ARC / Abus n°2020 : 14 10 09/©

Salon « indépendant » :

fierté, bonheur, jubilation

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Qui aurait parié un centime d’euro sur notre succès quand en mars 2009 - prenant acte de l’exclusion du salon « dépendant » de la copropriété (pour cause d’activité un peu trop efficace de notre part) - nous avons :

  • appelé à « boycotter » ce salon « dépendant » ;
  • annoncé la mise en place d’un salon « indépendant »,

Oui, qui aurait parié ?

-          Les « grands », « gros » ou « gras » se moquaient.

-          Les organisateurs » (comme si organiser un salon de la copropriété sans les copropriétaires s’appelait « organiser ») ricanaient.

-          Les associations « rampantes » rampaient.

L’association ARC se mit alors au travail :

-          Une salle « associative » dans un quartier accueillant ;

-          des intervenants compétents ;

-          des exposants motivés ;

-          des adhérents nous encourageant et même nous aidant ;

-          toute une équipe (administrateurs, bénévoles, salariés) sur-motivée par ce pari osé : redonner aux copropriétaires lucides et responsables leur place, toute leur place.

Certains vrais professionnels (y compris des syndics bien implantés) tentèrent bien de dire leur désaccord avec cet ostracisme. Ils ne furent pas écoutés par des organisateurs autistes du salon « dépendant » qui s’obstinèrent dans cette hémiplégie volontaire.

Arrivèrent le 8 et 9 octobre. Dès la première heure nous sommes sûrs que notre salon serait un succès et que l’autre salon (commencé la veille) était déjà un échec, situation qui se confirmera.

Mais le vrai succès, ce ne fut pas seulement le nombre de personnes : ce fut cette ambiance bon enfant permanente, des conférences bondées et de haute tenue (côté tribune comme côté salle), le plaisir affiché par tous - adhérents et non adhérents (eux aussi très nombreux) associé à la satisfaction d’obtenir de vraies réponses à leurs questions, mais aussi la satisfaction des exposants (certains - présents aussi au salon « dépendant » - jurèrent, mais un peu tard, qu’on ne « les » y prendrait plus).

Bref, comme indiqué : fierté, bonheur, jubilation.

Côté salon « dépendant » ?

-          des couloirs un peu vide ;

-          des exposants, attendant le client et parfois très remontés contre ces « organisateurs » si peu malins ;

-          des salles de conférence à moitié vide ;

-          bref un salon « raté », selon les visiteurs comme les exposants.

Cet échec ne nous fait d’ailleurs pas vraiment plaisir.

D’abord parce que nous prenons notre plaisir dans la réussite des copropriétaires et non dans l’échec de quelques « commerçants » mal conseillés ; ensuite parce nous trouvons déplorable l’ostracisme dont la principale association de conseils syndicaux et syndics bénévoles a été l’objet : déplorable et contre-productif.

À l’heure où l’ARC - via son directeur - copilote le « Chantier Copropriété » du Grenelle Bâtiment et ceci avec énergie, intelligence, mais aussi dans un esprit coopératif, cet ostracisme est la pire des réponses que la profession pouvait apporter aux copropriétaires, profession qui ne sort pas grandie de ce salon, même si - encore une fois - une bonne partie de la profession était en fait hostile à cette exclusion.

La suite ? Soit les professionnels vont s’apercevoir que l’on ne dialogue pas forcément qu’avec des carpettes et nous sommes prêts au dialogue même tendu.

Les professionnels continuent à se tromper et nous organiserons, soit un salon de plus en plus « indépendant » et qui - mieux préparé - démontrera encore mieux la capacité d’organisation des copropriétaires responsables.

À eux de choisir.

 

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