Un
adhérent répond à
cette question et
nous donne - une nouvelle
fois - l’explication.
« Il y
a quelque temps, notre
syndic le Cabinet
PLUVINAGE de Paris,
à la suite de difficulté
à établir la responsabilité
d'un dégât des eaux
(dont il n'aurait
eu connaissance que
plusieurs mois après
l'évènement à l'occasion
de la réception du
rapport d'expert)
oublie de déclarer
ce dégât des eaux
à l'assureur de la
copropriété responsable
du dit sinistre.
Il s'ensuit
une procédure du copropriétaire
victime, pour un montant
de 20 000 €,
contre le syndicat
des copropriétaires.
À l'occasion
de l'assemblée générale
le syndic apprend
aux copropriétaires
qu'ils devront payer
les dommages causés,
le copropriétaire
lésé ayant obtenu
gain de cause en justice.
Il faut dire
que durant cette période
le Conseil Syndical
était quasi inexistant.
Un copropriétaire(moi-même)
prend l'affaire en
charge et après une
enquête minutieuse
arrive à la conclusion
de la responsabilité
du syndic. Il propose
alors au Syndic de
faire jouer son assurance
de responsabilité
civile.
Celui-ci
refuse. Obligation
de porter l'affaire
en justice. Le syndic
est reconnu coupable
et règle à la copropriété
les 20 000 € qu'
elle avait été obligée
de payer.
Question: Pourquoi
le Syndic n'a-t-il
pas déclaré le sinistre
à son assureur de
responsabilité civile
?
Réponse : Parce
qu'il avait dans son
contrat une franchise
de 6 000 € et
qu'il espérait bien
qu'aucun des copropriétaires
ne chercherait à comprendre
ce qui s'était passé ».
Et
voilà. Dans cette
histoire, on a toute
l’image de la Copropriété
et de la différence
entre la théorie et
la pratique.
En
principe, toutes les
fautes de gestion
des syndics devraient
être prises en charge
par l’assurance de
responsabilité civile
professionnelle.
Mais
pour cela il faudrait
que le syndic déclare
ses fautes (comme
on déclare un dégât
des eaux).
Or
- du fait de franchises
très élevées - il
ne le fait pas.
Conséquence : l’assurance obligatoire est une pure illusion
et même une tromperie.
C’est
ça la copropriété :
le décalage permanent
entre ce qui devrait être (une assurance qui fonctionne ;
une garantie qui protége
les copropriétaires
des détournements
de fonds ou de la
faillite) et
la réalité.