L’ARC
est une association
laïque, républicaine,
indépendante et
- étant composée
de personnes ayant
toutes les opinions
(ce qui est une
bonne chose) -
s’est toujours
défendue d’émettre
des propos qui
pouvaient être
interprétés comme
« politiques ».
Mais
l’ARC est d’abord
une association
humaniste et « intelligente » et voilà pourquoi
elle a décidé
de raconter ce
qui suit.
*
Il
y a deux ans,
l’ARC a recruté
en emploi « en alternance » un étudiant africain préparant un master
(on l’appellera
Charles).
Cet
étudiant s‘est
passionné pour
le développement
durable, la copropriété
et la rénovation
énergétique dans
les copropriétés,
dont les copropriétés
dites « populaires ».
Après
son master et
un an passé chez
nous, à l’ARC,
Charles n’a eu
aucun mal à être
recruté par une
autre association
avec qui l’ARC
est en relation
de travail et
qui est spécialisée
dans les actions
en faveur du « développement durable » (nous
ne donnons pas
le nom de cette
association par
prudence, mais
le regrettons) .
Charles
fut chargé de
lancer les actions
en direction des
copropriétés et
- depuis plus
d’un an - s’en
sortait à merveille.
Mais
voilà - cette
association -
assez indépendante
- n’est pas vraiment
riche et les salaires
y sont modestes.
Un
agent zélé du
Ministère de l’Intérieur
- suite à des
consignes ministérielles
douteuses - décida
que le salaire
de Charles n’était
pas en adéquation
avec son diplôme
et refusa le renouvellement
de son titre de
séjour, malgré
les protestations
du Conseil d‘Administration
de l’association,
du directeur,
des élus locaux,
des partenaires.
Ainsi,
Charles, qui de
toutes façons
serait retourné
un jour ou l’autre
dans son pays
et aurait pu être
une des mille
passerelles nécessaires
et indispensables
entre nos deux
continents ;
Charles qui ne
prend la place
de personne
et qui œuvre dans
un secteur où
tout est à défricher ;
Charles qui nous
apporte son intelligence,
sa créativité ;
Charles est donc
contraint de retourner
chez lui sans
attendre parce
que il faut -
pour faire plaisir
à des gens qui
déshonorèrent
déjà notre pays
il y a
soixante
dix ans - faire
du chiffre inutile,
honteux, appauvrissant,
avilissant.
Nous
n’en dirons pas
plus. Les lecteurs
intelligents ont
bien compris.
Les autres, ma
foi... Mais nous
ne pouvions pas
nous taire...
Un
mot, cependant
pour finir :
ceux qui, comme
nous, pensent
qu’il est important
que Charles, tous
les « Charles » ne soient pas « chassés » pour des
raisons aussi
bêtes qu’indignes,
seront heureux
de savoir que
nous et nos partenaires
(en particulier
ceux de Planète
Copropriété) avons
trouvé une solution
(tout à fait légale)
pour contourner
la bêtise et la
honte. Mais...
chut, on pourrait
nous entendre.