ARC / Abus n°2054 : 04 11 09/©

Le cabinet LOISELET, vous connaissez ?

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Le service de communication du groupe LOISELET est très bien fait. IL faut dire que le budget publicité du groupe LOISELET doit être énorme.

Nous sommes donc heureux de participer à l’information concernant ce cabinet en publiant le témoignage d’un conseil syndical adhérent (lire aussi notre abus numéro 2049) .

 

« Monsieur CHAMPAVIER

Président de l'ARC

29, rue Joseph Python

75020 PARIS

 

Monsieur le Président,

 

Le conseil syndical de notre résidence a adhéré à l'ARC en début d'année et nous nous en félicitons tous les jours. En effet, grâce à l'éclairage de l'ARC, nous avons pu déjouer certaines pratiques abusives de notre syndic, le cabinet Loiselet & Daigremont. En outre, le conseil syndical s'est appuyé sur le fichier des entreprises référencées par "Copropriété Service^1 pour mener une vaste opération de mise en concurrence dans les domaines de la maintenance des équipements techniques de l'immeuble. Les résultats sont spectaculaires puisque dans les cas extrêmes nous obtenons des réductions de coût de l'ordre de 40 % par rapport aux contrats proposés par le canal du syndic. La démarche est très édifiante et nous permet d'envisager une réduction des charges de copropriété de 10 à 15 % en 2010. Merci l'ARC !

Cependant, nous venons de découvrir que malgré notre vigilance, le syndic a commis un certain nombre d'erreurs ou de négligences qui portent gravement préjudice au syndicat des copropriétaires.

  1. Ainsi, dans le cadre d'une action contentieuse que le syndicat des copropriétaires a engagée contre les constructeurs à la suite de désordres apparus sur la résidence pendant ia garantie décennale, nous avons dû faire appel à un cabinet d'avocats avec qui nous avions négocié une convention d'honoraires prévoyant un pourcentage dégressif d'honoraires de résultats en cas de succès. C'est seulement maintenant, au moment où nous devons payer ces honoraires de résultats, que nous nous apercevons que le syndic a signé une convention où (e caractère dégressif a disparu. De plus cette autre convention a été signée sans approbation préalable de l'assemblée générale, ni consultation du conseil syndicat. Cette plaisanterie est à l'origine d'un préjudice pour le syndicat des copropriétaires que nous évaluons à 10.000 € environ. Nous avons immédiatement réagi auprès du syndic qui nous répond qu'il ne peut rien faire puisque les honoraires de résultats ont été calculés par le cabinet d'avocats en application de la convention qui lui a été notifiée.

Quand nous réagissons une deuxième fois en invoquant la responsabilité du syndic, nous nous heurtons à un mur de silence. Que pouvons-nous faire ? Nous résigner ? Ou porter plainte si cela en vaut la peine ?

  1. Nous avons également découvert que notre syndic (si soucieux de nos affaires !) avait souscrit en 2006 un contrat de conservation des archives dormantes pour le compte du syndicat des copropriétaires sans requérir l'accord préalable du conseil syndical, ni de l'assemblée générale. Ce n'est qu'en début d'année 2007, au moment de la vérification des comptes, que nous nous sommes rendu compte du fait accompli. En outre, nous découvrons seulement maintenant (parce que nous venons de réclamer le contrat qui n'avait jamais été porté à notre connaissance) que le syndicat des copropriétaires est engagé pour 7 ans !
  1. Autre sujet de mécontentement : nous venons de nous apercevoir que le syndic n'a aucun plan de la résidence alors qu'il en a pris la gestion dans l'année qui a suivi la livraison. Quand on s'étonne de cela, il nous rétorque que le premier syndic (qui n'a fait qu'un mandat d'un an) ne lui a rien transmis. Et lorsqu'on réclame la copie du bordereau récapitulatif des archives transmises par ce premier syndic, on nous répond que ce bordereau reste introuvable. L'absence de plans (notamment de réseaux) complique la tâche des entreprises appelées à intervenir pour des travaux de réparation sur l'immeuble. Le temps passé à rechercher le cheminement des canalisations, de même que la réalisation de sondages dans les cas les plus compliqués, sont évidemment à la charge du syndicat des copropriétaires. Il apparaît donc que la perte du DOE (dossier des ouvrages exécutés) risque de nous porter gravement préjudice dans le long terme. Que faut-il faire ? Se résigner ? Ou attaquer le syndic ?

Je pourrais continuer pour montrer que nous avons bien des raisons de nous plaindre de la gestion du Cabinet Loiselet & Daigremont... même si nous sommes "bien dans notre immeuble" pour reprendre sa célèbre formule !

Devant tant d'insuffisances, le conseil syndicat a entrepris de consulter d'autres syndics dans l'espoir de trouver un cabinet plus sérieux. Cependant, cela n'effacera pas les préjudices subis du fait des négligences et du manque de transparence du Cabinet Loiselet & Daigremont

J'aurais aimé pouvoir vous rencontrer au Salon Indépendant de la Copropriété pour en discuter. Malheureusement, j’étais quelques milliers de kilomètres de Paris à ce moment-là.

Vous remerciant par avance de l'intérêt que vous porterez au présent courrier et des réponses que vous voudrez bien m'apporter, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments distingués.

………………….Président du Conseil Syndical ».

 

Hé oui, tout n’est pas aussi simple que les « communiqués de Presse » du cabinet LOISELET repris si généreusement par des médias où le groupe utilise son budget « publicité ».

 

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