I.
L’illusion des contrats de groupe
- Le pain quotidien
du copropriétaire, c’est d’entendre
son syndic lui chanter la ritournelle
suivante : « Je suis un TRRÈS gros syndic. Je pèse
TRRRRÈS lourd. Je peux donc négocier
les meilleurrrrrrS
prix. Conséquence : je vais résilier
vos contrats sans vous demander votre
avis, en prendre de moins chers et
faire votre bonheur malgré vous ».
Merci, Monsieur le syndic, mais on préfère que vous
ne vous occupiez pas de notre bonheur.
Juste de faire correctement votre métier.
Car la suite, tout le monde la connaît :
a)
un
« prix
d’appel » peut être un
peu moins élevé au début ;
b)
des
prix qui augmentent ensuite beaucoup
plus vite qu’ailleurs ;
c)
un
service qui se dégrade ;
d)
un
syndic qui finit par se décharger de
son travail sur un prestataire à qui
il confie les « clefs » des immeubles ;
e)
un
syndic qui - bien souvent - partage
(d’une façon ou d’une autre ; directement
ou indirectement) avec le prestataire
les bénéfices de l’opération.
Contrat de groupe ÉGAL ainsi :
-
prix
en définitif plus élevé ;
-
service
souvent moins bon ;
-
copropriété
captive ;
-
syndic
désengagé et intéressé.
- Vous n’y croyez pas ?
Qu’importe. Il faut bien des gogos
pour faire vivres ces monstres.
II.
LAMY résilie les contrats d’assurance
de ses copropriétés pour imposer son
« contrat de groupe »
Dernier
exemple de la politique des contrats
de groupe OBLIGATOIRES : le contrat d’assurance LAMY imposé aux copropriétés gérées par ce
syndic avec résiliation préalable des
contrats existants (« Puisqu’on
vous dit que c’est pour votre
bien »).
Nous
et nos adhérents avons décidé de réagir,
de nous battre et de ne pas laisser
faire. La preuve : la lettre de
ce président du conseil syndical qui
apprend que LAMY lui fait le coup du
contrat d’assurance de groupe et qui
réagit comme il convient.
À lire avec une petite cuillère :
« LAMY S.A
Madame, Monsieur,
Une communication
téléphonique de la part de notre assureur,
Monsieur ………., m’informe que par courrier
en date du 2 septembre 2009, vous lui
avez signifié la résiliation de notre
contrat d’assurances multirisques de
notre copropriété, et ce, sans
aucune concertation préalable du conseil
syndical de la copropriété.
Quatre semaines
plus tard, je n’ai toujours pas reçu
la moindre information de votre part,
à ce sujet et il a fallu cette communication
téléphonique de l’assureur pour que
j’obtienne un semblant d’explication
de la part de Monsieur ……..
LAMY S.A. aurait
négocié un contrat de groupe « plus
intéressant », contrat à faire
ratifié par la prochaine assemblée générale
de mars 2010. Cette mise devant le fait
accompli est INADMISSIBLE
et je déplore ce manque de communication
qui s’est installé et qui est préjudiciable
à une bonne gestion dans un climat de
confiance comme durant les années 2000-2008 :…
Vous savez
combien il est difficile de comparer
2 contrats soi-disant identiques et
seul, un professionnel peut le faire
objectivement ! Or, le cabinet
……., qui a toute notre confiance, est
de plus, agréé par l’Association des
Responsables de Copropriété.
Nous refusons dès à présent tout nouveau contrat imposé UNILATÉRALEMENT
et vous voudriez bien prendre les dispositions
nécessaires pour rétablir auprès du
cabinet …….., les dispositions antérieures.
Si vous avez
un contrat à proposer, utilisez les
formes LÉGALES
en l’inscrivant à l’ordre du jour de
la prochaine assemblée générale pour
être éventuellement approuvé.
Nous vous laissons responsables de toutes les incidences
tant légales que financières que votre
réalisation intempestive à PU, PEUT
ou POURRA induire et générer.
En cas de non-rétablissement
de l’ancien contrat et si notre assemblée
générale rejette votre proposition de
contrats multirisques, vous devrez assumer
les responsabilités de la couverture
OBLIGATOIRE
d’assurance multirisques de notre copropriété
et vous voudrez bien me le confirmer
par retour.
J’adresse copie
de courrier au cabinet…….. ainsi qu’à
l’ARC.
Je vous prie
d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations
distinguées ».
Non
mais ! Et vous ? Vous êtes
chez LAMY ? Vous êtes du bois dont
on taille des flèches (et des arcs)
ou juste une éponge à accepter l’inacceptable ?
Vous
savez ce qui vous reste à faire (vous
avez même un modèle de lettre).
Ne vous contentez pas des bonnes paroles
de votre syndic et vérifiez chez lui,
vos contrats. Avant qu’il ne soit trop
tard !