ARC / Abus n°2845 : 06 10 11/©

  Quelques pistes pour commencer à faire baisser la consommation de chauffage et d’eau

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Voici un article très simple mais très efficace rédigé par l’ARC à la demande de plusieurs Espaces-Info-Energie avec qui nous travaillons.

1. Pour faire des économies, il faut d’abord bien connaître les consommations collectives

En effet, comme en toute chose, si l’on veut agir efficacement, il faut savoir D’OÙ l’on part, donc quelles sont les consommations effectives actuelles de sa copropriété.

Lorsque vous saurez que vous consommez, par exemple, en moyenne par logement et par an 275 kwh pour le chauffage ou que vous consommez 130 m3 en moyenne d’eau par logement, vous pourrez ensuite savoir si ces consommations sont « normales » ou non (voir point suivant) et donc quelle est votre marge d’économie.

Pour faire ce premier et indispensable travail d’approche et savoir comment déterminer vos consommations actuelles, vous pouvez télécharger nos guides gratuits :

-          LIEN sur le chauffage et l’eau chaude ;

-          LIEN sur l’eau (froide et chaude).

2. L’évaluation des surconsommations collectives

L’évaluation des gaspillages est simple ; pour le chauffage de l’eau il existe des « ratios ». Il suffit donc de se servir de ces ratios (voir nos guides gratuits sur le chauffage et l’eau) et vous saurez immédiatement quelle est votre marge d’économie.

Exemple : pour votre type d’immeuble vous apprendrez que la consommation moyenne par m2 et par an est de 170 kwh pour le chauffage (et/ou .

Si votre consommation actuelle est de 250 kwh, vous saurez que vous êtes 32 % au dessus de ce qui est « normal ».

3. Explications et traitement des surconsommations les plus évidentes

Ensuite vous allez pouvoir identifier rapidement certaines causes évidentes :

a)     la température de consigne du chauffage est - par exemple - à 23°, ce qui est au moins 3° trop fort ;

b)     il n’y a pas de ralenti de nuit pour le chauffage ;

c)     il y a des fuites d’eau non traitées sur des WC communs ;

d)     l’arrosage des espaces extérieurs est intempestif, etc.

Des adhérents se sont aperçus, grâce à cette méthode d’analyse des surconsommations, qu’ils payaient l’eau de la laverie du rez-de-chaussée de leur immeuble !

4. Le traitement des « transferts » sur charges collectives

Une autre source d’économie simple est la suivante : dans de nombreux immeubles équipés de compteurs individuels d’eau chaude et froide, il y a souvent un delta (comprenez une différence) entre le total des consommations relevées sur les compteurs d’appartement et le total des m3 facturés à l’immeuble via le compteur général.

C‘est normal : au-delà de l’eau consommée pour les parties communes, les compteurs d’appartements finissent, au fil des années, par sous-compter (ce que les sociétés qui louent les compteurs refusent d’admettre) ; par ailleurs certains compteurs ne sont pas ou mal relevés. Ainsi on totalise 2 000 m3 sur ces compteurs alors que la facture globale est de 3 000 m3. Donc 1 000 m3 sont mis dans les charges collectives.

Si un delta de 5 % est raisonnable, au-delà il faut se poser des questions et trouver les causes et remèdes, qui le plus souvent passent par :

-          le changement des vieux compteurs ;

-          le relevé effectif de tous les compteurs au moins une fois par an.

5. L’individualisation des frais (de chauffage et d’eau) est-elle une première solution ?

Beaucoup pensent que la solution réside dans le comptage individuel qui va responsabiliser les occupants.

C’est en partie vrai, mais cela nécessite des précautions et un suivi comme on l’a vu avec le problème des compteurs d’eau.

Pour le chauffage il faut être encore plus prudent :

-          le coût de la location et du relevé des répartiteurs (un par radiateur) peut dépasser les économies générées ;

-          par ailleurs, pour la même façon de chauffer, certains logements feront beaucoup d’économies (ceux qui sont bien situés) ; d’autres paieront plus cher (ceux qui sont mal situés, même si des coefficients correctifs sont utilisés).

Comme on le voit, il faut être prudent.

6. Les mesures simples d’économies

Voici quelques pistes, au-delà de ce qui a été vu :

a)     renégociation du contrat de chauffage incluant des opérations simples (réglage des chaudières, amélioration de la courbe de régulation et de la régulation en général) ;

b)     signature d’un contrat de performance énergétique (CPE) bien négocié ;

c)     désembouage avec garantie de résultat ;

d)     rééquilibrage des réseaux ;

e)     pose de robinets thermostatiques (sous contrôle) ;

f)       pose de compteurs d’eau avec relevés à distance mais aussi un « bon » suivi (les instruments ne sont efficaces que s’il y a quelqu’un derrière).

Et après ?

Une fois amorcé ce travail simple, vous y verrez beaucoup plus clair et pourrez :

-          faire réaliser un audit énergétique (que vous comprendrez) par un spécialiste avec qui vous pourrez dialoguer (aujourd’hui beaucoup d’audits restent incompréhensibles faute d’un travail préalable) ;

-          définir un programme de travaux étalés dans le temps et dont les résultats en terme d’économies seront « garantis ».

Pour vous y aider, vous trouverez toutes les explications nécessaires dans les deux guides gratuits déjà cités :

-          guide du « Bilan Energétique Simplifié » :

http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/BES.pdf

-          guide bilan « eau » 

: http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/bilaneau.pdf

 

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