ARC / Abus n°2149 : 30 12 09/©

Monsieur Alain GRILLAT, syndic à Vincennes entrave les droits du conseil syndical

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I.                   Architecte-syndic

À l’ARC on dit volontiers : « Sauf exception, méfiez-vous des architectes-syndics et demandez-vous pourquoi un bon architecte aurait besoin de devenir syndic… ».

Monsieur Alain GRILLAT est un de ces architectes-syndics que nous n’aimons pas beaucoup et qui - en plus - est garanti par les LLOYD’S, ce curieux garant qui recueille en général les syndics qui ne peuvent plus avoir d’autres garanties comme nous l’avons écrit  ici même à de multiples reprises sans être jamais démentis.

II.                 Architecte-syndic anti-ARC

Monsieur Alain GRILLAT est - pour clôturer le portrait - un de ces syndics anti-ARC qui peuvent passer des heures à argumenter et ergoter pour refuser de payer une facture de 165 € d’adhésion annuelle d’un conseil syndical qui a le malheur de vouloir le contrôler.

Ce genre de syndic utilise un jargon pseudo-juridique pour couvrir ses pratiques illégales et éviter les contrôles.

Voici une idée des échanges que nous avons eu avec ce drôle de syndic à la fois bien ignorant du droit de la copropriété et peu respectueux des droits de ses clients que nous invitons tous les conseils syndicaux - et au-delà, les copropriétaires - à éviter.

  • Suite à la signature par le président du conseil syndical d’un contrat d’adhésion à l’ARC (le conseil syndical ayant autorisé le président à adhérer par une délibération spéciale), nous adressons notre facture le 20 octobre 2009 au syndic.
  • Le 17 novembre 2009, le syndic nous retourne la facture en écrivant que « l’assemblée générale ne s’est pas prononcée sur une adhésion à l’ARC ».
  • Le 23 novembre 2009, nous lui répondons que ça n’a pas d’importance puisque c’est le conseil syndical qui adhère en la personne de son président et non le syndicat des copropriétaires. Or le conseil syndical a décidé d’adhérer et a mandaté son président pour cela.
  • Le 26 novembre 2009, Monsieur GRILLAT, syndic, réplique que le conseil syndical n’a aucun droit.
  • Le 4 décembre 2009, nous sommes heureux de lui apprendre l’existence de l’article 27 d’ordre public du décret du 17 mars qui stipule que :  « Le conseil syndical peut, pour l'exécution de sa mission, prendre conseil auprès de toute personne de son choix. Les dépenses nécessitées par l'exécution de la mission du conseil syndical constituent des dépenses courantes d'administration. Elles sont supportées par le syndicat et réglées par le syndic ».
  • Le 10 décembre 2009, ce drôle de syndic anti-ARC et anti-conseil syndical nous retourne une nouvelle lettre (il semble n’avoir rien de mieux à faire) où il soutient tour à tour :

-          que l’article 27 n’est pas d’ordre public ;

-          que l’ARC n’est - en tout état de cause - pas reconnue comme « conseil » par les tribunaux et autres fariboles.

  • Cela donne le 15 décembre 2009 l’ultime réponse de notre président, dont nous donnons le texte ci-dessous, qui annonce d’ailleurs une action judiciaire.

Et tout cela, tout ce temps perdu, tout ce charabias juridico-machin chose pour ne pas régler à l’ARC une cotisation de 165 euros et faire comprendre à un conseil syndical récalcitrant que c’est bien lui le maître…Misère.

Si vous êtes géré par ce curieux syndic-architecte qui peut passer autant de temps à révéler son incompétence juridique seulement pour entraver les droits de ces conseils syndicaux, quittez-le vite ou déménagez.

Voici la lettre du 15 décembre de notre président :

 

 

« Cabinet Alain GRILLAT

Architecte DPLG - Administrateur de Biens

10, rue Saulpic

94300 VINCENNES 

Paris, le 15 Décembre 2009

 

Objet : SDC …...

 

Monsieur,

 

Que de temps perdu pour vous à entraver les droits du conseil syndical et à vouloir avoir raison uniquement pour gêner l’action du conseil syndical ! Qu’avez-vous à vous reprocher de si important que vous mettiez autant d’énergie à refuser que le conseil syndical puisse se faire conseiller pour la somme considérable de 165 € par an ? Nous préférions que vous consacriez ce temps et cette énergie à la gestion des copropriétés.

Par ailleurs vos approximations juridiques nous étonnent ainsi que vos arguments eux aussi pseudo juridiques.

  1. Le fait que le conseil syndical n’ait pas la personnalité morale ne lui interdit nullement de prendre des décisions (prévue par l’article 21 d’ordre public de la loi du 10 juillet 1967) ni de recevoir des mandats, comme vous devriez le savoir. 

Or parmi ces décisions, il y a celle de « choisir » son conseil et les modalités de l’exercice de ce droit. L’article 27 d’ordre public prévoit explicitement que c’est le conseil syndical et lui seul qui choisit et que le syndic règle les frais au titre de « frais d’administration ».

Par ailleurs je vous informe que le conseil syndical n’est pas signataire de contrat, mais autorise le président (ou un membre) à le signer au nom du conseil syndical, ce qui rend l’adhésion parfaitement VALABLE juridiquement.

Votre distinction entre « l’obligation à la dette et sa contribution » n’a donc - comme vous dites vous-même -  « aucun sens ».

  1. Votre développement sur l’absence de caractère d’ordre public de l’article 27  est assez singulier et peu rassurant sur vos compétences juridiques.

Nous vous renvoyons donc à l’article 43 de la loi du 10 juillet 1965 qui précise bien que le décret pris en application de cette loi est intégralement d’ordre public.

  1. Rien dans le décret ni dans la loi ne prévoit que le droit de conseil du conseil syndical soit « limité » à des points circonscrits.

Il est d’ailleurs savoureux de lire votre embarras juridique puisque ne trouvant rien dans les textes, vous évoquez leur caractère « implicite ». Sachez que la loi est explicite ou n’est pas.

  1. Je voudrais également répondre sur votre autre inutile remarque faisant état du fait que notre association n’aurait jamais été reconnue par les tribunaux au nombre des personnes auprès desquelles les conseils syndicaux peuvent prendre conseil pour l’exécution de leur mission.

Cette remarque n’est là encore, ni pertinente ni fondée juridiquement : les tribunaux n’ont pas à reconnaître la « représentativité » d’une association (représentativité qui, elle, nous a été reconnue par un arrêté ministériel qui nous a nommé membre permanent de la Commission Relative à la Copropriété, voir arrêté du 4 août 1987 modifié le 18 avril 2002 - JO du 26 avril p. 7512), mais, éventuellement, sa NON représentativité.

Or, le fait qu’aucun tribunal n’ait jugé de notre non-représentativité est précisément ce qui démontre aussi notre représentativité.

Conclusion : vous perdez des minutes bien précieuses à ergoter, ratiociner et à faire du droit comme un certain DIAFOIRUS faisait de la médecine dans les pièces de Molière.

Encore une fois drôle de syndic (et surtout syndic ayant bien des choses à cacher) que celui qui peut perdre tant de temps à discutailler (à tort en droit) sur une facture de 165 euros qui permet simplement à ses clients de mieux le contrôler dans un cadre parfaitement légal.

Vous nous connaissez. Nous n’en resterons pas là et continuons à attendre le règlement de notre facture. La cotisation étant bien DUE, le contrat valable et le service associatif bien rendu par l’ARC, votre refus s’apparente à une « résistance abusive ». Sans paiement de votre part nous saisirons donc - sans frais pour nous - le Tribunal d’Instance du XXè avec demande de dommages et intérêts et article 700. Nous engagerons votre responsabilité civile professionnelle, ceci avec un maximum de publicité, naturellement, concernant votre façon de vouloir échapper à la loi et au contrôle du conseil syndical.

Recevez, Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées.

 

Fernand CHAMPAVIER

                                                                          Le Président ».

 

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