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EAU :

des économies qui peuvent coûter cher

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Ø      Certes, nous continuons à agir pour inciter nos adhérents à « économiser » leur eau (et relancerons d’ailleurs bientôt une campagne à ce sujet).

Ø      Reste que ce qui se passe sur la Ville de Paris où l’eau augmente presque à proportion des économies réalisées par les parisiens (et suite à nos efforts à tous) à de quoi désespérer les usagers :

-          nous économisons ;

-          les grands fournisseurs privés (VÉOLIA, La Lyonnaise) font moins de profits ;

-          DONC ils augmentent le prix de l’eau.

Ø      Nous ne restons pas inertes, face à cette situation, rassurez-vous et agissons avec d’autres associations parisiennes pour corriger cette situation.

Ø      En attendant voici deux articles qui prouvent à quel point il faut continuer à rester vigilant.

 

Article du  PARISIEN du 13 Novembre 2006.

 

« La facture d’eau augmente de presque 10 %

DEPUIS plusieurs mois, l'augmentation du prix de l'eau était évoquée, attendue, redoutée. Elle est cette fois bien réelle. A partir du 1er janvier pro­chain, l'eau coûtera 9,4 % de plus, soit une hausse moyenne annuelle de 30 € par ménage- Demain, les élus du Conseil de Paris vont se prononcer sur une hausse ex­ceptionnelle de la redevance réclamée par la SEM Eau de Paris, chargée de l'approvisionnement en eau de la ca­pitale. Le débat risque d'être animé car, en arrière-fond, se pose la question de la municipalisation de la distribu­tion de l'eau parisienne (assurée aujourd'hui par Veolia sur la rive droite et la Lyonnaise des eaux sur la rive gauche). Le groupe des Verts, fervent défenseur de cette remunicipalisation, entend bien en faire un enjeu de la prochaine campagne municipale.

• Compenser la baisse de la consommation. C’est la première cause de la hausse. A Paris, la consom­mation d'eau a chuté de 20 % en quinze ans. Dans le même temps, le coût de l'entretien et de la mise aux nonnes des infrastructures explose. C’est la raison pour laquelle la SEM Eau de Paris réclame aujourd'hui aux élus parisiens une hausse exceptionnelle de sa redevance (qui pèse pour 1/3 dans la facture totale). Après moult négociations, l'augmentation réclamée par Eau de Paris a été divisée par deux, mais elle pèse quand même dans l'augmentation finale de 9,4 %.

• L'assainissement de plus en plus coûteux.

Le SIAAP (syndicat interdépartemental d'assainissement de la région parisienne), qui retraite les eaux de Paris mais aussi de 8,5 millions de Franciliens, augmente également ses tarife. De même, l'agence de l'eau Seine-Normandie (chargée de la gestion de l'eau à l'échelle du bassin de la Seine) devrait augmenter les siens de manière encore plus forte (+ 22 %.'). Toutes ces hausses cumulées expli­quent l'augmentation vertigineuse de la facture de 9,4 %. Une hausse qui risque malheureusement de ne pas être la dernière.

• Le m3 reste moins cher qu'ailleurs. « Nous avons fait tout ce qui était possible pour étaler cette hausse sur plusieurs années », confie en effet Myriam Constantin, l’adjointe de Bertrand Delanoë chargée de l'eau. « Le prix du m3 à Paris reste le moins cher de l'Ile-de-France. » L'élu réclame une remise à plat général du financement île l'eau en France. Les associations de consommateurs, elles, dénoncent une augmentation  "scandaleuse" ».

Article du MONDE 24 Novembre 2006.

 

« Les sur-profits des fournisseurs

(…)

À Bordeaux, tout a commencé par un audit commandé, en 2004, par Alain JUPPÉ, alors président de la communauté urbaine de Bordeau, (CUB) et relancé par son successeur, Alain ROUSSET (PS). Le cabinet d’expertise Finance Consult, révélait, en avril 2005, que la Lyonnaise des Eaux, groupe SUEZ, titulaire d’une concession de 30 ans, avait empoché, entre 1992 et 2003, plus de 29 millions d’euros de surprofits,, notamment sous la forme de provisions pour travaux non engagés.

L’équipe d’inspection a fini, après plusieurs ultimatums, par obtenir les documents demandés et réévalué le préjudice de la collectivité publique à 50 millions d’euros.

La Lyonnaise des eaux a pris des engagements précis. « Nous n’avons pas voulu aller jusqu’à la rupture du contrat, qui aurait été trop coûteuse, et avons souhaité une négociation qui défende les usagers, préserve la ressource en eau et casse la logique d’une surconsommation entraînant un surprofit », explique Alain ROUSSET (Président PS de la CUB).

 Les Bordelais bénéficieront d’une baisse de 10 % du prix des 50 premiers mètres cubes, soit un gain de 15 euros par an.

Surtout, la Lyonnaise devra reverser à la CUB la moitié des profits provenant de la consommation qui excède les prévisions ».

Comme on le voit, avant d’accepter des augmentations, les Villes peuvent réagir et agir. Rappelez-le à vos élus.

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