Comme cela a été indiqué dans différents articles
du site, à partir du
1er janvier
2010 le prix du fioul
sera assujetti à une
nouvelle taxe : « la taxe carbone ».
De ce fait
les copropriétés chauffées au fioul se verront,
au-delà du prix du fioul,
taxées d’environ 50
euros pour 1000 litres de fioul (autrement
dit pour 5
000 litres,
il faudra rajouter 250€
de taxe carbone, soit
le prix d’une adhésion
à l’ARC pour une copropriété
de plus de 35 lots.)
Ainsi les conseillers syndicaux précautionneux
devront se préparer
à anticiper l’arrivée
de cette nouvelle taxe
en la compensant, d’une
part, par un prix d’achat
du fioul le moins cher
possible et d’autre
part par une meilleure
gestion de leur chauffage
en attendant les gros
travaux du Grenelle.
Les conseillers syndicaux devront donc agir
dans plusieurs directions :
I.
Un réapprovisionnement
avant le 1er
janvier 2010 même si la cuve est à moitié remplie
En effet, comme indiqué
précédemment la taxe
ne sera applicable qu’à
partir du 1er
janvier 2010. Autrement dit, avant cette date
la taxe ne sera pas
applicable. Ainsi, la
copropriété devra tout
simplement penser à
ravitailler la cuve
avant la fin de l’année,
et ce même si cette
dernière est à moitié
remplie (ou à moitié
vide).
Cependant faites attention !
La date d’exigibilité
de la taxe carbone sera
fonction de la date de livraison et non en fonction de la date de la commande.
Autrement dit, si la
copropriété passe la
commande le 31 décembre
2009 pour une livraison
le 2 janvier 2010, la
taxe sera applicable !
II.
La recherche systématique
du prix du fioul le
moins cher :
La coopérative de
l’ARC a mis en place
un système d’appel d’offre
quotidien auprès de
plusieurs fournisseurs
de fioul afin d’obtenir
pour les copropriétés
adhérentes de l’ARC
le prix du fioul le
moins cher possible.
Par ailleurs, chaque
fournisseur (participant
à l’appel d’offre)
a consenti à
accorder aux adhérents
de l’ARC un prix préférentiel, mais à
condition que la copropriété
passe commande par la
coopérative-technique
afin que soit
confirmée l’effectivité de l’adhésion. Autrement dit si
le syndic passe directement
par le fournisseur,
ce dernier n’accordera
pas l’avantage financier
et ce, même si le syndic
donne le numéro d’adhérent
(car l’adhésion peut
être arrivée à échéance).
En effet, de nombreux
conseillers syndicaux
s’étonnent de ne pas
avoir bénéficié des
prix préférentiels indiqués
sur le site (voir plus
bas) alors qu’ils sont
bien adhérents
collectifs.
Mais alors comment
connaître le prix du
fioul négocié, savoir
si le syndic a consulté
la coopérative-technique
de l’ARC et si au final
il a bien passé commande
au meilleur prix ?
Soucieux de cette
problématique, la coopérative-technique
a mis en place un site :
www.copro-devis.fr (rubrique
prix du fioul) dans
lequel chaque adhèrent
pourra connaître quotidiennement
le prix du fioul. De
plus les adhérents de
l’ARC ont la possibilité
de consulter les prix
obtenus par la coopérative
depuis le 1er
janvier 2008 afin que
chacun puisse se rendre
compte des économies
qu’il n’a peut-être
pas faites…
Par ailleurs dès le
10 novembre 2009 chaque
adhérent pourra savoir
sur ce même site si
son syndic a consulté
la coopérative technique
pour connaître les meilleurs
prix. (N’hésitez pas
à faire passer l’information
à qui de droit !).
III.
Une meilleure gestion
du chauffage.
Inutile de négocier
chaque jour le prix
du fioul si c’est pour
surconsommer à hauteur
de 10, voire 20 %. Il
faut donc impérativement
vous lancer - si ce
n’est déjà fait - dans
l’optimisation de la
gestion de votre chauffage,
avant de pouvoir engager
des gros travaux.
Pour cela, rappelons
deux outils :
-
Le guide (gratuit) du « Bilan
Energétique Simplifié
(BÉ) »,
téléchargeable gratuitement
sur notre site à l’adresse
suivante :
http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/BES.pdf.
-
Le premier et seul guide consacré aux économies de chauffage
en copropriété :
« Le temps
des économies d’énergie
et du développement
durable ».
Vous y apprendrez
l’importance des points
suivants :
·
le réglage de la chaudière ;
·
l’utilisation plus fine de la régulation ;
·
le « ralenti » des températures la nuit ;
·
le calorifugeage des tuyaux d’eau chaude ;
·
l’équilibrage, etc, etc, etc.
Vous verrez, ce n’est
pas si difficile que
ça et ça peut entraîner
jusqu’à 20 % d’économies,
sans travaux.