Voici
un article très
simple mais très
efficace rédigé
par l’ARC à la demande
de plusieurs Espaces-Info-Energie
avec qui nous travaillons.
1.
Pour faire des économies,
il faut d’abord
bien connaître les
consommations collectives
En
effet, comme en
toute chose, si
l’on veut agir efficacement,
il faut savoir D’OÙ l’on part, donc quelles sont les consommations effectives
actuelles de sa
copropriété.
Lorsque
vous saurez que
vous consommez,
par exemple, en
moyenne par logement
et par an 275 kwh pour le chauffage ou que vous consommez 130 m3 en moyenne
d’eau par logement,
vous pourrez ensuite
savoir si ces consommations
sont « normales » ou non (voir point suivant) et donc quelle est
votre marge d’économie.
Pour
faire ce premier
et indispensable
travail d’approche
et savoir comment
déterminer vos consommations
actuelles, vous
pouvez télécharger
nos guides gratuits :
-
LIEN
sur le chauffage
et l’eau chaude ;
-
LIEN
sur l’eau (froide
et chaude).
2. L’évaluation des surconsommations collectives
L’évaluation
des gaspillages
est simple ;
pour le chauffage
de l’eau il existe
des « ratios ». Il suffit donc de se servir de ces ratios
(voir
nos
guides gratuits
sur le chauffage
et l’eau) et
vous saurez immédiatement
quelle est votre
marge d’économie.
Exemple : pour votre type d’immeuble vous apprendrez que la consommation
moyenne par m2
et par an est de
170 kwh
pour le chauffage
(et/ou
.
Si
votre consommation
actuelle est de
250 kwh,
vous saurez que
vous êtes 32 % au
dessus de ce qui
est « normal ».
3.
Explications et
traitement des surconsommations
les plus évidentes
Ensuite
vous allez pouvoir
identifier rapidement
certaines causes
évidentes :
a)
la
température de consigne
du chauffage est
- par exemple -
à 23°, ce qui est
au moins 3° trop
fort ;
b)
il
n’y a pas de ralenti
de nuit pour le
chauffage ;
c)
il
y a des fuites d’eau
non traitées sur
des WC communs ;
d)
l’arrosage
des espaces extérieurs
est intempestif,
etc.
Des
adhérents se sont
aperçus, grâce à
cette méthode d’analyse
des surconsommations,
qu’ils payaient
l’eau de la laverie
du rez-de-chaussée
de leur immeuble !
4. Le traitement des « transferts » sur charges collectives
Une
autre source d’économie
simple est la suivante :
dans de nombreux
immeubles équipés
de compteurs individuels
d’eau chaude et
froide, il y a souvent
un delta (comprenez
une différence)
entre le total des
consommations relevées
sur les compteurs
d’appartement et
le total des m3
facturés à
l’immeuble via le
compteur général.
C‘est normal : au-delà de l’eau consommée pour les parties communes,
les compteurs d’appartements
finissent, au fil
des années, par
sous-compter (ce
que les sociétés
qui louent les compteurs
refusent d’admettre)
; par ailleurs certains
compteurs ne sont
pas ou mal relevés.
Ainsi on totalise
2 000
m3
sur ces compteurs
alors que la facture
globale est de 3 000
m3.
Donc 1 000 m3
sont mis dans les
charges collectives.
Si
un delta de 5 %
est raisonnable,
au-delà il faut
se poser des questions
et trouver les causes
et remèdes, qui
le plus souvent
passent par :
-
le
changement des vieux
compteurs ;
-
le
relevé effectif
de tous les compteurs
au moins une fois
par an.
5. L’individualisation des frais (de chauffage
et d’eau) est-elle
une première solution ?
Beaucoup
pensent que la solution
réside dans le comptage
individuel qui va
responsabiliser
les occupants.
C’est
en partie vrai,
mais cela nécessite
des précautions
et un suivi comme
on l’a vu avec le
problème des compteurs
d’eau.
Pour
le chauffage il
faut être encore
plus prudent :
-
le
coût de la location
et du relevé des
répartiteurs (un
par radiateur) peut
dépasser les économies
générées ;
-
par
ailleurs, pour la
même façon de chauffer,
certains logements
feront beaucoup
d’économies (ceux
qui sont bien situés) ;
d’autres paieront
plus cher (ceux
qui sont mal situés,
même si des coefficients
correctifs sont
utilisés).
Comme
on le voit, il faut
être prudent.
6. Les mesures simples d’économies
Voici
quelques pistes,
au-delà de ce qui
a été vu :
a)
renégociation
du contrat de chauffage
incluant des opérations
simples (réglage
des chaudières,
amélioration de
la courbe de régulation
et de la régulation
en général) ;
b)
signature
d’un contrat de
performance énergétique
(CPE) bien négocié ;
c)
désembouage
avec garantie de
résultat ;
d)
rééquilibrage
des réseaux ;
e)
pose
de robinets thermostatiques
(sous contrôle) ;
f)
pose
de compteurs d’eau
avec relevés à distance
mais aussi un « bon » suivi (les instruments ne
sont efficaces que
s’il y a quelqu’un
derrière).
Et après ?
Une
fois amorcé ce travail
simple, vous y verrez
beaucoup plus clair
et pourrez :
-
faire
réaliser un audit
énergétique (que
vous comprendrez) par un spécialiste avec qui
vous pourrez dialoguer
(aujourd’hui beaucoup
d’audits restent
incompréhensibles
faute d’un travail
préalable) ;
-
définir
un programme de
travaux étalés dans
le temps et dont
les résultats en
terme
d’économies
seront « garantis ».
Pour
vous y aider, vous
trouverez toutes
les explications
nécessaires dans
les deux guides
gratuits déjà cités :
-
guide
du « Bilan Energétique Simplifié » :
http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/BES.pdf
-
guide
bilan « eau »
:
http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/bilaneau.pdf