ARC / Abus n°1964 : 29 07 09/©

L’ARC relance la DGCCRF sur les tarifs « privatifs » des syndics

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Tout le monde connaît le problème : les syndics accomplissent certains actes obligatoires de gestion pour le compte de copropriétaires (ou à l’encontre de certains copropriétaires) étant entendu qu’ils sont seuls à pouvoir effectuer ces actes, à savoir, par exemple :

-          état daté (en cas de vente) ;

-          relance par recommandé (en cas d’impayés de charges) ;

-          information pour établir le DPE (Diagnostic de Performance Energétique), etc.

Or les tarifs pratiqués sont  trop souvent excessivement et anormalement élevés (500 euros l’état daté, 50 euros la lettre recommandée avec accusé de réception par exemple) les copropriétaires étant littéralement pris en otages par les syndics concernés.

Est-il normal que des professionnels puissent ainsi profiter de ces situations de monopole sans réaction des pouvoirs publics, pourtant saisis à diverses reprises par l’ARC, et ceci alors même que le Code du commerce prévoit des solutions en pareil cas ?

C’est ce que nous avons demandé une nouvelle fois à la Directrice de la DGCCRF.

Voici notre lettre :

 

« DGCCRF

                                                                                  Madame Nathalie HOMOBONO

 Directrice

                                                                                  59, boulevard Vincent Auriol

                                                                                  Télédoc 071

                                                                                  75703 PARIS CEDEX 13

 

Madame la Directrice,

Il y a plus d’un an Madame BEAUMEUNIER de la DGCCRF - saisie par l’ARC - nous avait répondu au sujet des tarifs excessifs pratiqués par certains syndics en matière d’actes privatifs que l’Administration pourrait utiliser l’article L 410-2 du Code du commerce, s’il apparaissait que les tarifs des professionnels concernant les prestations obligatoires continuaient à être excessifs.

Or, nous observons que les tarifs concernant :

-          les états datés ;

-          les lettres recommandées avec accusé de réception ;

-          les éléments fournis pour faire les DPE en cas de chauffage collectif,

sont à l’évidence excessifs :

o       de 350 à 550 € pour les États datés ;

o       de 40 à 50 € pour les lettres recommandées avec accusé de réception ;

o       de 80 à 216 € (record !) pour les éléments du DPE.

Est-il normal que des mandataires professionnels, qui font partie d’une profession réglementée, puissent ainsi à l’évidence abuser de leur position de monopole pour des actes obligatoires sans que l’Administration - pourtant alertée depuis de nombreux mois - n’applique les textes qui sont à sa disposition pour faire cesser les abus ?

Nous ne le pensons pas.

C’est la raison pour laquelle nous nous permettons de revenir vers vous pour savoir si vous envisagez (et sous quel délai) d’utiliser les dispositions de l’article L 410-2 du Code du commerce prévue précisément pour éviter les abus en cas d’actes obligatoires exercés dans le cadre d’un monopole, ce qui est le cas en l’occurrence.

Vous remerciant de la suite donnée à ce courrier, je vous prie de recevoir, Madame la Directrice, l’assurance de mes salutations distinguées.

                                                                                              Fernand CHAMPAVIER

 

                                                                                              Le Président ».

 

 

Les 8 et 9 octobre 2009, n’oubliez pas de venir au Salon « indépendant » organisé par l’ARC.

Pour en savoir plus, cliquez ici….

 

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