Nous
vous avons déjà prévenu et continuons à le faire : les
primes d’assurance vont augmenter bien au-delà de l’indice en
2010, car les assureurs sont de plus en plus gourmands.
- Si vous avez un syndic-courtier d’assurance, méfiez-vous.
Il va vous raconter que … la crise… les catastrophes… la sinistralité,
etc… expliquent des hausses de l’ordre de 5, 10, voire
15 %.
Prévenez-le
que vous n’accepterez pas d’être mis devant le fait accompli.
ET lisez ce qui suit pour comprendre pourquoi le syndic-courtier
peut être très loin des bonnes pratiques que nous exigeons d’un
courtier indépendant.
Rappelez-vous : si votre augmentation de prime
dépasse l’application de l’indice, le client (la copropriété)
a quinze jours après avoir été informé de la majoration pour
résilier la prime, même après échéance.
- Si vous avez un courtier
indépendant, demandez-lui de se battre. Voilà ce qu’un des
courtiers avec qui nous travaillons et qui sait ce que c’est
que l’indépendance écrit
à notre vaillant président suite à nos questions
à ce sujet :
« Cher
Président,
J’ai bien
reçu votre message. Je vous confirme que nous procédons bien
ainsi en ce qui concene les augmentations de prime d’assurance :
1.
À réception des avis d’échéance adressés par les compagnies
d’assurance, nous les vérifions un par un.
2.
S’il n’y a pas de majoration, nous appelons les primes
normalement, sur notre papier à en tête, auprès des syndics,
copropriété par copropriété.
3.
S’il y a des majorations, nous faisons systématiquement
sortir la statistique de sinistres de l’immeuble et examinons
si la majoration est justifiée au regard de la statistique.
4.
Dans la négative (c’est la majorité des cas) nous
renégocions l’augmentation de la prime, affaire par affaire.
Et si nous ne parvenons pas à un accord « raisonnable »,
nous tentons de négocier avec un autre assureur. A l’issue de
ces négociations, nous écrivons au syndic en lui présentant
la meilleure des solutions négociées pour le compte du syndicat
des copropriétaires, avec explications et statistiques. Si l’affaire
doit être déplacée auprès d’un autre assureur, nous joignons
à l’offre de replacement, un imprimé de résiliation pour refus
de majoration pré-rempli. Ceci permet de déplacer l’affaire,
malgré le dépassement de l’échéance.
Ce schéma
est compliqué par le fait que certains assureurs procèdent à
une majoration généralisée « plancher », plus à des
majorations spécifiques pour mauvaise sinistralité, voire des
résiliations pures et simples. Et le phénomène a tendance à
se généraliser auprès de tous les assureurs. Dans certains cas,
nous parvenons à être informés en amont, ce qui nous permet
de négocier par anticipation, mais dans la grande majorité des
cas nous ne recevons les appels de primes que quelques jours
avant l’échéance.
Devant la
généralisation du phénomène, nous avons mis en place il y a
quelques semaines un courrier automatique d’attente au
syndic. En cas de renégociations (§ 3 et 4 ci-dessus) nous écrivons
désormais systématiquement au syndic, pour lui expliquer la
situation et la renégociation en cours, afin de ne pas « le
mettre devant le fait accomplis ».
J’ajoute
que les syndics peuvent encore résilier pour « refus de
hausse » dans les 15 jours de la connaissance de la majoration.
Faut-il encore qu’ils en aient fait part aux conseils syndicaux !
Quoiqu’il en soit, même lorsque ce délai est dépassé, il est
souvent possible de négocier une résiliation amiable.
En conclusion,
soyez assuré que, malgré cette situation tendue, nous mettons
tout en œuvre pour défendre les intérêts de vos adhérents qui
sont nos clients avec persévérance et opiniâtreté.
Bien cordialement
et bonnes fêtes de fin d’année ».
Conclusion :
-
Evitez
comme la peste de tomber dans les filets de votre syndic-courtier.
Celui-ci, une fois qu’il vous aura comme client n’aura aucune
raison de se battre pour vous et bénéficiera de la bienveillance
du syndic, c’est-à-dire de lui-même.
-
Exigez
de votre (vrai) courtier qu’il agisse comme nous demandons de
le faire aux courtiers avec qui nous travaillons et qui travaillent
pour nos adhérents.