Le journal économique LA TRIBUNE est revenu fin décembre
sur l’envolée
des charges
et les analyses
de l’ARC.
Citation :
« Les charges
de copropriété
poursuivent
leur ascension
La hausse des charges est
confirmée
par la
Fnaim. Leur mode de calcul fait débat parmi
les professionnels.
Alors que la baisse des prix immobiliers
est quasiment
acquise pour
le début de
l'année à
venir, les
charges de
copropriété,
elles, continuent
de progresser.
Selon les
derniers chiffres
de l'Observatoire
des charges
de copropriété
de la Fnaim,
elles ont
augmenté de
3% entre 2009
et 2010, soit
plus que l'inflation,
qui s'est
établie à
2,5% en novembre
sur un an.
Globalement,
en 2010 en
Ile-de-France,
les charges
constatées
par lot se
sont établies
à 1.869 euros
en moyenne.
La
Fédération note que les principales hausses sont liées
à des éléments
extérieurs
à la copropriété
: coûts des
gardiens salariés
(3,5% pour
les charges
sociales et
patronales)
et surtout
augmentation
des primes
d'assurance
(5,2%). "Dans
le détail,
les immeubles
- tous services
collectifs
- qui cumulent
la présence
d'ascenseurs,
le chauffage
collectif
et la présence
d'un gardien
voient leurs
charges de
copropriété
augmenter
de 6%. A l'inverse,
les immeubles
?services
collectifs
réduits ?ont
connu une
baisse des
charges de
1,5%",
précise l'Observatoire.
"Choix
calamiteux"
Les charges d'ascenseurs ont faiblement
augmenté (2,5%
en moyenne)
mais, dans
ce domaine,
ce sont surtout
les immeubles
haussmanniens
qui tirent
ce chiffre
vers le haut,
avec une hausse
de l'ordre
de 9%. Les
honoraires
de syndics,
qui font éternellement
débat, ont
aussi progressé,
de 2,5% avec,
notamment,
une poussée
de 5,3% pour
les immeubles
postérieurs
à 1960. L'Association des responsables
de copropriété
(ARC) nuance
quelque peu
les résultats
de cet observatoire.
Pour Fernand
Champavier,
président
de l'ARC,
c'est une
déception.
"Rappelons
que les chiffres
des charges
sont ramenés
- par tous
les observatoires
qui existent
- à un chiffre
par mètre
carré habitable.
Or, pour ne
pas avoir
à rechercher
ou recalculer
la véritable
surface habitable
totale des
immeubles
(qui n'est
pas toujours
disponible),
la Fnaim
a décidé de
prendre en
compte non
la surface
habitable
mais la surface
développée,
c'est-à-dire
la surface
assurée indiquée
dans les contrats
d'assurance
multirisques
des immeubles
et incluant
les parties
communes."
Dans son communiqué,
l'ARC précise
que "ce
choix est
calamiteux,
car il ôte
tout son sens
aux résultats
obtenus".
Pour l'association,
la conséquence
de ces choix
est triple
: des coûts
au mètre carré
minorés, des
charges pas
toujours prises
en compte,
et des comparaisons
entre immeubles
faussées.
Et malgré
cela, les
charges moyennes
progressent
encore !
Diane Lacaze
- 21/12/2011 »