ARC / Abus n°2081 : 18 11 09/©

Ascenseurs - OTIS

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Voici en effet une nouvelle histoire d’ascenseurs avec tous les acteurs et le scénario classique :

 

-          OTIS ;

-          mensonges ;

-          mise à l’arrêt ;

-          devis de 15 à 20 000 euros ;

-          délais prévisionnels scandaleux (pour faire craquer le client);

-          conseil syndical adhérent à l’ARC ;

-          audit avec un auditeur de confiance ;

-          mise en évidence de la panne ;

-          résiliation du contrat ;

-          mise en concurrence ;

-          PME ;

-          réparation sous deux jours ;

-          musique ;

-          générique et fin heureuse.

Voici le récit complet adressé par un conseil syndical, adhérent à l’ARC est-il besoin de le dire.

Nos « aventures » avec OTIS

« Le vendredi 4 septembre, un de nos trois ascenseurs tombe en panne ce qui conduit notre gardienne à appeler OTIS. Pour une fois, un premier technicien OTIS est venu le samedi après-midi, mais n'a rien pu faire. Pour une fois parce qu'habituellement lorsque nous les appelions pour une panne le week-end, la réponse était votre contrat « de base » ne prévoit pas d'intervention le week-end.

Nous avions pensé qu'un nouveau technicien connaissant les ascenseurs Meynard arriverait le lundi... mais rien malgré les appels répétés de la gardienne et du syndic. Une semaine plus tard, le vendredi vers 20h un second technicien est venu et reparti en disant qu'il ne pouvait pas assurer le dépannage qu'il fallait que « viennent les techniciens habituels » !!!

Déjà en juillet l'ascenseur de l'escalier A est resté sans dépannage pendant 10 jours (cela avait déjà été le cas, pour près de 3 semaines, dans l'escalier C début 2008). En juillet 2009, nous avions demandé au syndic d'envoyer une lettre recommandée avec AR à OTIS.

La situation ne changeant pas mi-septembre, nous avons demandé qu'une nouvelle lettre recommandée avec AR leur soit envoyée et nous avons fait bloquer la facture OTIS pour non respect de contrat. Lors des rappels de ce début de la deuxième semaine sans ascenseur, OTIS a prétendu avoir laissé une affiche informant les résidents qu'il fallait attendre une pièce... PROBLEME : AUCUNE AFFICHE N'A JAMAIS ETE APPOSEE ! à part celles du Conseil syndical de la résidence.

Nous avons appris le 16 que le dépannage devrait être effectué le 18 septembre avant 17h quand la pièce à changer (un sélecteur) serait arrivée. À 17h30 personne, la gardienne rappelle donc OTIS vendredi soir et le samedi 19 au matin. Un 3è technicien vient... mais sans la pièce nécessaire et donc sans assurer la réparation.

On nous annonce alors que la réparation sera effectuée lundi 20 septembre mettant un terme aux désagréments connus... mais le 20 toujours rien à l'horizon.

Milieu de la 3 è semaine de panne, un commercial d'OTIS appelle le syndic en spécifiant qu'il y avait une pièce à changer et que cela coûterait de 15 à 20 000 euros ! Un rendez-vous  a eu lieu entre notre syndic et le commercial dans notre immeuble jeudi 24 septembre au matin, en présence de la gardienne, témoin de tous les épisodes. Le syndic demande qu'un nouveau devis soit établi et spécifie que des devis contradictoires allaient être demandés à d'autres entreprises.

Un des techniciens OTIS précise à la gardienne que la réparation pourrait être faite mais que ça ne tiendrait pas longtemps.. Donc discours contradictoires, annonces variées, messages différents...

Le feuilleton continue et un second devis d'un peu plus de 13 000 euros a été transmis par OTIS avec annonce d'un délai d'au moins 6 à 8 semaines pour réaliser la réparation !! avec une pièce « du commerce » (traduire une pièce fabriquée en France mais pas estampillée OTIS).

Le 29 septembre, des membres du Conseil syndical se sont réunis avec le syndic de l'immeuble et le représentant de la société qui a fait l'audit de nos ascenseurs en 2006 et engagé un appel d'offres pour la mise aux normes des ascenseurs de l'immeuble.

Cette réunion a deux conséquences :

1) Nous mettons un terme au contrat signé avec OTIS, le syndic leur envoie une lettre recommandée avec AR dès le 30 septembre; d'autant plus que selon les termes du contrat en cours (mais pas aux normes de la loi Urbanisme et Habitat qui est pourtant en vigueur depuis un certain temps..) le contrat doit être dénoncé 6 mois avant son terme... ce qui nous donnait la date du 30 septembre.

2) Parmi les 5 entreprises ayant répondu à l'appel d'offres, le Conseil syndical, en collaboration avec le syndic et la société d'audit, en a sélectionné 2 auxquelles il a été demandé de faire un diagnostic de la panne et d'établir des devis en urgence pour assurer la réparation de l'ascenseur B et prendre les contrats d'entretien pour un an.

Et devinez... les deux entreprises sélectionnées - qui ont testé l'ascenseur qui était au repos depuis 1 mois ! - nous annoncent qu'ils ne sont pas d'accord avec le diagnostic d'OTIS : ce n'est pas un sélecteur ni une armoire qu'il faut changer.. mais une pièce sur le toit de l'ascenseur... et qu'il faut 3 à 4 jours pour assurer la réparation.

Et miracle le lundi 5 octobre dans l'après-midi l'ascenseur est remis en fonction par une des deux entreprises sélectionnées avec laquelle nous avons passé de plus un contrat d'entretien pour un an.. pratiquement au même prix que celui d'OTIS mais avec garantie d'intervention 7 jours sur 7 dans les 3 à 4h.. Reste bien sûr ensuite à effectuer la mise aux normes des 3 ascenseurs..

Est-ce que par hasard OTIS aurait essayé de nous forcer la main en installant du matériel estampillé OTIS nous liant obligatoirement à eux pour la remise aux normes des ascenseurs ?

Par contre, la question qu'il nous reste à explorer : quels dédommagements peut-on demander à OTIS ? Dans l'escalier resté sans ascenseur pendant plus d'un mois il y a des personnes de plus 75 ans habitant au 7è étage, des familles avec enfants.., dans celui resté sans ascenseur pendant 10 jours en juillet, il y a un couple âgé (plus de 80 ans) habitant au 7è étage, et une jeune femme qui était sur le point d'accoucher ! ».

 

* 

Ah ! oui ! Car ça aussi c’est « OTIS » nous faire pleurer à longueur de communiqués de Presse sur l’insécurité des ascenseurs et ne JAMAIS, JAMAIS parler de tous ces « otages » personnes âgées, handicapés, femmes enceintes, parents, etc. pour faire craquer les copropriétaires.

Dédommagement ? Ne pas payer les dernières factures. Pour le reste (procédures pour obtenir des dommages et intérêt) n’y pensons pas. Cela risquerait d’entraîner des frais importants pour un résultat bien décevant. Ah si les « actions de groupe » étaient possibles…

 

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