Nous
montrons souvent les dégâts engendrés par une mauvaise méthode
en matière de travaux d’ascenseur. Nous allons aujourd’hui
montrer les effets très positifs engendrés par l’usage d’une
bonne méthode.
Nous
allons pour cela partir d’une ÉTUDE
faite par un des bureaux d’études avec qui nous travaillons
et montrer son efficacité.
I-
Détermination des travaux strictement
nécessaires et appel d’offre correspondant
Des
adhérents collectifs de l’ARC veulent savoir précisément
ce qu’ils DOIVENT entreprendre comme travaux de
mise en conformité de leur ascenseur et ce que cela va leur
coûter.
Ils
souhaitent aussi qu’on les aide à négocier
un bon contrat d’ascenseur.
Nous
leur indiquons un bureau d’études correct et loyal qui va,
dans un premier temps :
-
déterminer
les travaux strictement
nécessaires ;
-
faire
un appel d’offre réel (et non pas un
« simulacre »
d’appel d’offre);
-
adresser
aux ascensoristes un projet de contrat d’entretien excluant
les clauses défavorables en demandant à chaque ascensoriste
de fournir son prix annuel.
La
grande difficulté sera ici de disposer d’un bureau d’études
qui va effectivement :
-
ne
déterminer QUE les travaux nécessaires ;
-
obtenir
de vraies réponses de plusieurs ascensoristes ;
-
proposer
un contrat exempt de clauses
abusives.
Dans
le cas présent, le bureau d’études avec qui nous travaillons
a repris une partie de notre contrat-type…
II-
Analyse critique des réponses à l’appel
d’offre et demandes de corrections pour quatre appareils
Un
« mauvais »
bureau d’études va se contenter de recevoir les réponses
et les classer par ordre de prix.
Le
bon bureau d’études va, lui, étudier les réponses, repérer
les anomalies (il y en a toujours) et demander aux ascensoristes
les corrections nécessaires.
Voici,
à titre d’exemple, quelques remarques faites par notre bureau
d’études :
● « Le bordereau de la société
OTIS présente, pour les ascenseurs B1 et B2, une erreur
dans le total HT. En effet, avec des coûts différents sur
certains postes (exemple : remplacement de l’armoire
de manœuvre, révision portes palières) le montant est identique
pour les deux installations. De plus OTIS chiffre le remplacement de la machine d’entraînement sur l’ascenseur
B1 alors que celle-ci a été remplacée en 2004. OTIS doit donc apporter les modifications
qu’il se doit.
● KONÉ ne chiffre pas le poste
« révision des portes palières » et le notifie
en maintenance. Nous précisons qu’il est impératif que ce
poste soit chiffré au vu des travaux à réaliser.
● Nous constatons un delta conséquent
entre l’offre DRIEUX et celles de OTIS et KONÉ. Cet écart
important est en partie justifié par le chiffrage de DRIEUX
concernant le poste « remplacement de l’armoire de
manœuvre » puisque celui-ci inclut le remplacement
de la machine d’entraînement. D’autre part, nous demandons
à DRIEUX COMBALUZIER de nous confirmer ou modifier le coût
relativement élevé du poste « mise en conformité accès
du local par escalier ». Après concertation, le montant est ramené
à 518 € HT (le remplacement de la porte de machinerie
n’étant pas nécessaire).
● THYSSEN ne chiffre pas le poste
« mise en conformité accès du local par escalier »
comme demandé mais chiffre les postes « instructions
et signalisations, mise en conformité ventilation local,
mise en conformité attaches pour la manutention, remplacement
de la machine d’entraînement, révision machine d’entraînement
(B1) et balustrade de sécurité » non
prévus au marché.
À
notre demande, ces quatre sociétés ont donc revu et corrigé
leur offre ».
III-
Redressement des chiffres
À
la suite de ce premier travail les chiffres ont été modifiés à la baisse de façon sensible.
On passe de :
|
Entreprises
|
2008 +
|
Option
|
2018
|
Entretien
|
|
OTIS
|
135 762,68 €
|
|
|
7 912,50 €
|
|
KONÉ
|
128 573,91 €
|
|
|
6 470,02 €
|
|
DRIEUX
|
177 981,67 €
|
|
|
8 369,32 €
|
|
THYSSEN
|
154 207,97 €
|
|
|
7 266,84 €
|
À :
|
Entreprises
|
2008 +
|
Option
|
|
2018
|
Entretien
|
|
OTIS
|
89 543,13 €
|
24 265,00 €
|
113 808,13 €
|
|
7 701,50 €
|
|
KONÉ
|
97 866,02 €
|
28 140,02 €
|
126 006,04 €
|
3 497,33 €
|
6 470,02 €
|
|
DRIEUX
|
114 134,12 €
|
32 086,77 €
|
146 220,89 €
|
|
8 369,32 €
|
|
THYSSEN
|
107 733,44 €
|
34 113,43 €
|
141 846,87
€
|
|
7 266,84 €
|
Pour
OTIS, on passe ainsi de 135 762,68 € à 113 808,13
€, soit environ 22 000 € d’économie !
IV-
Conclusions provisoires
Une
fois réaliser ce premier travail, le bureau d’études peut
donc faire une conclusion provisoire pour le compte de la
copropriété.
La voici :
« CONCLUSION
Les produits proposés par l’ensemble
des compétiteurs ne sont pas conformes au cahier des charges.
Pour exemple, la quasi-totalité du matériel utilisé est
le produit « fabricant » de chaque entreprise.
Attention
donc aux éventuels risques de verrouillage technologique. Sans remettre
en cause la qualité et la fiabilité du matériel utilisé
par ces sociétés, il ne peut être entretenu et dépanné qu’avec
quelques difficultés par les autres sociétés d’ascenseurs
travaillant principalement sur des produits du commerce.
Cette observation doit être prise en compte dans le cadre
d’un futur changement de prestataire.
Nous serions tentés par l’offre OTIS
sous réserve d’une part que les modalités de paiement soient
modifiées et d’autre part, que notre contrat d’entretien
soit validé et revu à la baisse.
Ces deux points peuvent faire l’objet
d’une négociation. Néanmoins, aujourd’hui OTIS refuse de
nous transmettre notre contrat arguant une conformité du
leur au regard de la loi SAE. Dans ses conditions, et sans changement de
leur part, nous vous conseillons de ne pas retenir cette
société.
Il nous semble possible de négocier une
remise commerciale avec ces sociétés ».
On le voit, un bon bureau d’études permet :
-
de négocier les prix ;
-
d’éviter les pièges ;
-
d’orienter les choix.
Et vous, votre bureau d’études ?