Un
adhérent qui lit le « MONITEUR » des travaux publics
nous envoie un article récent de cette publication qui
montre que les ascensoristes ont plus d’un tour dans
leur sac pour pousser à faire des travaux qui vont bien
au-delà de la loi.
En
gros, dans cet article « trrrrrrrès sérieux »,
un avocat interrogé par le MONITEUR laisse entendre
que si les ascensoristes poussent à l’inutile consommation
de travaux de sécurité (en allant AU
DELÁ de la loi) ce n’est ni pour faire de l’argent
facilement ni pour plumer les copropriétaires par plaisir,
mais c’est uniquement pour satisfaire à leur « DEVOIR
DE CONSEIL ».
Décidemment
les ascensoristes n’ont pas fini de nous prendre pour
des imbéciles.
Voici l’article-interview :
Réglementation ascenseurs
« Le devoir de conseil va au-delà de la loi et du contrat »
La loi «Urbanisme et habitat» de 2003 a imposé la mise en sécurité,
l'entretien régulier et le contrôle technique périodique
des ascenseurs. Plusieurs échéances sont fixées pour
les travaux : 2008, 2013 et 2018. Cette réglementation
vise à responsabiliser les acteurs et est assortie
de sanctions pénales : l'avocat J…. I….
appelle à la vigilance.
◘ Où en est-on de la mise en œuvre de la réglementation
?
La mise en route a été difficile. Il
a fallu attendre les textes d'application, sortis en
ordre dispersé. Le temps de prise de conscience des
acteurs et les lourdeurs liées aux décisions dans les
copropriétés ont contribué au retard. Un arrêté du
29 août dernier a reporté la 1ère échéance
de mise en conformité à fin 2010. Il faut en profiter
et prendre les décisions pour être dans les temps, voire
anticiper les obligations présentes pour 2013.
◘ Quel rôle
ont à jouer les ascensoristes ?
La jurisprudence
de ces dernières années est de plus en plus sévère à
leur égard. Ils sont tenus d'une obligation de résultat
quant au bon fonctionnement des ascenseurs ; et
les juges n'hésitent pas à retenir leur responsabilité
même lorsque le dysfonctionnement est lié à des circonstances
d’exception telles qu'une canicule (voir cour d'appel
de Paris, 12 novembre 2007).
Les ascensoristes
doivent être particulièrement vigilants quant à leur
rôle de conseil. Cela implique pour eux d'alerter les
propriétaires sur les travaux de mise en conformité
qui sont imposés par la loi ; sans pour autant fermer
les yeux sur d'autres problèmes de sécurité.
Le
devoir de conseil ne se limite pas au simple respect
de la loi ni au seul cadre du contrat de maintenance.
La responsabilité de l'ascensoriste pourra donc être
mise en cause en cas de manquement à son obligation
de conseil.
(…)
Propos recueillis par Sophie DELUZ.
Et
voilà. Tout est dit : l’ascensoriste a le DEVOIR (de conseil) de vous préconiser des travaux NON obligatoires !
Et
que les méchantes langues de l’ARC et autres organisations
de consommateurs qui voient le mal partout le comprennent
bien : si les ascensoristes ne poussaient pas les
copropriétés à faire des travaux non obligatoires et
très chers, ils engageraient lourdement leur responsabilité.
Ah mais !
La semaine prochaine nous verrons que
les avocats devraient plutôt inciter (fermement) les
ascensoristes à entretenir correctement les appareils
s’ils veulent éviter les déboires judiciaires.
Patience.