ARC / Abus n°2121 : 16 12 09/©

Chauffage urbain : nos adhérents d’EVRY (Essonne) viennent de créer une association des usagers du chauffage Urbain (ADUCHAUF).

Rejoignez-les

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I.                   Une association de copropriétés à EVRY pour mieux contrôler et faire baisser les coûts du chauffage urbain

 

Les copropriétés de l’Agglomération d’EVRY sont inquiètes car les coûts fixes de la facture du chauffage urbain d’EVRY risquent de s’envoler.

Plus grave : les économies d’énergie réalisées (parfois à grand frais) par les copropriétaires risquent de n’avoir que peu d’incidence sur la facture finale.

Voilà pourquoi des copropriétés adhérentes de l’ARC se sont regroupées pour créer l’ADUCHAUF, Association des Défense des Usagers du Chauffage Urbain. Cette association est aidée par l’ARC [Rappel : l’ARC a écrit un guide du chauffage urbain disponible intégralement sur «la « zone adhérents » rubrique comment faire, sous rubrique « Chauffage » de ce site ]

 

Si vous êtes copropriétaire sur EVRY et êtes raccordés au chauffage urbain, vous pouvez rejoindre cette jeune association aidée par l’ARC ;

 

ADUCHAUF

4, allée de la Butte Rouge

91000 EVRY

(ou contacter l’ARC).

 

 

II.                 Lettre de l’ADUCHAUF à Manuel VALLS, Maire d’EVRY, Président de l’Agglomération d’EVRY

 

Voici une des lettres très pertinentes rédigées par l’ADUCHAUF pour poser les problèmes :

 

ADUCHAUF

Madame…………..

EVRY

AGGLOMERATION D'EVRY CENTRE ESSONNE

Place de l'Agora 91000 EVRY

 

 

Evry, le 1er Décembre 2009

À l'attention de Monsieur VALLS

 

Objet : Chauffage urbain.

 

Monsieur le Président,

Notre association, présente aux deux précédentes réunions du Comité d'usagers du chauffage urbain, les 29 Juin et 12 Octobre 2009, a pris note des informations données alors sur les résultats de la négociation avec le GIE sur la tarification de la saison 2008/2009, les évolutions tarifaires des saisons prochaines et les projets concernant le passage à l'utilisation d'énergies renouvelables qui permettraient de réduire le coût du RI.

Nous nous réjouissons de l'orientation envisageable pour la diminution du coût de notre chauffage urbain.

Toutefois, notre inquiétude subsiste. Il s'agit de l'évolution du R2. Nos questions sont les suivantes :

  • Quel sera l'impact sur ce poste des nouveaux investissements à envisager pour la
    transformation des installations actuelles en adéquation avec les nouvelles énergies ?
  • Vous savez par ailleurs que le R2 est assis sur des surfaces contractuelles et donc immuables à ce jour.
  • Quelle sera la part du R2 (60 % ? 70 %) sur la facture des usagers qui auront atteint les
    objectifs du Grenelle de l'environnement, c'est-à-dire qui auront réduit leur
    consommation de 38 % d'ici à 2020?

Du fait du coût élevé des travaux d'économie d'énergie il est primordial que ces économies se répercutent également en économies financières. Or avec un R2 disproportionné l'équilibre financier de ces opérations est très fortement compromis.

Il y a donc nécessité de renégocier la convention de concession, afin de remplacer le calcul du R2 actuellement basé sur la superficie par un calcul basé sur des besoins réels et ajustable simplement en cas d'économies d'énergie. Ainsi les usagers auront un intérêt financier à atteindre les objectifs du Grenelle, et nous ne nous retrouverons pas devant des refus catégoriques de voter les travaux d'économies d'énergie lors des prochaines assemblées générales de copropriétaires.

Ceci nous amène à faire le constat suivant :

-         le concessionnaire doit faire des investissements sur le réseau pour promouvoir davantage d'énergies renouvelables et faire face à l'entretien de son réseau. Ces deux dépenses sont donc peu compressibles ;

-         les usagers doivent faire des investissements pour réduire significativement leur consommation et demander par conséquent que leur puissance souscrite soit réduite.

Les consommations vont réduire, mais le total du R2 ne pouvant (de ce que nous savons) être revu à la baisse, les usagers paieront toujours la même chose. Nous nous demandons donc :

-         Si les nouvelles installations ne vont pas être surdimensionnées ?

-         Si notre demande d'adaptation des puissances souscrites ne se traduira que par un jeu de vases communicants dont nous serons les victimes financières.

Pour éviter cette situation il faut donc un nombre d'abonnés plus important, réduisant ainsi la part de chaque usager sans pour autant réduire les recettes du GIE.

Pour y voir clair et mieux anticiper ces changements, nous demandons donc qu'une étude sur les possibilités d'extension et d'adaptation du réseau soit réalisée.

En vous remerciant de l'intérêt et de la suite que vous ne manquerez pas d'apporter à notre courrier, nous vous prions de croire, Monsieur le Président à nos respectueuses salutations.


La Présidente D………

 

Copies

 

Monsieur CHAMPAVIER, Président de l'ARC Madame MAURIN, vice présidente de la communauté d'Agglomération d'EVRY ».

 

 

 

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