ARC Abus n°1610: 26 11 08/©

QUITUS : trop, c’est trop !

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Avez-vous déjà lu la prose d’un « syndic fou » ? Non. Alors vous allez être servi.

La lettre ci-dessous est un exemple affligeant des pressions inadmissibles qu’un syndic vindicatif peut exercer sur de braves gens pour arriver à ses fins.

Ce syndic est d’ailleurs un gros menteur (quand il dit que la copropriété en question est la « seule » à lui refuser le quitus. À l’ARC, tous les jours nous entendons ce genre de propos excédents : « Mais vous êtes les SEULS à me demander ci ou ça ; vous êtes les SEULS qui… que ». Gros mensonge.

La question qu’on peut se poser est celle-ci : « Pourquoi ce syndic met-il autant d’acharnement à obtenir son quitus ? ».

La seule réponse c’est : il a du commettre des fautes de gestion et il veut absolument échapper à ses responsabilités !

Voici la lettre du syndic fou :

 

NARDI JEAN JAURES

18, Bd Jean Jaurès

A NICE

                                                                           Mesdames, Messieurs

                                                                           Les Copropriétaires

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Lors de la dernière assemblée générale, vous avez une nouvelle fois voté contre le quitus de mon cabinet.

 

J’ai bien entendu,lors de l’assemblée générale, protesté et je continu par ce lignes de le faire en vous indiquant, et il me semble que nous l’avons prouvé, que nous ne déméritons pas au regard de la situation difficile dans laquelle nous avions trouvé la copropriété pour la remettre sur les rails. Je pense que cela n’est pas contestable.

 

Pour ma part, vous êtes la seule copropriété qui me refuse maintenant à deux reprises de me donner ce quitus [NB ARC : c’est toujours ce que disent les syndics ; évidemment c’est toujours inexact], ce que je n’accepte pas [ ! crise de nerfs].

Il convient donc à chacun de prendre ses responsabilités, en effet si vous considérez que ce quitus ne doit pas m’être donné, pour des raisons qui sont les vôtres, mais que je ne m’explique pas puisqu’il me semble avoir toujours fait mon travail, il convient de me le dire [mais ils le lui ont dit !] et auquel cas je ne représenterai pas ma candidature lors de la prochaine assemblée générale.

 

Il est en effet inconcevable, tout comme on fait une réception de travaux auprès d’un artisan à qui on a commandé un devis, qu’à la fin de l’année, une fois le bilan des opérations fait dans la gestion de la copropriété, vous me donniez également votre accord sur ce qui a été réalisé [NB ARC : ce français approximatif est « dans le texte ». Visiblement, notre syndic se fait un noeud avec son quitus].

 

Pour ma part, j’interprète ce vote négatif comme une défiance à l’égard de mon cabinet [évidemment c’est plus facile que d’admettre que c’est un vote de prudence] et de tous les efforts que je mets en œuvre pour faire que la copropriété tourne bien, et je vois pas les raisons objectives qui s’opposent à l’obtention de ce quitus [et maintenant les violons et la culpabilisation…].

 

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’assurance de mes meilleures salutations.

 

 

                                                                                     F. VAUDOIS

                                                                                     Le Syndic ».

 

 

Justement, cher Monsieur, les artisans comme les entrepreneurs ne demandent PAS quitus, leur travail étant couvert par une garantie biennale ou décennale.

Or, vous aussi la loi vous oblige à être assuré en responsabilité civile professionnelle, donc à apporter une garantie à vos clients pendant un certain temps.

Alors, pourquoi voulez-vous échapper à cette obligation de garantie et vous livrez-vous à ce chantage inconvenant ? Pourquoi ?

 

Sur le quitus voir notre article : « dossier du mois de mai 2007 ».

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