Voici
un des nombreux méls reçus sur la question qui fait l’objet du
titre de cet abus : le métré des contrats d’assurance. En
effet, dans la mesure où la comparaison entre deux assureurs se
fait essentiellement à partir du prix au « m2 développé », il est plus qu’important
de savoir si le métré est rigoureux. Or ceci n’est pas toujours
le cas, beaucoup s’en faut.
Voici
l’un de ces méls :
« Bonjour,
Sur le contrat d'assurance, la surface indiquée est de 14.800 m2 . J'ai lu dans la
documentation de l'ARC que c'était la surface développée.
J'ai calculé une surface totale de 9.100 m2 pour les appartements
de la résidence en utilisant la méthode suivante : (nombre total
de millièmes sur lots principaux) X (nombre de m2 mesurée
de mon appartement suivant la loi Carrez) / (nombre de millièmes
de mon appartement).
Cette différence entre la surface développée indiquée dans le contrat
d'assurance et le nombre total de m2 des appartements est-elle
plausible ?
Sinon, comment vérifier la surface développée indiquée sur le
contrat d'assurance ?
Merci d'avance pour votre réponse ».
A
priori la différence est très forte ce qui peut s’expliquer s’il
y a de très grands halls et escaliers, des parkings souterrains,
etc.
I.
Rappel de la notion de surface développée
La
surface développée est :
a)
la
surface hors-œuvre nette de chaque étage (au nu extérieur des
murs, et incluant les balcons) ;
b)
la
moitié de la surface hors œuvre nette des parkings souterrains,
caves et combles.
II.
Comment vérifier ?
a)
soit
refaire les calculs vous-mêmes (il y a toujours une personne dans
une copropriété qui peut se procurer un décamètre…) ; c’est
encore plus simple ;
b)
soit
demander à votre courtier d’assurance de le faire pour vous et
de vous justifier les calculs.
Vous verrez :
cette vérification peut vous réserver des (bonnes) surprises.