Dès
lundi matin le journal économique « La TRIBUNE » titrait :
« Bilan en demi teinte du Salon de la copropriété
2009 »
Voici
la suite de cet article qui montre non
seulement que notre salon « indépendant »
fut un beau succès mais que notre boycott
du salon « dépendant » fur lui
aussi une réussite.
Ah !
Mais des fois.
« Malgré l'actualité sur le sujet de la copropriété (ascenseurs,
travaux écolo...), ce millésime aura
attiré sûrement moins de visiteurs entre
le 7 et le 9 octobre. La faute, sans
doute, à un salon concurrent nouvellement
créé.
Du 7 au 9 octobre,
à Paris, s'est tenu le quinzième salon
de la copropriété, où les professionnels
du secteur sont venus exposer leur savoir-faire.
Evénement important, car la
France compte 7,6 millions
de logements en copropriété.
Sauf que cette
année, il a été concurrencé par le "Salon
indépendant de la copropriété",
se déroulant au même moment. Un télescopage
tout à fait volontaire : l'Association
des responsables de copropriété (ARC)
ayant souhaité manifester son mécontentement
suite à la décision des organisateurs
du salon de ne pas accueillir d'association
de copropriétaires comme exposants.
Le salon de la copropriété 2009
a en effet choisi
de s'adresser plus spécifiquement aux
professionnels plutôt qu'aux copropriétaires
non élus au conseil syndical.
Effet crise
ou effet salon "parallèle"?
[Note de l’ARC : évidemment, effet
du salon « indépendant ».]Toujours est-il que la fréquentation semble avoir nettement
diminué cette saison (en 2008, le salon
avait attiré près de 10.000 spectateurs).
Harmonie, spécialiste de la peinture,
de la couverture et du ravalement, et
stand phare du salon a bien noté qu'il
y a "beaucoup moins de monde cette
année. Nous sommes là tous les ans et
celui-là est spécialement calme".
Si les visiteurs
ont quelque peu délaissé les stands,
ils se sont en revanche rués sur les
consultations gratuites.
Leurs principales
interrogations ? Cela peut aller du
coût de la rénovation des ascenseurs
au choix d'un bon syndic. Mais cette
année, la grande inconnue est, bien
sûr, l'impact des normes écologiques.
"Si on doit mettre l'immeuble aux
normes, le chantier va être énorme et
sera très lourd à gérer pour le syndic.
Je viens m'informer", témoigne
un visiteur présent.
Les syndics ont d'ailleurs profité de l'occasion pour tenter
de restaurer l'image de leur profession.
Pendant ce temps, à quelques kilomètres
de là, l'ARC, jetait un pavé dans la
marre en dénonçant, dans son étude la
non-conformité de nombreux contrats
de syndics. Sur 2.060 contrats de 1.290
syndics étudiés, la moitié ne serait
pas réglementaires car ne respecterait
pas l'avis du Conseil national de la
consommation (CNC) sur la transparence
des prestations proposées. Selon l'association,
les syndics ont créé des nouveaux honoraires
injustifiés et abusifs. Elle demande
donc au gouvernement de prendre un arrêté
qui établirait "la liste précise
et exhaustive des tâches de gestion
courante". Pourtant, de son coté,
la Direction générale de la
concurrence (DGCCRF) a estimé que le
taux de conformité s'établissait entre
89% et de 92% lors de deux enquêtes
réalisées en 2008.
Diane Lacaze ».