I-
L’affaire d’AMIENS
Monsieur
DE ROBIEN est Maire d’AMIENS et fut le Ministre
du Logement qui fit voter une loi qui va
coûter 12 milliards d’euros aux propriétaires
d’ascenseur, dont les copropriétaires.
Quel
rapport entre la
Mairie d’AMIENS et ces
12 milliards ?
Ceci : la loi DE ROBIEN a été votée sous le coup de l’émotion suscitée
par deux graves accidents :
-
l’un
à AMIENS en 2002 ;
-
l’autre
à STRASBOURG en 2002.
II-
Une maintenance détestable et coupable
Or
nous avons toujours protesté contre l’utilisation
abusive de ces deux accidents pour justifier
la sécurisation obligatoire (et parfois
inutile) à grand frais des ascenseurs, et
avions mis en avant plutôt les défaillances
en matière de maintenance.
Défaillances
dues, essentiellement au fait que les ascensoristes
ne respectent pas toujours leurs obligations
d’entretien et surchargent leurs techniciens.
En 10 ans on est passé de 80 ascenseurs
moyenne par technicien
à 150, ce qui est proprement criminel, les
ascenseurs ne pouvant pas être bien entretenus
dans ces conditions.
III-
Double condamnation des ascensoristes
de STRASBOURG et d’AMIENS, pour fautes
Après
quatre ans d’enquête et de plaidoirie la
sentence du Tribunal de Grande Instance
d’AMIENS vient de tomber : KONÉ est
bien responsable pour défaut de maintenance
et est condamné à 100.000 € d’amende plus
100.000 € de dommages et intérêts plus 742.000
€ (à verser à la caisse-maladie et à l’assurance
de prévoyance).
Le
technicien de maintenance a été condamné
à trois mois de prison avec sursis.
Rappelons
que le tribunal de STRASBOURG en avait conclu
aux mêmes défaillances contre la société
AMS et prononcé les mêmes peines il y a
un an.
Conclusion
Ça ne nous plaît pas d’avoir raison sur de tels sujets, mais cette condamnation
permet de rééquilibrer la vérité (curieux
d’ailleurs que la Presse n’en parle pas plus…).
Peut-être dira-t-on moins maintenant que les problèmes viennent de la soi-disant
vétusté des ascenseurs et un peu plus
qu’ils viennent de la façon dont les ascensoristes
« oublient »
d’entretenir correctement des ascenseurs
qui nous coûtent de plus en cher.