ARC / Abus n°2145 : 30 12 09/©

Assurance multirisque 2010 :

faites très attention aux augmentations

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Nous vous avons déjà prévenu et continuons à le faire : les primes d’assurance vont augmenter bien au-delà de l’indice en 2010, car les assureurs sont de plus en plus gourmands.

  1. Si vous avez un syndic-courtier d’assurance, méfiez-vous. Il va vous raconter que … la crise… les catastrophes… la sinistralité, etc… expliquent des hausses de l’ordre de 5, 10, voire 15 %.

Prévenez-le que vous n’accepterez pas d’être mis devant le fait accompli. ET lisez ce qui suit pour comprendre pourquoi le syndic-courtier peut être très loin des bonnes pratiques que nous exigeons d’un courtier indépendant.

Rappelez-vous : si votre augmentation de prime dépasse l’application de l’indice, le client (la copropriété) a quinze jours après avoir été informé de la majoration pour résilier la prime, même après échéance.

  1. Si vous avez un courtier indépendant, demandez-lui de se battre. Voilà ce qu’un des courtiers avec qui nous travaillons et qui sait ce que c’est que l’indépendance  écrit  à notre vaillant président suite à nos questions à ce sujet :

 

« Cher Président,

 

J’ai bien reçu votre message. Je vous confirme que nous procédons bien ainsi en ce qui concene les augmentations de prime d’assurance :

1.     À réception des avis d’échéance adressés par les compagnies d’assurance, nous les vérifions un par un.

2.     S’il n’y a pas de majoration, nous appelons les primes normalement, sur notre papier à en tête, auprès des syndics, copropriété par copropriété.

3.     S’il y a des majorations, nous faisons systématiquement sortir la statistique de sinistres de l’immeuble et examinons si la majoration est justifiée au regard de la statistique.

4.     Dans la négative (c’est la majorité des cas) nous renégocions l’augmentation de la prime, affaire par affaire. Et si nous ne parvenons pas à un accord « raisonnable », nous tentons de négocier avec un autre assureur. A l’issue de ces négociations, nous écrivons au syndic en lui présentant la meilleure des solutions négociées pour le compte du syndicat des copropriétaires, avec explications et statistiques. Si l’affaire doit être déplacée auprès d’un autre assureur, nous joignons à l’offre de replacement, un imprimé de résiliation pour refus de majoration pré-rempli. Ceci permet de déplacer l’affaire, malgré le dépassement de l’échéance.

Ce schéma est compliqué par le fait que certains assureurs procèdent à une majoration généralisée « plancher », plus à des majorations spécifiques pour mauvaise sinistralité, voire des résiliations pures et simples. Et le phénomène a tendance à se généraliser auprès de tous les assureurs. Dans certains cas, nous parvenons à être informés en amont, ce qui nous permet de négocier par anticipation, mais dans la grande majorité des cas nous ne recevons les appels de primes que quelques jours avant l’échéance.

Devant la généralisation du phénomène, nous avons mis en place il y a quelques semaines  un courrier automatique d’attente au syndic. En cas de renégociations (§ 3 et 4 ci-dessus) nous écrivons désormais systématiquement au syndic, pour lui expliquer la situation et la renégociation en cours, afin de ne pas « le mettre devant le fait accomplis ».

J’ajoute que les syndics peuvent encore résilier pour « refus de hausse » dans les 15 jours de la connaissance de la majoration. Faut-il encore qu’ils en aient fait part aux conseils syndicaux ! Quoiqu’il en soit, même lorsque ce délai est dépassé, il est souvent possible de négocier une résiliation amiable.  

En conclusion, soyez assuré que, malgré cette situation tendue, nous mettons tout en œuvre pour défendre les intérêts de vos adhérents qui sont nos clients avec persévérance et opiniâtreté.

Bien cordialement et bonnes fêtes de fin d’année ».

Conclusion :

-          Evitez comme la peste de tomber dans les filets de votre syndic-courtier. Celui-ci, une fois qu’il vous aura comme client n’aura aucune raison de se battre pour vous et bénéficiera de la bienveillance du syndic, c’est-à-dire de lui-même.

-          Exigez de votre (vrai) courtier qu’il agisse comme nous demandons de le faire aux courtiers avec qui nous travaillons et qui travaillent pour nos adhérents.

 

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