Aujourd'hui tout le monde est conscient de l'importance qu'il y a à
agir vite dans les " copropriétés en difficulté
". Les associations de copropriétaires, mais aussi les pouvoirs
publics et les chambres professionnelles sont conscients du fait que
de nombreuses copropriétés sont de plus en plus vulnérables
et que, pour éviter l'aggravation des problèmes au sein
des copropriétés fragiles comme au sein des quartiers
où elles se trouvent, il faut intervenir le plus tôt possible.
Justement la Ville de la COURNEUVE, commune de la banlieue Nord de
Paris (Seine Saint Denis) alertée par les problèmes d'une
copropriété de près de trois cent logements gérée
par le cabinet AUDELAN (qui appartient au groupe VENDOME-ROME IMMOBILIER),
a décidé d'agir pour aider cette copropriété.
L'action engagée est d'ailleurs toute simple : elle consiste,
pour la Ville, à proposer à la copropriété
qu'un bureau d'études vienne l'aider à réaliser
un diagnostic :
- diagnostic du bâti ;
- diagnostic social ;
- diagnostic de gestion.
Ce type de diagnostic permet d'une part de repérer les dysfonctionnements
propres à la copropriété (charges trop lourdes,
consommations d'eau anormalement élevées, carence en matière
de recouvrement des impayés, problèmes sociaux, travaux
urgents, erreurs éventuelles de gestion, etc.), d'autre part
de proposer des solutions de redressement, enfin de mobiliser des aides
publiques en faveur de la copropriété (subventions majorées
pour travaux) avant qu'il ne soit trop tard.
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· La Ville de la COURNEUVE proposa donc à la copropriété
en question de lui " offrir " un tel diagnostic
et - après présentation en assemblée générale
et accord des copropriétaires - lança un appel d'offre
ouvert pour rechercher un bureau d'étude compétent.
· Celui-ci fut désigné ; il s'agit du bureau
d'études URBANIS qui dans sa réponse expliquait
qu'il ferait appel à l'ARC en raison de la compétence
de notre association pour assurer le " diagnostic de gestion,
le diagnostic des comptes et celui des impayés ".
· Immédiatement le directeur de l'ARC écrivit
au responsable du cabinet AUDELAN, une lettre particulièrement
courtoise pour le rassurer et pour lui expliquer nos objectifs
(faire un diagnostic AVEC le conseil syndical et le syndic permettant
de repérer la source des problèmes en matière
de charges, d'impayés et de comptes).
· Un spécialiste de l'ARC se mit ensuite en relation
avec le cabinet AUDELAN pour :
- demander un certains nombres de documents (contrats ;
grands livres comptables ; dossiers procédures ; justificatifs
divers, etc.) ;
- proposer des dates de réunion de travail. |
· Cela se passait il y a déjà CINQ mois.
Depuis et ceci :
- malgré cinq lettres et treize appels téléphoniques
;
- malgré divers interventions tant de la Ville, du
bureau d'études, du conseil syndical, de l'ARC, |
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le syndic reste sourd aux demandes et se refuse, sans explication,
à fournir les documents demandés.
Cela est d'autant plus grave que ce syndic :
- d'une part appartient comme on l'a dit au groupe VENDOME-ROME
IMMOBILIER (le plus gros syndic de France) ;
- d'autre part est affilié à la CNAB, chambre professionnelle
qui se félicite d'être la chambre la plus mobilisée
sur ces problèmes de copropriété en difficulté
au point d'y avoir, il y a quelques temps, consacré un de
ses congrès annuels. |
· Pourquoi une telle attitude ?
- Que cherche le syndic ?
- On peut en effet se poser des questions.
· Comment débloquer la situation
?
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- Ne sachant plus comment faire et nous refusant à faire
mettre la copropriété sous administration judiciaire,
nous avons tenté deux nouvelles démarches.
- Nous sommes intervenus auprès du Président du
groupe VENDOME-ROME ; pour le moment, celui-ci n'a pas répondu.
- Nous sommes ensuite intervenus directement auprès de
la Présidente de la CNAB Île de France, syndic par
ailleurs spécialisée dans le redressement des copropriétés
en difficulté. Celle-ci nous assuré qu'elle allait
intervenir.
- Pendant ce temps-là la copropriété s'enfonce
dans les difficultés et un délabrement physique
et financier qui risque d'être irréversible.
- Est-il vraiment normal que nous ayons à dépenser
tant d'énergie pour un simple diagnostic ?
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· Au-delà de cette réaction inadmissible du cabinet
AUDELAN, qui s'assimile à une véritable obstruction
elle-même proche de la
" non assistance à personne en danger ", se
pose un problème grave : comment faire pour effectuer un DIAGNOSTIC,
dans des copropriétés fragiles où la population
n'est pas toujours en capacité d'imposer au syndic de respecter
la loi, sachant que ce diagnostic a toute les chances de mettre
en évidence des erreurs (volontaires ou non) du syndic en place
ou d'un prédécesseur, voire des fautes de gestion, voire
encore plus !?
Nous attendons des positions extrêmement fermes et claires des
chambres syndicales à ce sujet. A défaut nous serons obligés
de conclure que ces chambres préfèrent couvrir des erreurs
de gestion de leurs adhérents et des attitudes d'obstruction
plutôt que d'aider au redressement des copropriétés.
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