Qui aurait parié
un centime d’euro sur notre succès quand
en mars 2009 - prenant acte de l’exclusion
du salon « dépendant » de la copropriété (pour cause d’activité un peu trop efficace de
notre part) - nous avons :
- appelé à « boycotter »
ce salon « dépendant » ;
- annoncé la mise en place d’un salon « indépendant »,
Oui, qui aurait
parié ?
-
Les « grands », « gros » ou « gras » se moquaient.
-
Les organisateurs »
(comme si organiser un salon de la copropriété
sans les copropriétaires s’appelait
« organiser ») ricanaient.
-
Les associations « rampantes » rampaient.
L’association ARC se mit alors au travail :
-
Une
salle « associative » dans un quartier accueillant ;
-
des
intervenants compétents ;
-
des
exposants motivés ;
-
des
adhérents nous encourageant et même
nous aidant ;
-
toute
une équipe (administrateurs, bénévoles,
salariés) sur-motivée par ce pari osé :
redonner aux copropriétaires lucides
et responsables leur place, toute leur
place.
Certains vrais professionnels (y compris des syndics bien implantés)
tentèrent bien de dire leur désaccord
avec cet ostracisme. Ils ne furent pas
écoutés par des organisateurs autistes
du salon « dépendant »
qui s’obstinèrent dans cette hémiplégie
volontaire.
Arrivèrent le 8 et 9 octobre. Dès la première heure nous sommes sûrs
que notre salon serait un succès et
que l’autre salon (commencé la veille)
était déjà un échec, situation qui se
confirmera.
Mais le vrai succès, ce ne fut pas seulement le nombre de personnes :
ce fut cette ambiance bon enfant permanente,
des conférences bondées et de haute
tenue (côté tribune comme côté salle),
le plaisir affiché par tous -
adhérents et non adhérents (eux aussi
très nombreux) associé à la satisfaction
d’obtenir de vraies réponses à leurs
questions, mais aussi la satisfaction
des exposants (certains - présents aussi
au salon « dépendant »
- jurèrent, mais un peu tard, qu’on
ne « les » y prendrait plus).
Bref, comme indiqué : fierté, bonheur, jubilation.
Côté salon « dépendant » ?
-
des
couloirs un peu vide ;
-
des
exposants, attendant le client et
parfois très remontés contre ces « organisateurs »
si peu malins ;
-
des
salles de conférence à moitié vide ;
-
bref
un salon « raté », selon les
visiteurs comme les exposants.
Cet échec ne nous fait d’ailleurs pas vraiment plaisir.
D’abord parce que nous prenons notre plaisir dans la réussite des
copropriétaires et non dans l’échec
de quelques « commerçants » mal conseillés ;
ensuite parce nous trouvons déplorable
l’ostracisme dont la principale association
de conseils syndicaux et syndics bénévoles
a été l’objet : déplorable et contre-productif.
À l’heure où l’ARC - via son directeur - copilote le « Chantier
Copropriété » du Grenelle
Bâtiment et ceci avec énergie, intelligence,
mais aussi dans un esprit coopératif,
cet ostracisme est la pire des réponses
que la profession pouvait apporter aux
copropriétaires, profession qui ne sort
pas grandie de ce salon, même si - encore
une fois - une bonne partie de la profession
était en fait hostile à cette exclusion.
La suite ? Soit les professionnels vont s’apercevoir que l’on
ne dialogue pas forcément qu’avec des
carpettes et nous sommes prêts au dialogue même tendu.
Les professionnels continuent à se tromper et nous organiserons,
soit un salon de plus en plus « indépendant » et qui - mieux préparé
- démontrera encore mieux la capacité
d’organisation des copropriétaires responsables.
À eux de choisir.