Nous
avons déjà fait savoir sur ce site que, pour nous, une
association de propriétaires se devait de rester une association
de… propriétaires et avions relevés avec étonnement que
certaines fédérations de l’UNPI nous semblaient bien trop
proches des professionnelles (exemple :
UNPI Paris qui accueille dans son Conseil d’Administration
des syndics, dont le président d’une des cinq organisations
professionnelles de syndics).
À
tel point que l’UNPI s’est retrouvée (et se retrouvera
bientôt à nouveau) au sein du collège « syndics »
dans les « négociations »
concernant les contrats de syndic qui ont eu lieu (et
continueront à avoir lieu) au Conseil National de la
Consommation.
Etrange
qu’une association de « copropriétaires »
se retrouve AVEC
les syndics pour négocier les règles d’amélioration des
contrats de syndic et de leur tarification.
Mais il y a encore plus singulier.
Un
groupe de concertation vient d’être constitué pour travailler
sur la situation des gardiens et proposer des pistes d’évolution
possibles dans ce secteur qui satisfassent les employeurs
et les salariés.
Naturellement
les employeurs (syndicats de copropriétaires) et les employés
y sont représentés. C’est ce qu’on appelle la parité.
L’UNPI
- représentant comme l’ARC des employeurs - fait donc
partie de cette Commission.
Jusque
là rien que de très normal.
Là
où la situation devient très étrange, c’est lorsque l’on
s’aperçoit que la personne déléguée par l’UNPI pour représenter
les… employeurs, n’est autre que Madame CARBONNIER, gérante
et directrice de l’Echo des Concierges !
Curieux non ?
Surtout
quand on sait à quel point les syndics (dont on a vu plus
haut qu’ils fréquentaient le Conseil d’Administration
de l’UNPI) sont intéressés pour qu’il y ait des gardiens
dans les copropriétés, personnes faisant souvent le travail
du syndic aux frais supplémentaires des copropriétés.
On
peut se poser des questions : y aurait-il collusion ?
Il
n’est jamais sain ni efficace de mélanger les genres,
jamais bon de faire rentrer les syndics dans les associations
de propriétaires, jamais bon d’envoyer un représentant
des gardiens discuter - au nom des copropriétaires employeurs
- de l’avenir et de la rémunération des gardiens.
Comme
on dit : « À
chacun son métier… ».
Ou
alors c’est qu’on a des idées derrière la tête.
Mais
lesquelles ?