ARC / Abus n°2122 : 16 12 09/©

RIF :

le président passe aux aveux…

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I.                   Rappel

Vous aviez peut-être lu l’abus numéro 2075, concernant l’une de ces sociétés qui prospèrent avec la complicité active ou passive de certains syndics. Nous y indiquions que RIF mentait  effrontément à ses clients en invoquant des textes qui ne concernaient pas les situations visées (nous avons d’ailleurs saisi la DGCCRF qui est en train d’instruire le dossier).

II.                 Les aveux du président de RIF

Le président de RIF nous a adressé une lettre où il avoue ce qu’il appelle une « erreur » (ce monsieur se moque évidemment du monde, il n’y a pas « erreur », il y a volonté de tromper, nous y reviendrons).

Mais vous allez le voir. Cet aveu a deux particularités :

1)     D’abord il est écrit dans un français épouvantable qui fait froid dans le dos (comment le président d’une société peut-il s’exprimer SI mal ? Si la société RIF ressemble à ce charabia, nous commençons à mieux comprendre).

2)     Ensuite - après avoir admis la tromperie - cet « aveu » en vient à justifier la tromperie au nom - évidement, brave Saint-Bernard - de l’irrésistible pulsion d’aider les futurs victimes. Le Président Directeur Général de RIF ne trompe pas le peuple. Non, il l’incite à acheter des extincteurs pour son futur bonheur.

 

Lisez ce morceau d’anthologie :

 

 

« RIF

Association des Responsables de Copropriété

29 rue Joseph Python

75020 PARIS

 

Monsieur Le Président,

 

Nous accusons réception de votre courrier.

Concernant les Blocs Autonomes d'Eclairage de Sécurité :

Effectivement vous avez entièrement raison sur les articles 93 et 94 de l'arrête du 31 janvier 1986. Ces deux articles concernent bien les parkings souterrains et ne concernent pas du tout les accès chaufferie, machinerie ascenseur, local EDF, la circulation des caves comme stipulé sur notre devis ; et comme vous le faites remarquer nous avons commis une erreur dont nous vous remercions de cette remarque. [Note de l’ARC : ce charabia et bien de RIF, nous n’avons apporté aucune modification].

Nous confirmons qu'aucun texte n'est applicable néanmoins c'est immeuble [Note de l’ARC : oui, « cet immeuble » devient « c’est immeuble »] bénéficie [Notez  le choix du vocabulaire : « bénéficie »] des même risques que les autres immeubles dont la réglementation exige un minimum d'obligations pour la protection des biens et des personnes.

Pour cet immeuble si un incident survenait on peut que leur souhaiter bonne chance et bon courage.

 

C'est inadmissible de sortir cette phrase et nous maintenons notre devis ».

 

Vous avez lu ? Bien lu ? Ce monsieur - qui adresse à nos adhérents un devis de plus de 3 000 euros (trois mille) pour des blocs secours parfaitement inutiles et en invoquant un texte qu’il sait parfaitement ne pas concerner la copropriété -  nous fait la leçon et maintien son devis. Un escroc (car il s’agit d’une escroquerie) un peu culotté, en somme.

Alors si vous êtes « fourni » en matériel de lutte contre l’incendie et en blocs secours par RIF, deux conseils :

  1. Vérifiez que vous n’avez pas été victime de cette tromperie de bon aloi (si c’est le cas, demandez à votre syndic et à RIF le remboursement des matériels achetés suite à ce mensonge).
  1. Rompez toute relation commerciale avec cette entreprise (si le patron fait faillite ça lui laissera le temps de suivre les cours de rattrapage en français. Il est toujours temps de bien faire dans la vie).

Espérons, par ailleurs, que la DGCCRF appliquera une bonne amende à ce bon samaritain.

 

En attendant : FUYEZ RIF.

 

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