Avez-vous
déjà lu la prose d’un « syndic
fou » ? Non. Alors vous allez être servi.
La
lettre ci-dessous est un exemple affligeant des pressions
inadmissibles qu’un syndic vindicatif peut exercer sur
de braves gens pour arriver à ses fins.
Ce
syndic est d’ailleurs un gros menteur (quand il dit
que la copropriété en question est la « seule »
à lui refuser le quitus. À l’ARC, tous les jours nous
entendons ce genre de propos excédents : « Mais
vous êtes les SEULS à me demander ci ou ça ; vous
êtes les SEULS qui… que ». Gros mensonge.
La
question qu’on peut se poser est celle-ci : « Pourquoi ce syndic met-il autant d’acharnement à obtenir son quitus ? ».
La
seule réponse c’est : il a du commettre des fautes
de gestion et il veut absolument échapper à ses responsabilités !
Voici
la lettre du syndic fou :
NARDI JEAN JAURES
18, Bd Jean Jaurès
A NICE
Mesdames, Messieurs
Les Copropriétaires
Mesdames, Messieurs,
Lors de la dernière assemblée générale,
vous avez une nouvelle fois voté contre le quitus de
mon cabinet.
J’ai bien entendu,lors
de l’assemblée générale, protesté et je continu par
ce lignes de le faire en vous indiquant, et il me semble
que nous l’avons prouvé, que nous ne déméritons pas
au regard de la situation difficile dans laquelle nous
avions trouvé la copropriété pour la remettre sur les
rails. Je pense que cela n’est pas contestable.
Pour ma part, vous êtes la seule copropriété
qui me refuse maintenant à deux reprises de me donner
ce quitus [NB ARC :
c’est toujours ce que disent les syndics ; évidemment
c’est toujours inexact], ce que je n’accepte pas [ !
crise de nerfs].
Il convient donc à chacun de prendre
ses responsabilités, en effet si vous considérez que
ce quitus ne doit pas m’être donné, pour des raisons
qui sont les vôtres, mais que je ne m’explique pas puisqu’il
me semble avoir toujours fait mon travail, il convient
de me le dire [mais
ils le lui ont dit !] et
auquel cas je ne représenterai pas ma candidature lors
de la prochaine assemblée générale.
Il est en effet inconcevable, tout comme
on fait une réception de travaux auprès d’un artisan
à qui on a commandé un devis, qu’à la fin de l’année,
une fois le bilan des opérations fait dans la gestion
de la copropriété, vous me donniez également votre accord
sur ce qui a été réalisé [NB ARC : ce français approximatif est « dans le texte ». Visiblement, notre
syndic se fait un noeud avec son quitus].
Pour ma part, j’interprète ce vote négatif
comme une défiance à l’égard de mon cabinet [évidemment c’est plus facile que d’admettre que c’est
un vote de prudence] et de tous les efforts que je mets en œuvre pour faire
que la copropriété tourne bien, et je vois pas les raisons
objectives qui s’opposent à l’obtention de ce quitus
[et maintenant
les violons et la culpabilisation…].
Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs,
l’assurance de mes meilleures salutations.
F. VAUDOIS
Le Syndic ».
Justement,
cher Monsieur, les artisans comme les entrepreneurs
ne demandent PAS quitus, leur travail étant couvert
par une garantie biennale ou décennale.
Or,
vous aussi la loi vous oblige à être assuré en responsabilité
civile professionnelle, donc à apporter une garantie
à vos clients pendant un certain temps.
Alors, pourquoi voulez-vous échapper à
cette obligation de garantie et vous livrez-vous à
ce chantage inconvenant ? Pourquoi ?
Sur
le quitus voir notre article : « dossier du
mois de mai 2007 ».