I.
Rappel
Vous
aviez peut-être lu l’abus
numéro 2075, concernant l’une de ces sociétés qui prospèrent
avec la complicité active ou passive de certains syndics. Nous
y indiquions que RIF mentait effrontément à ses clients en invoquant des
textes qui ne concernaient pas les situations visées (nous avons
d’ailleurs saisi la
DGCCRF qui est en train d’instruire le dossier).
II.
Les aveux du président de RIF
Le
président de RIF nous a adressé une lettre où il avoue ce qu’il
appelle une « erreur » (ce monsieur se moque évidemment du monde, il n’y
a pas « erreur », il y a volonté de tromper, nous y reviendrons).
Mais
vous allez le voir. Cet aveu a deux particularités :
1)
D’abord
il est écrit dans un français épouvantable qui fait froid dans
le dos (comment le président d’une société peut-il s’exprimer
SI mal ? Si la société RIF
ressemble à ce charabia, nous commençons à mieux comprendre).
2)
Ensuite
- après avoir admis la tromperie - cet « aveu » en vient à justifier
la tromperie au nom - évidement, brave Saint-Bernard - de l’irrésistible
pulsion d’aider les futurs victimes. Le Président Directeur
Général de RIF ne trompe pas le peuple. Non, il l’incite à acheter
des extincteurs pour son futur bonheur.
Lisez ce morceau d’anthologie :
« RIF
Association
des Responsables de Copropriété
29 rue
Joseph
Python
75020
PARIS
Monsieur
Le Président,
Nous
accusons réception de votre courrier.
Concernant
les Blocs Autonomes d'Eclairage de Sécurité :
Effectivement vous avez entièrement
raison sur les articles 93 et 94 de l'arrête du 31 janvier 1986.
Ces deux articles concernent bien les parkings souterrains et
ne concernent pas du tout les accès chaufferie,
machinerie ascenseur, local EDF, la circulation des caves comme
stipulé sur notre devis ; et comme
vous le faites remarquer nous avons commis une erreur dont nous
vous remercions de cette remarque. [Note de l’ARC : ce charabia et bien de RIF, nous n’avons apporté
aucune modification].
Nous confirmons qu'aucun texte n'est applicable néanmoins c'est immeuble
[Note de l’ARC : oui, « cet immeuble » devient
« c’est immeuble »] bénéficie [Notez le choix du vocabulaire : « bénéficie »]
des même risques
que les autres immeubles dont la réglementation exige un minimum
d'obligations pour la protection des biens et des personnes.
Pour
cet immeuble si un incident survenait on peut que leur souhaiter
bonne chance et bon courage.
C'est inadmissible de sortir cette phrase et nous maintenons notre devis ».
Vous
avez lu ? Bien lu ? Ce monsieur - qui adresse à nos
adhérents un devis de plus de 3 000 euros (trois mille)
pour des blocs secours parfaitement inutiles et en invoquant
un texte qu’il sait parfaitement ne pas concerner la copropriété
- nous fait la leçon
et maintien son devis. Un escroc (car il s’agit d’une escroquerie)
un peu culotté, en somme.
Alors si vous êtes « fourni » en matériel de lutte contre
l’incendie et en blocs secours par RIF, deux conseils :
- Vérifiez que vous
n’avez pas été victime de cette tromperie de bon aloi (si
c’est le cas, demandez à votre syndic et à RIF le remboursement
des matériels achetés suite à ce mensonge).
- Rompez toute relation
commerciale avec cette entreprise (si le patron fait faillite
ça lui laissera le temps de suivre les cours de rattrapage
en français. Il est toujours temps de bien faire dans la vie).
Espérons,
par ailleurs, que la
DGCCRF appliquera une bonne amende à ce bon
samaritain.
En attendant : FUYEZ RIF.