I.
Le « coup du BOUVIER » rappel
Comme
nous l’avons déjà expliqué la société BOUVIER et certains syndics
procèdent ainsi (taper « BOUVIER » sur le moteur de recherche
de notre site Internet) :
a)
La
société BOUVIER passe dans l’immeuble, puis adresse un devis
avec des tarifs hors de prix au syndic, avec une facture qui
d’une part laisse entendre que la société BOUVIER aurait fait
un « audit », d’autre part renvoie
à un « registre » de sécurité soi-disant obligatoire.
b)
Le
syndic adresse ensuite un courrier au conseil syndical pour
lui demander de donner son accord à ce devis, en laissant naturellement
entendre, qu’à défaut d’accord, le conseil syndical engagera
gravement sa responsabilité.
Parfois
même, le syndic se passe de l’avis préalable du conseil syndical
et le met devant le fait accompli.
II.
Le rôle du syndic dans cette affaire ?
Louche…
Le
rôle du syndic dans cette affaire n’est pas bien clair.
Pourquoi
tant de syndics ouvrent-ils la porte à la société BOUVIER (ou
à d’autres du même type ?) : incompétence ? corruption ?
échange de bons procédés ?
Ce
qui est clair, c’est que certains déploient une dose de mauvaise
foi incroyable.
Voici
un échange entre l’ARC et un syndic sur le « coup du BOUVIER » qui
montrera ce que nous voulons dire par « mauvaise foi ».
Le
syndic ayant fini par céder à nos demandes de remboursement
nous avons décidé de ne pas citer son nom. Néanmoins comme on
le verra, il faut rester très vigilant sur les pseudos arguments
utilisés par les professionnels...
III.
Echanges d’arguments
1.
Premier round
-
L’ARC
demande le remboursement des frais « BOUVIER »:
« Monsieur,
Je suis saisi par la Présidente du Conseil
syndical du syndicat des copropriétaires les ……………… à V…………...
Celle-ci nous fait savoir que vous n’avez
toujours pas procédé au remboursement des sommes payées indûment
à l’entreprise BOUVIER pour un montant de 556,14 €.
Persuadé que la situation actuelle n’est
due qu’à un oubli et restant attentif à toute réponse, je vous
prie de recevoir, Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».
2.
Deuxième round
-
Le
syndic « répond », sa réponse pouvant paraître fondée en première
lecture :
Immeuble : Les
…………..
Objet : audit
et registre de sécurité incendie.
Monsieur
le Président,
Nous accusons
réception de votre lettre qui a retenu toute mon attention.
Par la présente,
nous vous informons que nous ne pouvons accéder à la demande
du conseil syndical de la résidence citée en marge relatif au
remboursement de la somme de 554,14 euros.
En effet,
ce montant correspond d’une part à la mise en place d’un registre
de sécurité des installations existantes, sous contrat, et d’autre
part, à l’exécution d’un audit de sécurité par la société BOUVIER
de ces mêmes installations.
De plus,
en qualité de représentant du syndicat des copropriétaires,
nous avions l’obligation de justifier de l’entretien des installations
par la tenue d’un registre conformément à l’article 2 alinéa
2 du décret n° 78-1132 du 29//11/1978 ainsi qu’aux articles
101 et 104 de l’arrêté du 31/01/1986 modifié.
Espérant
avoir répondu à votre demande.
Nous vous
prions de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de notre
considération distinguée.
Le syndic ».
- Troisième round
-
L’ARC
remet néanmoins les choses en place et répond point par point
au tissu de contre-vérités du syndic :
Immeuble : LES
G……….
Monsieur,
Nous sommes très étonnés par votre réponse
du ….. dernier à notre lettre du …. ainsi que par la lecture
du document annexé à votre courrier.
- Si vous prenez la peine de lire le décret de 1978
et l’arrêté de 1986, vous constaterez que le registre de sécurité
dont vous parlez ne concerne QUE
les équipements
pour lesquels une obligation de contrat d’entretien est prévue
par d’autres textes.
Pouvez-vous
nous préciser la liste des « équipements »
de l’immeuble référencé ?
- En tout état de cause, le remplissage de ce registre
(il peut s’agir d’un simple cahier d’écolier à 2 €, voire
d’un cahier cartonné à 5 €) rentre dans les obligations de
base de TOUT syndic (ce que confirme l’avis
du CNC du 27 septembre 2007) et devait être assuré par vos soins depuis votre prise de fonction
dans cette résidence.
- Vous parlez par ailleurs de l’exécution d’un « audit
de sécurité » fait par la société BOUVIER.
En fait, comme
vous le savez, il s’agit simplement (derrière ce mot pompeux
et trompeur) d’un simple passage de la société BOUVIER pour
établir des devis (hors de prix et sans concurrence), passage
payant par ailleurs NON
soumis à l’accord préalable du conseil syndical.
Nous vous remercions, en conséquence d’une
part de bien vouloir répondre (pour notre information) à la
première question de la présente lettre et d’autre part de bien
vouloir procéder au remboursement immédiat de ces sommes, leur
facturation étant (comme démontré plus haut) abusive et injustifiée.
Recevez, Monsieur, l’assurance de mes
salutations distinguées.
Fernand CHAMPAVIER
Le Président ».
- Quatrième round
-
Le
syndic rend les armes (sur cette affaire…) et accepte de
rembourser la copropriété. OUF ! Mais que d’énergie pour obtenir
la restitution de ces sommes prélevées par tromperie.
Question : combien de copropriétés auront fini par payer
ces frais indus ?
Prenons 10 000 copropriétés (soit 2 % du nombre
total des copropriétés) : cela ferait plus de 5 000 000
d’euros gagnés par la tromperie et la ruse.
Conclusion : ouvrez l’œil et fermez vos oreilles aux « bobards » de vos syndics.