I.
Comment faire la « charité » avec l’argent des autres
Comme
nous l’avons signalé
dans notre
abus numéro 2054,
les communiquant du
groupe LOISELET ont
trouvé un excellent
moyen de se faire
une publicité gratuite
aux frais des copropriétaires :
le groupe LOISELET
installe des défibrillateurs
dans ses copropriétés,
le fait savoir par
voix de presse (« Merci not’bon maître »), appelle
ça « mécénat » et fait payer les copropriétaires sans leur accord
(pourquoi faire compliqué
quand on peut faire
simple). C’est ce
qu’on peut appeler
du « LOISELET tout craché ».
II.
Des copropriétaires qui commencent
à (se) poser des questions
Les
tours de passe-passe
commencent à agacer
prodigieusement, même
les inconditionnels
du défibrillateur.
C’est
ce dont témoigne la
très belle lettre
ci-dessous. Nous invitons
tous les copropriétaires
gérés par LOISELET
et qui ne supportent
plus cette « charité -publicité
aux frais des copropriétés »
à s’inspirer de cette
lettre, à saisir le
groupe LOISELET et
à exiger que le groupe
LOISELET assume ses
actes : « charité bien ordonnée, dit le proverbe, commence par son propre porte-monnaie ».
Monsieur,
Je m'adresse à vous en tant que copropriétaire de la copropriété "…………"
dont vous avez la
gestion.
Vous trouverez ci-joint un article lu récemment sur le site Internet de
la
Ville
d'Issy-les-Moulineaux
au sujet de la pose
de 5 défibrillateurs
: 3 sur les murs du
centre commercial,
1 dans la copropriété
parkings et 1 au pied
de l'immeuble ………..
Sauf erreur de ma part, il s'agit donc uniquement de copropriétés gérées
par votre cabinet.
Je me permets de vous interroger sur ce point car j'avoue avoir été troublé
par plusieurs affirmations
faites dans cet article.
Tout d'abord, et pour éviter tout malentendu, je tiens à vous préciser
que, sur le principe,
je ne suis pas opposé
à la pose de défibrillateurs,
équipement important
qui est susceptible
de sauver des vies.
Cependant, à la lecture de cet article, je m'interroge naturellement sur
les conditions de
pose de ces appareils.
En effet, celui-ci affirme à la fois qu'il s'agit d'une opération de mécénat menée
par le cabinet Loiselet
et l'association "Défibrill'acteurs" et que ce sont les clients de votre cabinet (donc les
copropriétaires) qui
ont payé ces équipements au
"prix compétitif"
de 50 euros en moyenne
par logement. (50
euros x 1.200 logements
- en prenant en référence
les données de l'article)
= 60.000 euros / 5
appareils = 12.000
euros/appareil...
Je pense qu'il y a
une erreur dans l'article).
Plusieurs
questions donc :
- Quel est le prix unitaire de ces appareils (sans doute moins de 1.500
euros pièce, devis
que j’ai obtenu pour
un défibrillateur
de marque reconnue)
?
- Qui a effectivement payé la facture des 5 défibrillateurs ?
- Si une copropriété a payé ces défibrillateurs, pouvez-vous me préciser
sur la base de quelle
décision collective
(résolution d'AG,
consultation de conseil
syndical...) ?
- À quel fournisseur (pouvez-vous me communiquer les références du modèle)
?
- S'il s'agit d'une opération de mécénat, pouvez-vous me préciser la part
du financement pris
à charge du cabinet
Loiselet et de l'association
Défibrill'acteurs
?
J'espère que vous lèverez tous les doutes nés dans mon esprit à la lecture
de cet article, mais
aussi de celui de
l'ARC ( http://www.unarc.asso.fr/site/abus/0509/abus1888.htm
) qui, si je m'en
tenais à ses conclusions,
signifierait que votre
cabinet finance ses
actions publicitaires
de "mécénat"
avec l'argent des
copropriétaires et
que la
Ville
d'Issy-les-Moulineaux
en partage les seuls
mérites avec vous
sans jamais citer
ou remercier ceux
qui ont effectivement
payer.
Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes
salutations distinguées ».
Espérons
que notre adhérent
aura plus de succès
que nous dans ses
démarches. Car nous,
nous attendons toujours
des réponses.
Ceci
dit le silence du
cabinet LOISELET vaut
toutes les réponses…