I.
RIF-voyou
RIF
est une des sociétés
bien connue de nos
adhérents et « visiteurs »
(voir abus numéros :
1823
et 1886).
Nous
pensions qu’elle s’était
un peu calmée ou du
moins se renseignait
par prudence sur le
fait de savoir si
les copropriétés dans
lesquelles elle intervenait
étaient ou non adhérentes
à l’ARC.
Mais
RIF est comme ces
voyous qui ne se font
pas prendre et qui
finissent par se croire
invincibles.
II.
L’affaire : une « mise en conformité » illusoire
Une
présidente de conseil
syndical particulièrement
gentille (comme tous
nos adhérents), naïve
(comme peu de nos
adhérents, par contre)
mais disposant de
l’excellent réflexe
de nous consulter
quand elle a un doute
(comme tous nos adhérents)
nous envoi ce mél :
« Bonjour,
Ma copropriété a signé un contrat de maintenance annuelle des extincteurs
renouvelable par tacite
reconduction avec
la société RIF en
octobre 2006.
Lors de sa visite du 20 octobre
2009, le technicien
a établi un devis
pour nous installer
20 blocs de secours
pour « mise en
conformité »
en application des
articles 93 et 94
de l’arrêté du 31/01/1986
.et fournitures diverses
pour un montant total
de 3 398, 98
€ !
Outre que le montant me paraît excessif, je souhaiterais connaître la
réglementation qui
nous imposerait une
pareille installation.
À l’avance, je vous remercie des précisions et conseils que vous pourrez
me donner.
Cordialement.
G……………. ».
III.
TROIS MILLE TROIS CENT QUATRE VINGT DIX HUIT EUROS et
QUATRE VINGT DIX HUIT
CENTIMES.
-
Il
s’agit d’un immeuble
parisien ancien de
51 lots situé dans
le 18ème
arrondissement de
Paris et dépourvu
de parkings souterrains.
-
Naturellement
AUCUNE « mise en conformité »
ne s’impose NI
ne se justifie dans
un tel cas, les articles
93 et 94 de l’arrêté
de 1986 concernant
uniquement les parkings
souterrains. Il s’agit
donc d’une tromperie
commerciale qui s’appelle
ESCROQUERIE et qui est passible de poursuites
pénales (ce qui va
d’ailleurs se faire,
l’ARC pensant même
se porter partie civile).
[Entre parenthèse, s’il y avait une procédure dite d’« action
de groupe »
dans notre pays, il
y a longtemps que
les sociétés RIF et
compagnie seraient
en faillite, ce qui
serait une bonne chose.
Au contraire ces sociétés
prospèrent et multiplient,
pour y arriver, les
« mauvais
coups »
en toute impunité].
IV.
Et le syndic, dans tout ça ?
Le
syndic - le cabinet
GID - n’a évidemment
rien
fait dans cette affaire :
il n’a ni
réagi ni
ne s’est renseigné.
Il a juste passé ce
devis au conseil syndical.
Comment
qualifier le « professionnalisme » d’un tel syndic ? Est-il complice
ou simplement analphabète (ce
qui est grave pour
un professionnel)
? Et si le syndicat
des copropriétaires
portait plainte contre
lui aussi ? Et
si l’on s’apercevait
que cette mise en
conformité a lieu
dans tous ses immeubles ?
Et si d’autres syndics
commençaient à se
demander s’ils ne
pourraient être accusés :
-
soit
d’être complices ?
-
soit
d’être analphabètes ?
Est-ce
que cela ne ferait
pas réfléchir un peu
plus tous ces excellents
« professionnels» ?
Mais
nous arrêtons là.
On va encore dire
que nous sommes des
« anti-syndics ».