ARC / Abus n°2077 : 18 11 09/©

Questions au groupe LOISELET sur son « mécénat » aux frais des copropriétaires

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I.                   Comment faire la « charité » avec l’argent des autres

Comme nous l’avons signalé dans notre abus numéro 2054, les communiquant du groupe LOISELET ont trouvé un excellent moyen de se faire une publicité gratuite aux frais des copropriétaires : le groupe LOISELET installe des défibrillateurs dans ses copropriétés, le fait savoir par voix de presse (« Merci not’bon maître »), appelle ça « mécénat » et fait payer les copropriétaires sans leur accord (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple). C’est ce qu’on peut appeler du « LOISELET tout craché ».

II.                 Des copropriétaires qui commencent à (se) poser des questions

Les tours de passe-passe commencent à agacer prodigieusement, même les inconditionnels du défibrillateur.

C’est ce dont témoigne la très belle lettre ci-dessous. Nous invitons tous les copropriétaires gérés par LOISELET et qui ne supportent plus cette « charité -publicité aux frais des copropriétés » à s’inspirer de cette lettre, à saisir le groupe LOISELET et à exiger que le groupe LOISELET assume ses actes : « charité bien ordonnée, dit le proverbe, commence par son propre porte-monnaie ».

 

Monsieur,

 

Je m'adresse à vous en tant que copropriétaire de la copropriété "…………" dont vous avez la gestion.

Vous trouverez ci-joint un article lu récemment sur le site Internet de la Ville d'Issy-les-Moulineaux au sujet de la pose de 5 défibrillateurs : 3 sur les murs du centre commercial, 1 dans la copropriété parkings et 1 au pied de l'immeuble ……….. 

Sauf erreur de ma part, il s'agit donc uniquement de copropriétés gérées par votre cabinet.

Je me permets de vous interroger sur ce point car j'avoue avoir été troublé par plusieurs affirmations faites dans cet article.

Tout d'abord, et pour éviter tout malentendu, je tiens à vous préciser que, sur le principe, je ne suis pas opposé à la pose de défibrillateurs, équipement important qui est susceptible de sauver des vies.

Cependant, à la lecture de cet article, je m'interroge naturellement sur les conditions de pose de ces appareils.

En effet, celui-ci affirme à la fois qu'il s'agit d'une opération de mécénat menée par le cabinet Loiselet et l'association "Défibrill'acteurs" et que ce sont les clients de votre cabinet (donc les copropriétaires) qui ont payé ces équipements au "prix compétitif" de 50 euros en moyenne par logement. (50 euros x 1.200 logements - en prenant en référence les données de l'article) = 60.000 euros / 5 appareils = 12.000 euros/appareil... Je pense qu'il y a une erreur dans l'article).

Plusieurs questions donc :

- Quel est le prix unitaire de ces appareils (sans doute moins de 1.500 euros pièce, devis que j’ai obtenu pour un défibrillateur de marque reconnue) ?

- Qui a effectivement payé la facture des 5 défibrillateurs ?

- Si une copropriété a payé ces défibrillateurs, pouvez-vous me préciser sur la base de quelle décision collective (résolution d'AG, consultation de conseil syndical...) ?

- À quel fournisseur (pouvez-vous me communiquer les références du modèle) ?

- S'il s'agit d'une opération de mécénat, pouvez-vous me préciser la part du financement pris à charge du cabinet Loiselet et de l'association Défibrill'acteurs ?

J'espère que vous lèverez tous les doutes nés dans mon esprit à la lecture de cet article, mais aussi de celui de l'ARC ( http://www.unarc.asso.fr/site/abus/0509/abus1888.htm ) qui, si je m'en tenais à ses conclusions, signifierait que votre cabinet finance ses actions publicitaires de "mécénat" avec l'argent des copropriétaires et que la Ville d'Issy-les-Moulineaux en partage les seuls mérites avec vous sans jamais citer ou remercier ceux qui ont effectivement payer.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées ».

Espérons que notre adhérent aura plus de succès que nous dans ses démarches. Car nous, nous attendons toujours des réponses.

Ceci dit le silence du cabinet LOISELET vaut toutes les réponses…

 

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