord départemental fut « étendu ». Par là il faut entendre : « étendu au niveau du département du Rhône
à tous les employeurs non membres de la Commission ».
Malheureusement
certains ont compris (avec six ans de retard…) que l’extension était « nationale ».
Il N’EN EST RIEN.
Comme indiqué l’extension était purement départementale.
II-
Conséquences
Les
conséquences de cette erreur peuvent être graves.
Certains
syndics, en effet, ont décidé d’appliquer la prise en charge
de la taxe d’habitation dans d’autres départements, y compris
à titre rétroactif.
Ceci
est une erreur préjudiciable aux copropriétaires et ils doivent
la corriger rapidement (soit en demandant au salarié la restitution
des sommes indûment versées soit en faisant jouer leur assurance
de responsabilité civile).
III-
L’ARC et les membres de la Commission Paritaire
Nationale ont saisi le ministère
Pour
empêcher les erreurs d’interprétation concernant le mot EXTENSION (« extension »
à tous les employeurs d’un seul département et non « extension » au niveau
national), l’ARC et les représentants des employeurs de la Commission Nationale
Paritaire des gardiens et employés d’immeuble ont saisi le
Ministère du Travail afin que les précisions nécessaires soient
apportées.
En
attendant voici la mise au point faite par l’ARC au sujet
de cette erreur d’interprétation, mise au point que vous pouvez
adresser à votre syndic.
« La taxe d’habitation du logement de fonction
des gardiens »
« Depuis le 10 juillet 2008, certaines personnes
se sont émues de la non-application,
au niveau national, de l’avenant départemental du Rhône du
30 janvier 2002, relatif à la taxe d'habitation des logements
de fonction des gardiens et qui a fait l’objet d’un arrêté
d’extension au J.O.R.F. du 16 juin 2002.
Cet arrêté d’extension a été établi comme
un arrêté d’extension national.
D’aucuns pourraient croire que, dès lors, cet avenant s’applique
sur tout le territoire national.
Or, il n’en est absolument rien.
L’arrêté d’extension d’un avenant départemental
ou régional ne peut avoir d’effet que sur le département ou
la région concernée. Seuls
les arrêtés d’extension relatifs aux avenants établis par
la Commission
mixte paritaire nationale de la Convention collective
sont impérativement applicables sur le territoire national
(cf. article 1bis de la
Convention collective nationale).
Il s’agit donc d’une erreur de plume de
la part du rédacteur, erreur qui fait actuellement l’objet
d’une demande de correction auprès des services du Journal
Officiel.
Une telle erreur s’était déjà produite à propos d’un avenant
des Alpes-Maritimes, lequel a fait l’objet d’un correctif.
Il est donc inutile d’entretenir une fausse
polémique et pour autant que des syndics auraient procédé
à des « régularisations » avec effet rétroactif
sur 5 ans dans d’autres départements que le Rhône, il leur
appartiendrait de procéder à une régularisation contraire
en annulant les remboursements indûment accordés ».
Si vous êtes adhérents collectifs à l’ARC,
saisissez-nous afin que nous puissions intervenir auprès
de votre syndic.