ARC / Abus n°2062 : 10 11 09/©

RIF : à nouveau un cas d’escroquerie caractérisé concernant la sécurité incendie

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I.                   RIF-voyou

RIF est une des sociétés bien connue de nos adhérents et « visiteurs » (voir abus numéros : 1823 et 1886).

Nous pensions qu’elle s’était un peu calmée ou du moins se renseignait par prudence sur le fait de savoir si les copropriétés dans lesquelles elle intervenait étaient ou non adhérentes à l’ARC.

Mais RIF est comme ces voyous qui ne se font pas prendre et qui finissent par se croire invincibles.

II.                 L’affaire : une « mise en conformité » illusoire

Une présidente de conseil syndical particulièrement gentille (comme tous nos adhérents), naïve (comme peu de nos adhérents, par contre) mais disposant de l’excellent réflexe de nous consulter quand elle a un doute (comme tous nos adhérents) nous envoi ce mél :

 

« Bonjour,

Ma copropriété a signé un contrat de maintenance annuelle des extincteurs renouvelable par tacite reconduction avec la société RIF en octobre 2006.

Lors de sa visite du 20 octobre 2009, le technicien a établi un devis pour nous installer 20 blocs de secours pour « mise en conformité » en application des articles 93 et 94 de l’arrêté du 31/01/1986 .et fournitures diverses pour un montant total de 3 398, 98 € !

Outre que le montant me paraît excessif, je souhaiterais connaître la réglementation qui nous imposerait une pareille installation.

À l’avance, je vous remercie des précisions et conseils que vous pourrez me donner.

Cordialement.

G……………. ».

 

  

III.                TROIS MILLE TROIS CENT QUATRE VINGT DIX HUIT EUROS et QUATRE VINGT DIX HUIT CENTIMES.

-          Il s’agit d’un immeuble parisien ancien de 51 lots situé dans le 18ème arrondissement de Paris et dépourvu de parkings souterrains.

-          Naturellement AUCUNE « mise en conformité » ne s’impose NI ne se justifie dans un tel cas, les articles 93 et 94 de l’arrêté de 1986 concernant uniquement les parkings souterrains. Il s’agit donc d’une tromperie commerciale qui s’appelle ESCROQUERIE et qui est passible de poursuites pénales (ce qui va d’ailleurs se faire, l’ARC pensant même se porter partie civile).

[Entre parenthèse, s’il y avait une procédure dite d’« action de groupe » dans notre pays, il y a longtemps que les sociétés RIF et compagnie seraient en faillite, ce qui serait une bonne chose. Au contraire ces sociétés prospèrent et multiplient, pour y arriver, les « mauvais coups » en toute impunité].

IV.             Et le syndic, dans tout ça ?

Le syndic - le cabinet GID - n’a évidemment rien fait dans cette affaire : il n’a ni réagi ni ne s’est renseigné. Il a juste passé ce devis au conseil syndical.

Comment qualifier le « professionnalisme » d’un tel syndic ? Est-il complice ou simplement analphabète (ce qui est grave pour un professionnel) ? Et si le syndicat des copropriétaires portait plainte contre lui aussi ? Et si l’on s’apercevait que cette mise en conformité a lieu dans tous ses immeubles ? Et si d’autres syndics commençaient à se demander s’ils ne pourraient être accusés :

-          soit d’être complices ?

-          soit d’être analphabètes ?

Est-ce que cela ne ferait pas réfléchir un peu plus tous ces excellents « professionnels» ?

Mais nous arrêtons là. On va encore dire que nous sommes des « anti-syndics ».

 

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