Voici
en effet une nouvelle
histoire d’ascenseurs
avec tous les acteurs
et le scénario classique :
-
OTIS ;
-
mensonges ;
-
mise
à l’arrêt ;
-
devis
de 15 à 20 000
euros ;
-
délais
prévisionnels scandaleux (pour
faire craquer le
client);
-
conseil
syndical adhérent
à l’ARC ;
-
audit
avec un auditeur
de confiance ;
-
mise
en évidence de la
panne ;
-
résiliation
du contrat ;
-
mise
en concurrence ;
-
PME ;
-
réparation
sous deux jours ;
-
musique ;
-
générique
et fin heureuse.
Voici
le récit complet
adressé par un conseil
syndical, adhérent
à l’ARC est-il besoin
de le dire.
Nos « aventures » avec OTIS
« Le vendredi 4 septembre, un de nos trois ascenseurs
tombe en panne ce
qui conduit notre
gardienne à appeler
OTIS. Pour une fois,
un premier technicien
OTIS est venu le
samedi après-midi,
mais n'a rien pu
faire. Pour une
fois parce qu'habituellement
lorsque nous les
appelions pour une
panne le week-end,
la réponse était
votre contrat «
de base » ne prévoit
pas d'intervention
le week-end.
Nous avions pensé qu'un nouveau technicien
connaissant les
ascenseurs Meynard
arriverait le lundi...
mais rien malgré
les appels répétés
de la gardienne
et du syndic. Une
semaine plus tard,
le vendredi vers
20h un second technicien
est venu et reparti
en disant qu'il
ne pouvait pas assurer
le dépannage qu'il
fallait que « viennent
les techniciens
habituels » !!!
Déjà en juillet l'ascenseur de l'escalier
A est resté sans
dépannage pendant
10 jours (cela avait
déjà été le cas,
pour près de 3 semaines,
dans l'escalier
C début 2008). En
juillet 2009, nous
avions demandé au
syndic d'envoyer
une lettre recommandée
avec AR à OTIS.
La situation ne changeant pas mi-septembre,
nous avons demandé
qu'une nouvelle
lettre recommandée
avec AR leur soit
envoyée et nous
avons fait bloquer
la facture OTIS
pour non respect
de contrat.
Lors des rappels
de ce début de la
deuxième semaine
sans ascenseur,
OTIS a prétendu
avoir laissé une
affiche informant
les résidents qu'il
fallait attendre
une pièce... PROBLEME
: AUCUNE AFFICHE N'A JAMAIS ETE APPOSEE
! à part celles
du Conseil syndical
de la résidence.
Nous avons appris le 16 que le dépannage devrait
être effectué le
18 septembre avant
17h quand la pièce
à changer (un sélecteur)
serait arrivée.
À 17h30 personne,
la gardienne rappelle
donc OTIS vendredi
soir et le samedi
19 au matin. Un
3è technicien vient...
mais sans la pièce
nécessaire et donc
sans assurer la
réparation.
On nous annonce alors que la réparation sera
effectuée lundi
20 septembre mettant
un terme aux désagréments
connus... mais le
20 toujours rien
à l'horizon.
Milieu de la 3 è semaine de panne, un commercial
d'OTIS appelle le
syndic en spécifiant
qu'il y avait une
pièce à changer
et que cela
coûterait de 15
à 20 000 euros
! Un rendez-vous
a eu lieu
entre notre syndic
et le commercial
dans notre immeuble
jeudi 24 septembre
au matin, en présence
de la gardienne,
témoin de tous les
épisodes. Le syndic
demande qu'un nouveau
devis soit établi
et spécifie que
des devis contradictoires
allaient être demandés
à d'autres entreprises.
Un des techniciens OTIS précise à la gardienne
que la réparation
pourrait être faite
mais que ça ne tiendrait
pas longtemps..
Donc discours contradictoires,
annonces variées,
messages différents...
Le feuilleton continue et un second devis d'un
peu plus de 13 000
euros a été transmis
par OTIS avec annonce
d'un délai d'au
moins 6 à 8 semaines
pour réaliser la
réparation !! avec
une pièce « du commerce
» (traduire une
pièce fabriquée
en France mais pas
estampillée OTIS).
Le 29 septembre, des membres du Conseil syndical
se sont réunis avec
le syndic de l'immeuble
et le représentant
de la société qui
a fait l'audit de
nos ascenseurs en
2006 et engagé un
appel d'offres pour
la mise aux normes
des ascenseurs de
l'immeuble.
Cette
réunion a deux conséquences
:
1)
Nous mettons un terme au contrat signé avec
OTIS,
le syndic leur envoie
une lettre recommandée
avec AR dès le 30
septembre; d'autant
plus que selon les
termes du contrat
en cours (mais
pas aux normes de
la loi Urbanisme
et Habitat qui
est pourtant en
vigueur depuis un
certain temps..)
le contrat doit
être dénoncé 6 mois
avant son terme...
ce qui nous donnait
la date du 30 septembre.
2)
Parmi les 5 entreprises ayant répondu à l'appel
d'offres, le Conseil
syndical, en collaboration
avec le syndic et
la société d'audit,
en a sélectionné
2 auxquelles il
a été demandé de
faire un diagnostic
de la panne et d'établir
des devis en urgence
pour assurer la
réparation de l'ascenseur
B et prendre les
contrats d'entretien
pour un an.
Et devinez... les deux entreprises sélectionnées
- qui ont testé
l'ascenseur qui
était au repos depuis
1 mois ! - nous
annoncent qu'ils
ne sont pas d'accord
avec le diagnostic
d'OTIS : ce n'est
pas un sélecteur
ni une armoire qu'il
faut changer.. mais
une pièce sur le
toit de l'ascenseur...
et qu'il faut 3
à 4 jours pour assurer
la réparation.
Et miracle le lundi 5 octobre dans
l'après-midi l'ascenseur
est remis en fonction
par une des deux
entreprises sélectionnées
avec laquelle nous
avons passé de plus
un contrat d'entretien
pour un an.. pratiquement
au même prix que
celui d'OTIS mais
avec garantie d'intervention
7 jours sur 7 dans
les 3 à 4h.. Reste
bien sûr ensuite
à effectuer la mise
aux normes des 3
ascenseurs..
Est-ce que par hasard OTIS aurait essayé
de nous forcer la
main en installant
du matériel estampillé
OTIS nous liant
obligatoirement
à eux pour la remise
aux normes des ascenseurs
?
Par contre, la question qu'il nous
reste à explorer
: quels dédommagements
peut-on demander
à OTIS ? Dans l'escalier
resté sans ascenseur
pendant plus d'un
mois il y a des
personnes de plus
75 ans habitant
au 7è étage, des
familles avec enfants..,
dans celui resté
sans ascenseur pendant
10 jours en juillet,
il y a un couple
âgé (plus de 80
ans) habitant au
7è étage, et une
jeune femme qui
était sur le point
d'accoucher ! ».
*
Ah ! oui ! Car ça aussi c’est « OTIS »
nous faire pleurer
à longueur de communiqués
de Presse sur l’insécurité
des ascenseurs et
ne JAMAIS,
JAMAIS parler de tous ces « otages »
personnes âgées,
handicapés, femmes
enceintes, parents,
etc. pour faire
craquer les copropriétaires.
Dédommagement ? Ne pas payer les dernières factures.
Pour le reste (procédures
pour obtenir des
dommages et intérêt)
n’y pensons pas.
Cela risquerait
d’entraîner des
frais importants
pour un résultat
bien décevant. Ah
si les « actions de groupe » étaient possibles…