ARC / Abus n°2356 : 01 09 10/©

Urbania : l’ARC avait raison de se méfier

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I. Retour sur le soi-disant sauvetage d’Urbania

 

Urbania ayant utilisé plusieurs centaines de millions d’euros pour acheter des fonds de commerce et s’avérant incapable de rembourser ces sommes à ses banquiers s’est retrouvé en état de quasi-faillite.

Un « petit » repreneur (un « fonds » qui emploie dix personnes, sans doute sollicité par le Ministère de l’Economie pour éviter la catastrophe et le scandale) a fini par se présenter et par organiser un tour de table des généreux donateurs (dont Bernard Tapie pour trente millions). Nous avons très vite montré la fragilité de ce « sauvetage » dont nous avons la certitude que les copropriétaires vont faire les frais ( abus n°2319 et 2352).

Or précisément les banques - sommées d’être très patientes avec Urbania - sont en train de se rebiffer. C’est ce que la lecture attentive, en plein mois d’août, de la Presse spécialisée permettait d’apprendre.

 

II. Une situation beaucoup plus préoccupante

 

Voici en effet un article de l’AGEFI (Quotidien traitant d’économie, de finance et de politique) paru le 9 août :

Le dossier Urbania renvoyé à la rentrée

 

Par Benoît Menou

le 09/08/2010

 

L’Agefi a appris de source proche du dossier que le pré-protocole d’accord entre l’administrateur de biens en difficulté et ses créanciers n’avait pu être signé comme attendu la semaine passée, dans le cadre d’une offre de reprise de la part du fonds IPE. Selon cette source, les banques ont jugé «inacceptables et scandaleuses» les propositions qui leur ont été faites sous l’égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), passant par la conversion de la dette en obligations convertibles, avec, surtout, des contraintes d’engagement pouvant atteindre quinze ans. Les négociations devraient donc reprendre fin août ou début septembre, à l’issue des vacances judiciaires. En valeur absolue, la Société Générale est la plus exposée, avec la moitié de la dette bancaire de 430 millions d’euros. En relatif, c’est Monte Paschi France, engagée à hauteur de 65 millions d’euros, qui pourrait bien payer le plus lourd tribut.

Nous renouvelons donc notre conseil déjà prodigué avant les vacances, à savoir : le mieux est de ne pas attendre que l’affaire finisse mal ; à chaque fois, ce genre de situation s’est très mal terminé pour les copropriétaires qui étaient restés dans la nasse : reprenez votre argent et allez voir ailleurs ; au moins prenez la précaution d’adresser par LRAR un autre contrat de syndic à mettre à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale. C’est le seul moyen de pouvoir échapper - le moment venu - au « piège » (rester avec Urbania ou se retrouver sous administration judiciaire).

 

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