ARC Abus n°616: 30 11 05 /©

La CNAB passe une deuxième fois aux aveux

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  • Voici deux fois que le nouveau président de la CNAB - Serge IVARS - par ailleurs un des dirigeants du groupe URBANIA, avoue publiquement que les syndics peuvent être sur certains points constamment hors la loi. Citons :

En cas de vente d’un appartement, le syndic est approché par le vendeur et le notaire pour fournir des documents, des attestations, des décomptes, qui représentent un travail réalisé pour le bénéfice exclusif du copropriétaire vendeur. Cette mission qui, de par la loi, entre dans les missions du syndic, est censée être réalisée pour le compte du syndicat et, par conséquent, devrait être facturée au syndicat. Or, quasiment tous les professionnels, parce que c’est l’usage, font payer cette prestation au propriétaire vendeur bien que, lÉgalement, ils n’en ont pas le droit ". (Revue de l’Habitat Français – Novembre 2005).

  • Cet aveu est aussi intéressant qu’il est inquiétant.

  1. Intéressant : lorsque l’ARC, sur son site, dit que la quasi-totalité des syndics applique en toute illégalité certains honoraires, la CNAB assigne l’ARC pour " dénigrement de la profession de syndic " ; il est donc réjouissant de constater que deux ans après avoir assigné l’ARC, le président de la CNAB lui-même rejoint ainsi le camp des affreux " dénigreurs ".
  2. Inquiétant : le représentant d’un grand syndicat professionnel peut donc avouer placidement une violation généralisée et permanente de la loi sans qu’aucune des autorités de ce pays (et en particulier les responsables du Ministère de la Justice, qui a la tutelle des syndics) ne lève le moindre petit doigt.

  • Inquiétude d’autant plus grande que - précisément sur ce sujet (honoraires de mutation) - nous avons spécialement attiré l’attention du Ministre de la Justice - Monsieur Pascal CLÉMENT - et du Président du Conseil Supérieur du Notariat, sans obtenir la moindre la réponse.

Résumons :

  1. L’ARC proteste depuis des mois sur la montée en régime de pratiques illégales et abusives (honoraires anormalement élevés), dont celles concernant les frais de mutation.
  2. Le représentant élu des professionnels mis en cause AVOUE publiquement que lui et ses mandants sont, en effet, hors la loi.
  3. Il ne se passe rien.
  4. Mais que fait la Police ?

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