I. Retour sur le soi-disant sauvetage d’Urbania
Urbania
ayant utilisé plusieurs centaines de millions d’euros
pour acheter des fonds de commerce et s’avérant incapable
de rembourser ces sommes à ses banquiers s’est retrouvé
en état de quasi-faillite.
Un
« petit » repreneur (un
« fonds » qui emploie dix personnes, sans doute sollicité par
le Ministère de l’Economie pour éviter la catastrophe
et le scandale) a fini par se présenter et par organiser
un tour de table des généreux donateurs (dont Bernard
Tapie pour trente millions). Nous avons très vite
montré la fragilité de ce « sauvetage » dont nous avons la
certitude que les copropriétaires vont faire les frais
( abus n°2319
et 2352).
Or précisément les banques - sommées d’être très patientes avec Urbania
- sont en train de se rebiffer. C’est ce que la lecture
attentive, en plein mois d’août, de la
Presse spécialisée permettait d’apprendre.
II.
Une situation beaucoup plus préoccupante
Voici en effet un article de l’AGEFI (Quotidien traitant d’économie, de
finance et de politique) paru le 9 août :
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Le dossier
Urbania renvoyé à la rentrée
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Par Benoît Menou
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le 09/08/2010
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L’Agefi
a appris de source proche du dossier que le pré-protocole
d’accord entre l’administrateur de biens en difficulté
et ses créanciers n’avait pu être signé comme attendu
la semaine passée, dans le cadre d’une offre de reprise
de la part du fonds IPE. Selon cette source, les banques
ont jugé «inacceptables et scandaleuses» les
propositions qui leur ont été faites sous l’égide
du Comité interministériel de restructuration industrielle
(Ciri), passant par la conversion de la dette en obligations
convertibles, avec, surtout, des contraintes d’engagement
pouvant atteindre quinze ans. Les négociations devraient
donc reprendre fin août ou début septembre, à l’issue
des vacances judiciaires. En valeur absolue, la Société Générale est la plus exposée,
avec la moitié de la dette bancaire de 430 millions
d’euros. En relatif, c’est Monte Paschi France, engagée
à hauteur de 65 millions d’euros, qui pourrait bien
payer le plus lourd tribut.
Nous
renouvelons donc notre conseil déjà prodigué avant
les vacances, à savoir : le mieux est de ne pas
attendre que l’affaire finisse mal ; à chaque
fois, ce genre de situation s’est très mal terminé
pour les copropriétaires qui étaient restés dans la
nasse : reprenez votre argent et allez voir ailleurs ;
au moins prenez la précaution d’adresser par LRAR
un autre contrat de syndic à mettre à l’ordre du jour
de la prochaine assemblée générale. C’est le seul moyen
de pouvoir échapper - le moment venu - au « piège »
(rester avec Urbania ou se retrouver sous administration
judiciaire).