Les
sénateurs ont adopté en première lecture
l’article 3 de la loi Grenelle 2 qui
concerne la
Copropriété.
Après
quelques amendements, voici le texte
de cet article.
Précisons
tout de suite que cet article pose des
problèmes et que nous sommes en train
d’agir pour en obtenir l’amélioration
lors du passage de cette loi à l’Assemblée
Nationale.
NB : le Grenelle 2 est une loi dite d’urgence. Il n’y aura donc qu’une
seule lecture au Sénat et une seule
lecture à la Chambre des Députés…
I-
L’article 3 de la loi Grenelle 2
Voici
le texte voté par le Sénat :
« La loi n° 65-557
du 10 juillet 1965 fixant le statut
de la copropriété des immeubles bâtis
est ainsi modifiée :
1° Après l'article 24-3, il est inséré un article
24-4 ainsi rédigé :
« Art. 24-4 - Pour tout immeuble
équipé d'une installation collective
de chauffage, le syndic inscrit à l'ordre
du jour de l'assemblée générale des
copropriétaires qui suit l'établissement
d'un diagnostic de performance énergétique
prévu à l'article L. 134-1 du code
de la construction et de l'habitation
la question d'un plan de travaux d'économies
d'énergie ou d'un contrat de performance
énergétique.
« Avant de soumettre au vote de l'assemblée générale
un projet de conclusion d'un tel contrat,
le syndic procède à une mise en concurrence
de plusieurs prestataires et recueille
l'avis du conseil syndical.
« Un décret en Conseil d'État fixe les conditions
d'application du présent article. » ;
2° Le g de l'article 25 est ainsi rédigé :
« g) À moins qu'ils ne relèvent de la majorité
prévue par l'article 24, les travaux
d'économie d'énergie ou de réduction
des émissions de gaz à effet de serre.
Ces travaux peuvent comprendre des travaux
d'intérêt commun réalisés sur les parties
privatives et aux frais du copropriétaire
du lot concerné, sauf dans le cas où
ce dernier est en mesure de produire
la pruve de
la réalisation de travaux équivalents
dans les dix années précédentes.
« La nature des travaux et les modalités de leur
amortissement, notamment la possibilité
d'en garantir contractuellement la durée,
sont déterminées par décret en Conseil
d'État. »
« Un décret en Conseil d’État précise les conditions
d’application de l’alinéa précédent ».
II-
Nos réactions
Celles-ci
concernent essentiellement le point
1°. En effet, le libellé du nouvel article
24-4 n’est pas réaliste.
Il n’est
ni sérieux ni réaliste de laisser croire
qu’un simple DPE (Diagnostic de Performance
Energétique) d’immeuble permettra d’élaborer
un plan de travaux d’économies d’énergie
ou un Contrat de Performance Energétique.
Si le
texte est maintenu en l’état, nous aurons
affaire soit à un dispositif inefficace,
soit à des abus (plans de travaux ni
fait ni affaire ; pseudo mise en
concurrence, etc.).
Voilà
pourquoi nous sommes en train d’agir
avec d’autres partenaires pour obtenir
que cet article soit amélioré, corresponde
bien à la pratique des copropriétaires
et à leurs souhaits.
Dès que
possible nous vous en dirons plus sur
nos actions à ce sujet.