Le
journal les « ECHOS » se pose la question : « Syndic
professionnel
ou syndic bénévole ? ».
Il est intéressant
de noter que -
désormais - l’arbitrage
entre les deux
formules est bien
fait, alors qu’il
y a encore deux
ans le syndic
bénévole était
considéré comme
un syndic de deuxième
catégorie.
Voyons
les arguments
des ECHOS qui
ne peuvent qu’emporter
notre adhésion…
« Syndic de copropriété : une affaire de professionnel ou de bénévole ?
« Les syndics professionnels n'ont pas toujours bonne
presse auprès
des usagers. Aussi
le bénévolat représente
une alternative
qui a le vent
en poupe.
« Etre son propre syndic : quand les tarifs des professionnels
sont régulièrement
dénoncés pour
leur opacité et
leur coût prohibitif,
la question se
pose. Surtout
pour les petites
copropriétés qui
ont souvent des
difficultés à
trouver un professionnel
pour un coût raisonnable.
« Les syndics professionnels considèrent les
copropriétés de
2 à 20 lots non
rentables financièrement,
explique l'Association
des responsables
de copropriété
(Arc). C'est la
raison
pour laquelle
ils appliquent
généralement des
tarifs forfaitaires
importants, de
l'ordre de 3.000
à 5.000 euros. »
Le coût apparaît
d'autant plus
exorbitant que
la prestation
n'est pas toujours
d'un niveau exceptionnel.
Loin s'en faut.
I. Les honoraires en question
« À l'image des chauffeurs de taxi ou des agents immobiliers, les
syndics n'ont
pas bonne presse
auprès des usagers.
Les raisons tiennent
essentiellement
à la gestion pas
toujours très
compétente et
aux tarifs. « Notre syndic se trompait dans les affectations
et je passais
un temps fou à
contrôler les
comptes,
explique Danielle
Jager,
copropriétaire
et aujourd'hui
syndic bénévole
d'une copropriété
de 48 lots à Maisons-Alfort
dans le Val-de-Marne.Il
se permettait,
en outre, de changer
de fournisseur
sans en aviser
l'assemblée des
copropriétaires. »
Cette obligation
existe pourtant
lorsqu'il s'agit
d'un changement
de fournisseur
d'énergie (article 24
de la loi de 1965).
Et les exemples
sont légion. Les
tarifs des syndics
sont une autre
source de mécontentement
des usagers. Certains
n'y vont effectivement
pas de main morte.
Pour qui veut s'offrir les services d'un syndic, la première des précautions
est donc d'éplucher
le contrat. Depuis
l'arrêté du 2 décembre
1986, les honoraires
des syndics sont
libres. Ils doivent
cependant distinguer
les honoraires
de gestion courante
de ceux qui concernent
les prestations
particulières.
Or c'est souvent
sur les prestations
particulières
que le bât blesse.
« Des enquêtes menées par différentes associations n'ont cessé de
dénoncer, depuis
des années, les
dérives de certains
professionnels
en matière d'honoraires
de gestion, ceux
touchant aux prestations
particulières
ayant eu une fâcheuse
tendance à grossir.
Pour éviter une
pratique très
fréquente qui
consistait à sortir
de la gestion
courante, un nombre
croissant de tâches
prises en charge
par les syndics,
le Conseil national
de la consommation
(CNC) avait d'ailleurs
rendu, en septembre 2007,
un avis fixant
une liste des
tâches de gestion
courante à inclure
dans les honoraires
forfaitaires.
Parmi ces tâches
non soumises à
facturation complémentaire,
la préparation
et la tenue de
l'assemblée générale
annuelle, l'établissement
du compte de gestion,
du budget prévisionnel,
les appels de
provisions sur
budget, la vérification
et le paiement
des factures,
la remise, le
cas échéant, des
archives au syndic
successeur, la
tenue d'un compte
séparé, d'un carnet
d'entretien, la
négociation et
la passation des
marchés des prestataires,
la gestion des
travaux d'entretien
et de maintenance,
la déclaration
des sinistres…
« Reste que les syndics ont bien peu suivi cet avis et que le bilan
est très mitigé.
C'est la raison
pour laquelle
le secrétaire
d'État au Commerce,
Hervé Novelli,
s'est prononcé,
tout récemment,
pour la publication
d'ici à la fin
du premier semestre
2010, d'un arrêté
encadrant les
rémunérations
des syndics d'immeubles
collectifs. Une
victoire pour
les associations
de consommateurs
et les copropriétaires
qui réclamaient
une définition
claire des prestations
que doit accomplir
au minimum un
syndic au titre
de la gestion
courante. Si l'arrêté
devrait reprendre
l'avis rendu par
le CNC, nul doute
que les discussions
sur le texte final
risquent d'être
très animées.
« Les syndics vont essayer de normaliser a minima les prestations qui entrent
dans le forfait
annuel »,
redoute Bruno
Dhont, le directeur général de l'Arc. Les réactions sont, d'ores et déjà,
très vives. La
Fnaim se considère comme
trahie par Hervé
Novelli,
estimant que cette
« marque
de défiance et
de suspicion est
insupportable
pour les milliers
de professionnels
qui pratiquent
au quotidien le
métier de syndic
de copropriété
et qui avaient
démontré leur
attachement à
plus de transparence ».
En attendant un
texte officiel,
les copropriétaires
ont tout intérêt
à se conformer
à ce que recommande
l'avis du CNC.
« Les
syndics professionnels
sont souvent mal
perçus, mais 88 %
des copropriétés
conservent leur
syndic »,
constate un adhérent
de l'Unis.
II. L'aventure du bénévolat
« Reste ceux qui osent se soustraire au syndic professionnel. « C'est presque aussi facile pour une
grosse copropriété
que pour une petite »,
affirme Bruno
Dhont. Une alternative qui a le vent en
poupe. À cela
plusieurs raisons.
« La
désignation d'un
syndic bénévole
est une source
importante d'économie
et d'amélioration
de la gestion, »
poursuit Bruno
Dhont.
« Sur trois ans, j'ai fait économiser
40.000 euros
à ma copropriété », explique Danielle Jager
adhérente de l’ARC.
C'est à la suite
de la démission
de son syndic
dont la gestion
était régulièrement
contestée que
cette copropriétaire
retraitée, alors
présidente du
conseil syndical,
s'est proposée
comme syndic bénévole.
L'argument économique
ne doit cependant
pas être la seule
motivation car,
même en syndic
bénévole, il existe
des frais incompressibles :
frais de fonctionnement
de la copropriété,
convocation aux
assemblées, recouvrement
des impayés, indemnisation
éventuelle du
syndic bénévole…
En outre, le syndic bénévole n'étant pas forcément un spécialiste au plan
juridique et comptable,
peut-être devra-t-il
faire appel à
des professionnels
dans certains
cas (expert-comptable,
architecte, avocat…).
Il ne pourra pas
non plus faire
l'impasse en matière
d'équipement informatique
(ordinateur, logiciels
de gestion…) et
se faire aider,
si nécessaire,
par une association
de copropriétaires.
Autant d'éléments
qui ont un coût.
Quoi qu'il en
soit, « si les notions sont vite acquises, on ne s'invente
pas syndic bénévole
du jour au lendemain,
précise Bruno
Dhont. Mieux vaut avoir transpiré comme membre du conseil syndical, c'est même
un passage obligé ».
Et si la nouvelle
comptabilité des
copropriétés constituait
un handicap pour
qui n'avait pas
de formation comptable,
aujourd'hui, l'obstacle
est levé grâce
à des logiciels
spécifiques [dont
le logiciel SIMPLY
SYNDIC mis au
point par l’ARC
pour, ceux qui
n’ont pas de connaissance
en la matière…].
Un travail qui
prend du temps
et qui permet
à de nombreux
retraités de rester
actifs, parmi
lesquels de plus
en plus de femmes.
Et si les syndics
professionnels
estiment que les
bénévoles font
prendre des risques
à la copropriété,
il faudra d'autres
arguments pour
convaincre, « d'autant
que beaucoup
de copropriétés
ont été victimes
des syndics professionnels
et non par des
syndics bénévoles »,conclut
Bruno Dhont.
C. S., Les Echos ».
Si
vous et vos voisins
souhaitez aussi
vous gérer vous-mêmes,
vous pouvez télécharger
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de 40 pages :
« Les
premiers pas du
syndic bénévole ».