I.
Contrôler les indices
Nous
ne cessons de le répéter :
les indices n’intéressent
les prestataires que quand
ils sont forts. À défaut,
ils appliquent les indices,
qu’ils veulent.
Il
faut donc - en permanence
- contrôler que les augmentations
que les prestataires vous
appliquent sont justifiées,
ce qui permet de faire
de drôles de découvertes.
Un
syndic bénévole vient
d’en faire l’expérience
avec un géant de la « porte
de garage »,
la société PORTIS, filiale
du groupe OTIS.
Comme
vous allez le voir, cependant,
notre syndic bénévole
n’est parvenu à résoudre
le problème qu’à force
de persévérance, voire
d’obstination.
Dans
notre dernier guide sur
« La
maîtrise des charges en
copropriété »,
vous trouverez les informations
nécessaires pour comprendre
puis faire appliquer les
indices. Par ailleurs
les indices usuels sont
également disponibles
sur notre site.
II.
Voici le récit de notre syndic bénévole
« Messieurs,
Je suis syndic
bénévole d’une petite
copropriété.
Le 3 mars
2009 j’ai adressé un courrier
à l’agence PORTIS géographiquement
compétente à Bonneuil-sur-Marne
pour demander sur quels
indices chiffrés précis
étaient basées les factures
de l’entretien de la porte
basculante de notre garage, les montants réclamés ayant enregistré une
augmentation très forte
au cours des cinq dernières
années, sans commune
mesure avec l’évolution
des salaires des industries
mécaniques stipulés dans
notre contrat.
Ce message
étant resté sans réponse,
j’ai envoyé une lettre
au même destinataire sur
le même sujet le 17 mars.
Sans plus de succès.
Ecrite le
21 avril, une nouvelle
lettre n’a pas eu plus
de résultat.
Le 20 mai
je me suis résolu à m’adresser
au Directeur Général de
PORTIS à Courbevoie. Cette
démarche a été fructueuse
puisque trois semaines
après, j’ai reçu de l’agence
de Bonneuil une lettre
reconnaissant un trop
demandé de 305, 67 €.
L’erreur proviendrait
d’un problème informatique
dans la formule de révision.
On peut se
demander si la copropriété
que j’administre est la
seule victime d’une pareille
anomalie. Je vous laisse
le soin de déterminer
s’il convient d’attirer
l’attention des adhérents
de l’ARC sur
l’intérêt qu’ils auraient
à vérifier attentivement
les factures de la société
PORTIS du groupe OTIS.
Veuillez
agréer, Messieurs, l’expression
de mes sentiments distingués ».
Allez, comme disait, on ne sait plus qui :
« Tous
à vos calculettes ».
Il est encore temps
car on peut remonter
sur cinq ans et se faire
rembourser le trop-perçu
sur cette période.